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Vieux 21/11/2005, 10h08
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Mi-Femme Mi-Féline
 
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Par défaut L'acquisition de la nationalité française, un relatif facteur d'accès à l'emploi

Alors que la France est confrontée à une guerilla urbaine, révélatrice du mal-être des habitants de ses banlieues, l'Insee vient de consacrer une étude à l'acquisition de la nationalité française par les minorités.

L'acquisition de la nationalité française par les immigrés est-elle garante de leur intégration sociale ? Et plus précisément, facilite-t-elle leur accès à l'emploi ? C'est à cette question que l'Insee a tenté de répondre, dans la dernière édition de son «portrait social » de la France, publiée le 10 novembre dernier. Un sujet qui s'inscrit dans le contexte de crise des banlieues où les jeunes, pour une bonne partie d'origine immigrée, expriment violemment leur ras-le-bol face à une intégration sociale perdue d'avance à leurs yeux, alors que leur accès au marché du travail est d'autant plus difficile en raison des discriminations à l'embauche.
• 41% des immigrés ont acquis la nationalité française. L'Insee s'est ainsi penchée sur les effets de l'acquisition de la nationalité française sur l'emploi des immigrés. En se basant sur les cinq recensements effectués entre 1968 et 1999, l'Institut de statistique a constaté que 11% des immigrés présents à deux recensements successifs ont acquis la nationalité française.
Ces naturalisations ont baissé légèrement entre 1975 et 1990, avant de remonter (13,8% en moyenne) entre 1990 et 1999. Ainsi, en 2004, 4,5 millions de personnes immigrées (nées étrangères à l'étranger) majeures, résidaient en France métropolitaine, soit 9,6% de la population totale du même âge. Parmi elles, 41% ont acquis la nationalité française, contre 37% en 1999, constate l'Insee.
Le taux de naturalisation est variable selon le pays de naissance. Alors que 41% des immigrés originaires d'Asie du Sud-Est sont devenus Français entre 1968 et 1999, ou encore 32% des originaires d'Afrique subsaharienne, 23% d'Europe de l'Est, à peine 6% des natifs du Portugal ont été naturalisés, 10,4% d'Italie, 6,7% d'Algérie, et 7,5% de Turquie. Mais « un ouvrier portugais ou un immigré d'Europe de l'ouest n'a pas besoin d'être naturalisé pour trouver du travail, donc il fait moins souvent la démarche », nuance Mirna Safi, auteur de l'étude pour l'Insee.
• Prime à la naturalisation ? Une chose est sûre, « la naturalisation permet aux immigrés d'accéder à des professions qui leur étaient auparavant fermées (les emplois de la fonction publique notamment, et de nombreuses professions libérales ou indépendantes), et lève certains obstacles discriminatoires au cours de la procédure de recrutement », constatent les auteurs de l'étude. Mais la naturalisation n'est pas le seul facteur. D'autres variables entrent en compte dans l'accès à l'emploi des immigrés, comme « leur catégorie socio-professionnelle, leurs diplômes, ou leur maîtrise de la langue », note Mirna Safi. Par ailleurs, l'acquisition de la nationalité française relève d'un cercle vertueux : « les étrangers qui acquièrent la nationalité française sont plus qualifiés », constate l'Insee. Ainsi, un immigré cadre ou agriculteur a 2,7 fois plus de chances d'être naturalisé qu'un ouvrier. En revanche, l'Insee prend acte de la « prime due à la naturalisation » - acquérir la nationalité française « élargit pour un immigré l'éventail des postes auxquels il peut prétendre ». Et lui permet de « contourner des formes de discrimination à l'embauche » (voir encadré). La naturalisation accroît ainsi de 2,7 points pour les hommes, et de 8,2 points pour les femmes, la probabilité d'être embauchés.
• Seuls 16,5% des actifs occupés d'origine immigrée dans la fonction publique. La naturalisation est pourtant loin d'ouvrir aux immigrés les portes de la fonction publique - pourtant accessible pour l'essentiel des emplois à des ressortissants de l'Union européenne. Une autre étude de l'Insee, consacrée à la fonction publique, relève en effet que « les personnes ayant des parents immigrés sont sous représentées dans la fonction publique ». De façon générale, le taux de chômage des personnes ayant leurs deux parents immigrés serait le double (voire le triple pour celles dont les parents sont originaires du Maghreb) de celui des personnes n'en ayant aucun issu de l'immigration. Ces mêmes personnes ne représentent que 1% des salariés du privé et 0,6% des salariés du public. Résultat, « un quart des actifs occupés n'ayant aucun parent immigré sont salariés du public, mais seulement 16,5% de ceux ayant leurs deux parents immigrés », souligne l'Insee.

Capucine COUSIN

Les Echos Judiciaires.fr - Source : N° 5203 (18/11/2005)

http://www.echos-judiciaires.com/lir...ubrique=SOCIAL
__________________
A propos d'un certain féminisme :"Vouloir ressembler à l’homme, être l’avenir de l’homme qui soit dit en passant, est une citation de proxénète, sans même se poser la question du pourquoi je veux ressembler à un être aussi minable, me semble parfaitement surréaliste !" - Wasinegh

Dernière modification par Yazz ; 21/11/2005 à 10h12.
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Vieux 21/11/2005, 10h10
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Par défaut

• 70% des diplômés de l'immigration seraient discriminés au travail
Environ 70% des jeunes diplômés issus de l'immigration affirment être ou avoir été victimes de discriminations dans le monde du travail, d'après une étude de l'agence de marketing ethnique Sopi, publiée le 8 novembre. Lors d'une procédure d'embauche, 81% des 844 jeunes interrogés fin septembre (plus de 60% étant âgés de moins de 30 ans) affirment être « prêts à déclarer (leur) origine », notamment le pays de naissance de leurs parents (61%) plutôt que leur appartenance à un groupe ethno-racial (13%). Sur la discrimination positive, plus de 57% des jeunes diplômés ne sont pas favorables à des quotas ethno-raciaux. Ils sont plus partagés sur les « quotas territoriaux » (pour les personnes habitant des quartiers dits difficiles), auxquels près de 50% sont favorables. Seulement 43% sont pour la «cooptation communautaire au moyen de lobbys rassemblant des personnes de même origine». Plébiscite en revanche (81%) pour « un système de parrainage, par des cadres confirmés, pour les jeunes issus des minorités visibles », et le CV anonyme ( plus de 64%).

C. C.


Les Echos Judiciaires.fr - Source : N° 5203 (18/11/2005)

http://www.echos-judiciaires.com/lir...ubrique=SOCIAL
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