Naima AIT LAASRI


Précédent   Bladi.net > Culture > Forum Culturel


Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #1  
Vieux 05/01/2006, 13h40
 
Date d'inscription: janvier 2006
Messages: 29
Par défaut Naima AIT LAASRI

Jeune Poete " Marocaine" Amazighe , elle est née en 1988 á Taghazout á une vingtaine de Km Nord de la ville D Agadir . elle aborde entre autres le Theme de l identité avec beacoup de sagesse et de sensiblité !


Parmis ses poémes :

*Tiggas n ayt mas*
*Numidya… aylligh*
*Azwag*
*Tifawin n imal*
*Nnan… agh seqsan*
*Awal ; a yelal*
*Asmammi *
*Azâzu *



http://www.mondeberbere.com/poesie/a.../aitlaasri.htm



*Tiggas n ayt mas*

âhh a tasa nu tjdert ur am ufigh azuzwu,
âhh ay ul inu termit ur ak ufigh asunfu,
igh nsawl nnan ak uhu, qqen d tiggura
igh nn sisn nga ifassen gin d sitnegh tizza
ncerk asarag mac ur nufa add nffugh
ncerk igran mac ur nufa a ten ssugh
tafukt tfa d izenzâren i wakal ur agh d lkemn
urtan fan d amalu han ur agh d nteln
gigh agayyu nu ghilligh tufigh, mac hati jlan aght
gigh afus inu ghilligh t lkemgh mac hati rzân aght
nenna yasn akal d waman mqqar d awal
nkcem d wakal, nghli s igenwan, nurri d ar nsawal
nêsber gh uzemz negh ula tawssna, nêsber gh igguyya negh,
skern agh taffugla, nnan agh ayyuz nnun; ayhayya negh!
ayhayya i wass ad lligh k nebbi ay ils inu
ayhayya i ghass ad lligh yad kwen nefl ay agharas inu
nmun d ugharas llis a ttinnin wi ikendad
nebbi tagant, nass atbir; issusemk mayad ay asiyyâd
han ur ak idrus mad nnan; han ar nssflid ;
ur ak idrus mad skern; han ar nttemnid ;
ssukfn izûran, ssunfn asentl, bbin addal ;
âhh ! yagh agh usemmîd…





Petite Traduction de *Tiggas n ayt mas* (= *Blessures fraternelles* ):


Blessures fraternelles

Oh mon cœur, tu es attristé je ne te trouve pas de fraîcheur.
Oh mon cœur, tu es lassé je ne te trouve pas de repos.
Quand je parle, ils me demandent de me taire
Quand je leur tends mes mains, ils me tendent les lames
Nous partageons « les lieux», mais je ne peux sortir.
Nous partageons « les terres», mais je ne peux pas les entretenir
Le Soleil et ses rayons ne nous atteignent plus.
Les champs et leur ombre ne nous protègent plus
Paisible j’étais, ils ont semé la confusion
Généreuse j’étais, ils ont cassé mes mains
La terre, l’eau et aussi la langue
J’ai visité la terre, les cieux et finalement j’ai parlé
J’ai négligé l’Histoire, la culture; j’ai négligé mon ego
Ils m’ont fêté, ils m’ont félicité, oh malheur à moi
Malheur au jour où j’ai coupé ma langue
Malheur à l’instant où j’ai quitté mon chemin
Ils m’ont fait croire au bon sens de leur chemin
J’ai traversé la forêt, j’ai attaché la colombe pour plaire au braconnier
Ils ont dis tant, et je les ai entendus
Ils ont fait tant et je les ai regardés
Ils ont arraché les racines,déchiré la couverture et détruit l’abri
Oh ! Je meurs de froid
Réponse avec citation
  #2  
Vieux 05/01/2006, 14h16
 
Date d'inscription: janvier 2006
Messages: 29
Par défaut

*Tifawin n imal*

nkwenin han nttyagas, mac nsul ukan,
nkwenin han bdân agh, mac nmun ukan ;
wa han ur nettu akettay ibbi yagh tasa nu
nektid ma izrin mqqar nbbi asawn
nektid amagus lli yagh issallan
nektid tasafut lli yagh immalan
aggwed a tafukt ; tafsut neqql sim
f aysu wakald wasif ingi s im
iqqar umêtta gh tîtt n may brin
nfrêh i imal nettu may zrin
wa nurri s uzerg ula tayerza
nurri s umawal netta d uzêtta
han nssen mas tin ikkan mqqar t ur annigh
ghilad nssen ma yellan ghikan af rad inigh :
« Bikkes at i tuggas tasim agelzim,
tbbim agharas sul tirim a trêzim
afud n ma yusin lhem n kigan,
tissant izd làin iqqurn mammu gan
asi yat azâzu han ixsan rad rmin
mac han ulawen a yezdâren i tmmariwin ».



*Les lumières de l’avenir*

On nous a blessés, mais on est encore vivants
On nous a séparés, mais on est encore unis
Je n’ai pas oublié ma mémoire qui me torture
Mon souvenir du passé malgré les entraves
Mon souvenir de mon agresseur qui me poignarde
Mon souvenir de la lumière qui me guide
Montre-toi Soleil, on attend le printemps
Que la rivière soit pleine et la terre arrosée
Que les larmes sèchent dans les yeux des blessés
Qu’on soit content pour demain et qu’on oublie le passé
Qu’on revienne au moulin et aux champs
Qu’on revienne à la fantasia et au tissage
Je connais mon passé sans le voir
Et je connais mon présent pour dire :
« Soyez prêts et sortez vos pioches
Pour barrer la route et casser
Les jambes de l’agresseur et sachez
À quoi sert une source sèche
Prenez le fardeau, car le corps va vieillir
Mais seul le cœur surmonte les misères ».
Réponse avec citation
Réponse

Outils de la discussion
Modes d'affichage




Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 11h25.



1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38