Récit d'une enfance




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  #1  
Vieux 29/11/2005, 17h21
tartare
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Par défaut Récit d'une enfance

« -Maman j’ai mal, je te jure que je ne l’ai pas fais exprès. Maman je te jure que je ne recommencerais plus jamais. Ne me frappe pas maman, dans le débarras ne m’enferme pas. Maman sil te plait, autrement aime moi. »

J’ai peur, ligoté, nu dans le noir et habillé de la douleur. Les liens me serrent les poignets et les pieds, d’autres liens avec toi j’ai rêvé. Attaché tel un gibier, gisant sur un sol glacé, la fatigue a finit par sommeiller et me terrasser. Même dans mes songes sur moi tu hurlais, te ruais, de coups tu me rouais. De douleur j’ai crié, croyant mes songes me rattraper. Mais la réalité est que tu étais là, de tes babouches sur l’estomac tu me frappais, je t’entendis dire que je n’avais pas droit au sommeil donc pas de réveil. A cet instant j’ai voulu mourir pour que tout cesse et qu’enfin tu me laisses…

Maman je souffre. 29 ans ont coulés mais le passé me cours après, m’a rattrapé, habité, écrasé, étouffé.
Seul sur mon canapé, mon enfance en surface est remontée.
Le passé que je pensais oublié n’était en fait que refoulé. De tes coups je dessinais l’amour que tu me portais, de tes poings je relativisais des caresses appuyées et de tes morsures d’affections je pensais être marqué.
Quand les larmes sur mes joues ont coulés, je me suis rendu compte que quelque chose a manqué, qu’une erreur s’est glissée, que d’amour jamais tu ne m’as montré ni même esquissé.
J’ai cru que l’éducation sans amour pouvait exister, que l’amour était une intolérance du respect. C’est ce que tu as toujours en moi reflété.

Je ne cesse de ressasser ce passé, pour essayer de comprendre ou d’expliquer mais jamais je n’oublierais que plusieurs fois ma vie aurait pu y rester. Ces quelques secondes ou le destin dans l’irréparable aurait pu basculer, ces quelques instants ou la folie aurait pu à jamais nous séparer.
Unique garçon dans une famille, on m’a toujours envié car prince on me croyait. Je m’attachais à ce rêve puisqu’il était mon échappatoire, peut être un espoir.

Une enfance comme les autres, je pensais être doté. Que les coups et les humiliations étaient dans une enfance une destinée. Que l’éducation, ainsi se faisait. J’ai grandis avec cette croyance. Naïveté ou innocence de mon enfance.

Je souffre maman, j’ai mal. De procès je ne t’en ferais, tes propres soucis de santé tu avais, seulement les mots ici vont m’aider à comprendre ce qui manquait. La fissure ne pourra se cicatriser, le vide ne pourra être comblé mais à un homme on ne pourra jamais l’empêcher d’espérer.

Aujourd’hui je vis mon présent en portant ce passé et me disant que mon futur ne pourra y échapper.
Je ne couve aucune rancœur, maman tu vis et vivras toujours dans mon cœur, seul réside une douleur, celle d’un rendez vous manqué lorsque j’étais encore ton bébé…
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  #2  
Vieux 29/11/2005, 17h22
tartare
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Par défaut Récit d'une conséquence

Aujourd’hui j’ai peur, peur d’enfanter, d’enfanter la vie, mais aussi la douleur, la violence, la rancœur. Ne dit on pas que celui qui est opprimé, violenté, opprimera, violentera à son tour.
Oui j’ai peur, peur de ne pas être a la hauteur. J’ai peur d’être un père absent, abstrait. Un père inconsciemment violent.

J’ai peur de ne pas lui donner ce qui m’a manqué, peur de lui offrir ce qui m’a fait souffrir. Peut être suis-je destiné à mourir sans donner vie avec cet échec que je suis à tes yeux, cet accident que je suis dans ta vie.

Réaliser ce souhait que tu as si souvent émis, celui de me voir sans vie. Renier de ta vie, de ton cœur. C’est si dur à penser mais je n’ai jamais été un bonheur, ma présence à tes yeux était souvent signe de malheur.

Quand je pense à toi, mon cœur se serre, quand je pense à toi, mon coeur pleure.
Quand je pense que toutes ces années ont été douleurs, je n’ai souvenir d’un quelconque bonheur.
Notre vie commune a été larmes et rancoeurs. Si je n’avais pas existé, peut être aurait tu été une femme du bonheur.
Quand je vois ces gens, qui me parlent d’elles, d’amour leurs regards fleurissent, s’éclaircissent.
Le mien tu sais, de tristesse il est gravé à jamais. Tu sais un jour une amie m’a dit : « certains sont destiné au bonheur, d’autres pas »

Le passé est écrit, gravé, il ne peut s’effacer. J’ai conscience que rien n’y fera, mais l’on s’est manqué. Ai-je été un mauvais fils ?
La question même si elle se pose, l’avenir se fera sans.

Ce que je souhaite, c’est que ce qui m’a manqué, ne manquera pas à ceux à que j’aimerais, que ce handicap ne me soit pas fatal dans la vie.

