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PARIS (AFP) - Paris a demandé dimanche aux autorités tunisiennes, dans un communiqué, une enquête pour faire "toute la lumière" sur l'agression dont a été victime un journaliste français vendredi à Tunis. "Nous avons fait savoir aux autorités tunisiennes, à Paris comme à Tunis, que nous comptions sur elles pour faire toute la lumière sur l'agression dont M. Christophe Boltanski, journaliste (au quotidien) Libération, a été victime" dans la soirée de vendredi, affirme le ministère des Affaires étrangères. Paris demande également "à être tenu informé du déroulement de cette enquête", ajoute le minstère dans son communiqué. Le ministère souligne "à cette occasion la nécessité d'assurer la sécurité des représentants de la presse à la veille de l'ouverture du Sommet mondial de la société de l'information". Christophe Boltanski, venu enquêter sur les droits de l'homme en Tunisie, a été attaqué vendredi soir dans une rue du centre-ville où il circulait seul, par quatre hommes qui l'ont frappé à coups de pied et de poing et lui ont donné un coup dans le dos avec un objet contondant. Ils se sont ensuite enfui en lui dérobant son sac qui contenait notamment ses papiers et des documents professionnels. Cette agression a suscité l'indignation notamment du Syndicat national des journalistes (SNJ) et de l'organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF). "Au vu des circonstances de l'agression, sous le regard passif de policiers tunisiens, nous pensons qu'il faut chercher les agresseurs du côté des services de sécurité tunisiens", a estimé RSF dans un communiqué. Christophe Boltanski, journaliste à Libération, "a été agressé quelques heures seulement après la publication" dans le quotidien "d'un reportage sur le tabassage du président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH), Mokhtar Tifri, le 8 novembre à Tunis", a souligné pour sa part le SNJ dans un communiqué. |