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#1
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Jeune Poete " Marocaine" Amazighe , elle est née en 1988 á Taghazout á une vingtaine de Km Nord de la ville D Agadir . elle aborde entre autres le Theme de l identité avec beacoup de sagesse et de sensiblité ! Parmis ses poémes : *Tiggas n ayt mas* *Numidya… aylligh* *Azwag* *Tifawin n imal* *Nnan… agh seqsan* *Awal ; a yelal* *Asmammi * *Azâzu * http://www.mondeberbere.com/poesie/a.../aitlaasri.htm *Tiggas n ayt mas* âhh a tasa nu tjdert ur am ufigh azuzwu, âhh ay ul inu termit ur ak ufigh asunfu, igh nsawl nnan ak uhu, qqen d tiggura igh nn sisn nga ifassen gin d sitnegh tizza ncerk asarag mac ur nufa add nffugh ncerk igran mac ur nufa a ten ssugh tafukt tfa d izenzâren i wakal ur agh d lkemn urtan fan d amalu han ur agh d nteln gigh agayyu nu ghilligh tufigh, mac hati jlan aght gigh afus inu ghilligh t lkemgh mac hati rzân aght nenna yasn akal d waman mqqar d awal nkcem d wakal, nghli s igenwan, nurri d ar nsawal nêsber gh uzemz negh ula tawssna, nêsber gh igguyya negh, skern agh taffugla, nnan agh ayyuz nnun; ayhayya negh! ayhayya i wass ad lligh k nebbi ay ils inu ayhayya i ghass ad lligh yad kwen nefl ay agharas inu nmun d ugharas llis a ttinnin wi ikendad nebbi tagant, nass atbir; issusemk mayad ay asiyyâd han ur ak idrus mad nnan; han ar nssflid ; ur ak idrus mad skern; han ar nttemnid ; ssukfn izûran, ssunfn asentl, bbin addal ; âhh ! yagh agh usemmîd… Petite Traduction de *Tiggas n ayt mas* (= *Blessures fraternelles* ): Blessures fraternelles Oh mon cœur, tu es attristé je ne te trouve pas de fraîcheur. Oh mon cœur, tu es lassé je ne te trouve pas de repos. Quand je parle, ils me demandent de me taire Quand je leur tends mes mains, ils me tendent les lames Nous partageons « les lieux», mais je ne peux sortir. Nous partageons « les terres», mais je ne peux pas les entretenir Le Soleil et ses rayons ne nous atteignent plus. Les champs et leur ombre ne nous protègent plus Paisible j’étais, ils ont semé la confusion Généreuse j’étais, ils ont cassé mes mains La terre, l’eau et aussi la langue J’ai visité la terre, les cieux et finalement j’ai parlé J’ai négligé l’Histoire, la culture; j’ai négligé mon ego Ils m’ont fêté, ils m’ont félicité, oh malheur à moi Malheur au jour où j’ai coupé ma langue Malheur à l’instant où j’ai quitté mon chemin Ils m’ont fait croire au bon sens de leur chemin J’ai traversé la forêt, j’ai attaché la colombe pour plaire au braconnier Ils ont dis tant, et je les ai entendus Ils ont fait tant et je les ai regardés Ils ont arraché les racines,déchiré la couverture et détruit l’abri Oh ! Je meurs de froid |
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#2
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*Tifawin n imal* nkwenin han nttyagas, mac nsul ukan, nkwenin han bdân agh, mac nmun ukan ; wa han ur nettu akettay ibbi yagh tasa nu nektid ma izrin mqqar nbbi asawn nektid amagus lli yagh issallan nektid tasafut lli yagh immalan aggwed a tafukt ; tafsut neqql sim f aysu wakald wasif ingi s im iqqar umêtta gh tîtt n may brin nfrêh i imal nettu may zrin wa nurri s uzerg ula tayerza nurri s umawal netta d uzêtta han nssen mas tin ikkan mqqar t ur annigh ghilad nssen ma yellan ghikan af rad inigh : « Bikkes at i tuggas tasim agelzim, tbbim agharas sul tirim a trêzim afud n ma yusin lhem n kigan, tissant izd làin iqqurn mammu gan asi yat azâzu han ixsan rad rmin mac han ulawen a yezdâren i tmmariwin ». *Les lumières de l’avenir* On nous a blessés, mais on est encore vivants On nous a séparés, mais on est encore unis Je n’ai pas oublié ma mémoire qui me torture Mon souvenir du passé malgré les entraves Mon souvenir de mon agresseur qui me poignarde Mon souvenir de la lumière qui me guide Montre-toi Soleil, on attend le printemps Que la rivière soit pleine et la terre arrosée Que les larmes sèchent dans les yeux des blessés Qu’on soit content pour demain et qu’on oublie le passé Qu’on revienne au moulin et aux champs Qu’on revienne à la fantasia et au tissage Je connais mon passé sans le voir Et je connais mon présent pour dire : « Soyez prêts et sortez vos pioches Pour barrer la route et casser Les jambes de l’agresseur et sachez À quoi sert une source sèche Prenez le fardeau, car le corps va vieillir Mais seul le cœur surmonte les misères ». |