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| TUNIS, 16.11.05 (InfoSud) Applaudi à l’ouverture du Sommet de l’info à Tunis pour avoir osé critiquer la censure de l’information en Tunisie, le président suisse Samuel Schmid est censuré à son tour… par la TV locale ! Le torchon brûle entre Berne et Tunis. Samuel Schmid a été censuré mercredi matin par la TV tunisienne qui transmettait en direct l’ouverture du Sommet mondial sur la société de l’information. Après l’homme fort tunisien Ben Ali et le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, le président helvétique avait la parole - la Suisse étant l’hôte de la première phase du SMSI à Genève en 2003. Et après les salamalecs d’usage, Schmid aborde sans détours la répression et la censure en Tunisie: "Disons-le clairement…" Instantanément, le discours suivi par des millions de Tunisiens sur la chaîne locale Canal 7 est interrompu par une speakerine glorifiant Ben Ali. Mais à 20km de la capitale, au Palexpo du Kram où se tient le sommet, le président suisse est suivi avec intérêt : "Il n’est pas acceptable que l’Organisation des Nations Unies compte encore parmi ses membres des Etats qui emprisonnent des citoyens au seul motif qu’ils ont critiqué leur gouvernement ou leurs autorités sur Internet ou dans la presse…". Interrompu par une salve d’applaudissements, il reprend : "Pour moi, il va de soi qu’ici à Tunis, dans ces murs mais aussi à l’extérieur, tout un chacun puisse discuter en toute liberté… C’est l’une des conditions sine qua non de la réussite de cette conférence internationale." Autre ovation… Avec son français "bernois" hésitant mais confiant, le bonhomme rondouillard capte l’attention internationale. Selon les opposants tunisiens, c’est historique : pour la première fois, quelqu’un a osé critiquer publiquement le régime du général Ben Ali… assis à côté de son hôte. Dans les couloirs, des délégués occidentaux se sont déclarés très satisfaits de l’audace suisse. Un député italien a demandé que le discours de Schmid soit affiché au parlement européen. "Monsieur le président, savez vous que vos propos ont été censurés sur notre télévision nationale ?", lui demande le journaliste indépendant tunisien Rachid Khechana. "Il faut continuer la discussion avec les autorités tunisiennes sur ce thème, répond Schmid. Il s'agit d'un processus et je suis convaincu que des événements comme ce sommet le favorisent." Autre affront : le président avait reçu mardi soir un accueil glacial à l’aéroport. Seul le chef du protocole l’y attendait. Alors que la Confédération est l’invitée d’honneur du SMSI. Devant les journalistes, Schmid prend les choses avec humour : "J'ai été bien reçu par notre ambassadeur à Tunis. Que voulez-vous de plus? En Suisse, on est pragmatique et pas compliqué !" La colère du régime Ben Ali fait suite à une interview au Matin Dimanche du conseiller fédéral Moritz Leuenberger, chef de la délégation suisse, où il dénonçait les violations des droits de l’homme. En outre, des diplomates suisses, ainsi que des ONG de droits humains, ont régulièrement fait savoir à Tunis qu’organiser un sommet mondial – auquel la société civile est pleinement associée – implique le respect de ses propres citoyens. Succédant au discours de Schmid, l’Iranienne Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix, a également été "zappée" par les médias tunisiens. Cette personnalité phare semble avoir été choisie pour dire noir sur blanc ce que l’ONU ne peut dire elle-même à ses Etats membres. Elle a dénoncé l’invasion au SMSI de "fausses ONG" que des Etats totalitaires ont "eux-même créées" pour manipuler les décisions. Elle propose que l’ONU mette sur pied un Comité de surveillance traquant les pays qui filtrent internet et emprisonnent ceux qui visitent des sites "interdits". Les autres travaux du SMSI ont été un peu éclipsés par ces péripéties. Mais la principale nouvelle concerne la gouvernance d’internet: les Etats-Unis, sans lâcher du lest – c’est-à-dire leur contrôle de facto sur la gestion du web – ont accepté de poursuivre le dialogue dans un forum international sur cette question. Succès ou décision de décider plus tard ? C’est selon. De Tunis : Carole Vann et Daniel Wermus / InfoSud C'est quand même incroyable d'en arriver à se point à se ridiculiser! Un état totalitaire pris en flagrant délit, aux yeux du monde! Censurer un chef d'état! Ils ne se rendent plus compte lorsqu'ils font des conneries! Dernière modification par bladi ; 18/11/2005 à 09h19. |
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| inquietant tout ca |
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#3
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| Ayant vécu quelques temps dans ce pays je ne comprends meme pas comment on a pu organiser un évenement dans un pays qui est loin d la démocartie des élections truquées, une liberté d'expression quasi inexistante et la moitié du peuple actif est au service de l'état...... La presse internationale n'est distribuée qu'aprés lecture et censure.......... Je crois qu'ils ne se rendent meme pas compte du ridicule !!!!!!!!!!! |
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| Sacré Suisse... Il sont lents mais courageux! Et au moins eux ne cherchent pas à cacher la verité! c'est pour ça que j'aime bien ces suisses! |
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#5
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| heureusement le ridicule ne tue pas... parceque là M. Ben Ali; il y passe... Au fait les suisses sont au centres de l'attention que ce soit sur le plan politique ou sportif, ils font parler d'eux. Moi je dis chapeau au chef d'état pour les propos tenus. |
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