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Envoyé par sokhna J'ai moi aussi reçu une éducation catholique. Bon quand je dis éducation, c'est surtout le cathéchisme. Mes parents croient à moitié, mes grands-parents pratiquent un peu. C'est surtout pour faire comme les autres : baptème, communion et profession de foi.
J'ai commencé à ne plus croire ce qu'on m'enseignait au cathéchisme en 5è. Cette année-là, en cours de biologie, on avait étudié la formation de la Terre avec le Big-Bang. Chaque théorie avancée était prouvée par un fait réel. Je me suis alors demandé qui avait raison. Quelques mois plus tard, je faisais ma profession de foi avec mes camarades, mais je ne croyais déjà plus.
Je suis restée longtemps agnostique. Petit à petit, l'idée qu'un Etre supérieur existait quelque part faisait son chemin dans ma tête. Je l'appelais Mère Nature. Quand on me demandait en quoi je croyais, je répondais "je crois en moi".
Puis un jour, peu avant l'an 2000, mon père m'a dit cette phrase qui m'a fait beaucoup réfléchir : "ma fille, il faut croire en quelque chose. Je m'en fous que tu l'appelles Dieu, Jesus, Allah, Yahvé ou Bouddha, mais il faut croire". J'ai alors ressorti ma Bible (neuve) qui dormait au fond d'un placard, et j'ai lu avec l'idée de chercher des incohérences. Je suis pas allée bien loin. Déjà c'est dur à lire, ensuite, quelque chose me perturbait à chaque verset ou chapitre.
Environ 1an et demi après, au cours d'une discussion, mon beau-frère m'apprend qu'il existe des traduction du Coran. Comme j'étais sur la région parisienne, je suis allée à l'Institut du Monde arabe et j'ai acheté une traduction. Ma première lecture a été superficielle, mais je n'y ai rien trouvé à redire. Il y a 3 ans, en panne de livres, j'ai repris une lecture, plus approfondie cette fois. Tout ce qu'il y avait d'écrit répondait à des questions que je me posais. Ce livre me parlait. Depuis, je savais que j'allais me convertir un jour.
J'ai attendu, repoussé encore et encore. Je voulais apprendre d'abord l'arabe, car pour moi être sincère commence par comprendre ce qu'on dit. Un grand frère a plusieurs fois essayé de m'aider, en demandant à des amis de m'apprendre. Mais c'était pas régulier, ça na pas duré. De plus, chaque personne susceptible d'enseigner préfère enseigner à une musulmane; ce qui rend les choses plus compliqués.
La semaine dernière, mon grand-père est mort dans un accident de voiture. Il avait 77 ans. Ma première pensée a été que même si on a la chance de vivre longtemps, un accident est vite arrivé. Je suis allée voir ma belle soeur (femme de mon frère) qui m'avait proposé son aide pour apprendre l'islam. L'imam que j'ai vu a levé mes dernières appréhensions. |