Suis-je dévoué pour aimer et être aimé ? Le bonheur y suis-je destiné… des fois la question se pose.
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  #3  
Vieux 29/11/2005, 17h24
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Envoyé par tartare
« -Maman j’ai mal, je te jure que je ne l’ai pas fais exprès. Maman je te jure que je ne recommencerais plus jamais. Ne me frappe pas maman, dans le débarras ne m’enferme pas. Maman sil te plait, autrement aime moi. »

J’ai peur, ligoté, nu dans le noir et habillé de la douleur. Les liens me serrent les poignets et les pieds, d’autres liens avec toi j’ai rêvé. Attaché tel un gibier, gisant sur un sol glacé, la fatigue a finit par sommeiller et me terrasser. Même dans mes songes sur moi tu hurlais, te ruais, de coups tu me rouais. De douleur j’ai crié, croyant mes songes me rattraper. Mais la réalité est que tu étais là, de tes babouches sur l’estomac tu me frappais, je t’entendis dire que je n’avais pas droit au sommeil donc pas de réveil. A cet instant j’ai voulu mourir pour que tout cesse et qu’enfin tu me laisses…

Maman je souffre. 29 ans ont coulés mais le passé me cours après, m’a rattrapé, habité, écrasé, étouffé.
Seul sur mon canapé, mon enfance en surface est remontée.
Le passé que je pensais oublié n’était en fait que refoulé. De tes coups je dessinais l’amour que tu me portais, de tes poings je relativisais des caresses appuyées et de tes morsures d’affections je pensais être marqué.
Quand les larmes sur mes joues ont coulés, je me suis rendu compte que quelque chose a manqué, qu’une erreur s’est glissée, que d’amour jamais tu ne m’as montré ni même esquissé.
J’ai cru que l’éducation sans amour pouvait exister, que l’amour était une intolérance du respect. C’est ce que tu as toujours en moi reflété.

Je ne cesse de ressasser ce passé, pour essayer de comprendre ou d’expliquer mais jamais je n’oublierais que plusieurs fois ma vie aurait pu y rester. Ces quelques secondes ou le destin dans l’irréparable aurait pu basculer, ces quelques instants ou la folie aurait pu à jamais nous séparer.
Unique garçon dans une famille, on m’a toujours envié car prince on me croyait. Je m’attachais à ce rêve puisqu’il était mon échappatoire, peut être un espoir.

Une enfance comme les autres, je pensais être doté. Que les coups et les humiliations étaient dans une enfance une destinée. Que l’éducation, ainsi se faisait. J’ai grandis avec cette croyance. Naïveté ou innocence de mon enfance.

Je souffre maman, j’ai mal. De procès je ne t’en ferais, tes propres soucis de santé tu avais, seulement les mots ici vont m’aider à comprendre ce qui manquait. La fissure ne pourra se cicatriser, le vide ne pourra être comblé mais à un homme on ne pourra jamais l’empêcher d’espérer.

Aujourd’hui je vis mon présent en portant ce passé et me disant que mon futur ne pourra y échapper.
Je ne couve aucune rancœur, maman tu vis et vivras toujours dans mon cœur, seul réside une douleur, celle d’un rendez vous manqué lorsque j’étais encore ton bébé…
.......les mots me manquent c'est de toi qu'il sagit bisounours?
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  #4  
Vieux 29/11/2005, 17h25
Avatar de francomaroco
Tfou 3ala lgnous !
 
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Nous avons tous droit au bonheur, il faut le saisir quand il se présente et ne pas le laisser s'échapper à cause du passé

:rose:
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  #5  
Vieux 29/11/2005, 17h33
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Envoyé par khamala
.......les mots me manquent c'est de toi qu'il sagit bisounours?


connaitre ki est ce, est il vraiment important... cela peut arriver a n'importe ki...
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  #6  
Vieux 29/11/2005, 17h35
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poignant, touchant,émouvant, déchirant, inquiétant,alarmant, ton texte soulève une question si tabou. Les enfants sont des êtres fragiles et marqués jusqu'à l'âge adulte par tout ce qu'ils vivent.

Traîner un passif comme celui-ci doit être difficile mais il faut tenter de se tourner vers l'avenir au moins il est entre les mains de celui qui a vécu ces souffrances il pourra le maîtriser et l'améliorer...
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  #7  
Vieux 29/11/2005, 17h37
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Envoyé par tartare
connaitre ki est ce, est il vraiment important... cela peut arriver a n'importe ki...
QUe Dieu guide cet homme dans sa vie qu'il trouve une épouse aimante qui puisse prendre soin de lui avec tout l'amour dont une femme peut etre capable
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  #8  
Vieux 29/11/2005, 17h41
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Envoyé par thellia
poignant, touchant,émouvant, déchirant, inquiétant,alarmant, ton texte soulève une question si tabou. Les enfants sont des êtres fragiles et marqués jusqu'à l'âge adulte par tout ce qu'ils vivent.

Traîner un passif comme celui-ci doit être difficile mais il faut tenter de se tourner vers l'avenir au moins il est entre les mains de celui qui a vécu ces souffrances il pourra le maîtriser et l'améliorer...


tiens t'es là toi


ze t'ai vu sur le quai de la gare des m......... la derniere fois, mais moi gt assis confortablement dans le train alors ke toi tu cherchais juste a entrer dans le train



merci en tout cas...
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  #9  
Vieux 29/11/2005, 17h43
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Envoyé par khamala
QUe Dieu guide cet homme dans sa vie qu'il trouve une épouse aimante qui puisse prendre soin de lui avec tout l'amour dont une femme peut etre capable


k'elle puisse t'entendre, d'ailleur elle est pas si loin là, hein cherie
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  #10  
Vieux 29/11/2005, 17h44
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Envoyé par tartare
k'elle puisse t'entendre, d'ailleur elle est pas si loin là, hein cherie
si tout mimi tout ça
bisounours et bisounoursonne
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