Les violences urbaines n'étaient ni organisées ni manipulées, selon un rapport des RG Pour les RG, la France a connu "une révolte populaire"
Dans un rapport daté du 23 novembre, la direction centrale des renseignements généraux (DCRG) tire les enseignements de la vague de violences urbaines qui a traversé le pays à partir du 27 octobre. "La France a connu une forme d'insurrection non organisée avec l'émergence dans le temps et l'espace d'une révolte populaire des cités, sans leader et sans proposition de programme", observe la DCRG, qui évalue le coût des violences à "plus de 250 millions d'euros".
Selon le rapport, dont Le Parisien du mercredi 7 décembre publie des extraits, "aucune solidarité n'a été observée entre les cités", les jeunes s'identifiant "par leur appartenance à leur quartier d'origine et ne se reconnaiss(ant) pas dans ceux d'autres communes".
Les policiers affirment qu'"aucune manipulation n'a été décelée permettant d'accréditer la thèse d'un soulèvement généralisé et organisé".
Ainsi, les islamistes n'auraient joué "aucun rôle dans le déclenchement des violences et dans leur expansion". Ils auraient au contraire eu "tout intérêt à un retour rapide au calme pour éviter les amalgames". L'extrême gauche, de son côté, "n'a pas vu venir le coup et fulmine de ne pas avoir été à l'origine d'un tel mouvement".
Les policiers assurent par ailleurs que "les jeunes des cités étaient habités d'un fort sentiment identitaire ne reposant pas uniquement sur leur origine ethnique ou géographique, mais sur leur condition sociale d'exclus de la société française". Ils précisent que "les jeunes des quartiers sensibles se sentent pénalisés par leur pauvreté, la couleur de leur peau et leurs noms. Ceux qui ont saccagé les cités avaient en commun l'absence de perspectives et d'investissement par le travail dans la société française".
"Tout s'est passé comme si la confiance envers les institutions, mais aussi le secteur privé, source de convoitises, d'emplois et d'intégration économique, avait été perdue", ajoutent les RG.
En conclusion, les policiers évoquent avec inquiétude, à propos des cités, des "ghettos urbains à caractère ethnique". "Il est à craindre désormais que tout nouvel incident fortuit (décès d'un jeune) provoque une nouvelle flambée de violences généralisées", concluent les renseignements généraux. Finkielcrote
de VILLIERS - Le PEN ET SARKOZY peuvent remballer leur thése a deux sous !!!!! désavoué par la rg !! |