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#1
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| S’il y a un mouvement islamiste qui a su tirer son épingle du jeu de l’après-16 mai, c’est bien l’association Al Wal Ihssane. Épargné par la vague de répression qui a suivi les attentats, le mouvement de Abdessalam Yassine confirme son option de non-violence, prônée depuis la création de la Jamâa. http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHin...3/arsalane.jpgQuels échos ont eu les attentats du 16 mai auprès des mouvements islamistes, modérés ou extrémistes, implantés au Maroc? Certains, sans scrupules, ont approuvé, en toute discrétion, les attaques meurtrières perpétrées à Casablanca, alors que d’autres ont crié sur les toits leur désaccord total en proclamant un réquisitoire dénonciateur clair et précis. Leur position affichée tire sa référence des fondements même de l’islam, qui s’oppose à toute violence basée sur la négation et le bannissement de l’Autre. Loin de chercher à se faire bien voir, ces mouvements clandestins ont su tirer leur épingle du jeu, pour sortir indemnes de l’après-16 mai. L’exemple le plus représentatif est celui du mouvement que dirige le Cheik Abdessalam Yassine, Al Adl Wa Ihssane en l’occurrence. L’association, pourtant interdite et clandestine, est la seule à ne pas souffrir réellement de la répression après les événements tragiques de Casablanca. Position Aucune détention n’est enregistrée, à ce jour, dans les rangs du mouvement, ce qui conforte la thèse de l’apparition d’une sorte de conciliation entre le régime et l’association Al Adl Wa Ihssane. Les dirigeants du mouvement montrent patte blanche et leur approche s’avère de plus en plus payante, eu égard au contexte difficile que traverse le pays. Plusieurs éléments militent en faveur de cette théorie et montrent le positionnement pacifiste de l’association Adl Wa Ihssane par rapport à l'endoctrinement terroriste que pratiquent les jihadistes pour l'extermination des mécréants. Tout d’abord quelle réaction ont adoptée les dirigeants du mouvement Adl Wa Ihssane après les attentats du 16 mai? La question mérite d’être posée d’autant plus que, aujourd’hui, l’opinion publique n’arrive toujours pas à différencier entre les nombreuses associations islamistes qui opèrent au Maroc. En apprenant la nouvelle, Nadia Yassine, fille de Cheikh Abdesslam Yassine, s’est exclamée, horrifiée: «C’est une horrible tragédie et un acte tragique, barbare et odieux, contraire à tous les principes et valeurs humaines», a-t-elle dit dans les colonnes d’un journal arabophone. Son discours se résume donc ainsi: «Non à la terreur, non au terrorisme». La figure de proue du mouvement islamique marocain, et porte-parole du Cheik Yassine, n’a pas attendu que les fumées des explosions se dissipent pour monter la position de son mouvement. Une position qui contredit totalement la thèse à l’algérienne qui prône la violence pour combattre le mal. «Nous, nous ne sommes pas le FIS. Notre attitude de principe est claire. Elle est tracée et soulignée dans notre théorie de base depuis plus de trente ans. Nous sommes contre la violence. Cela, nous l’avons suffisamment montré et exprimé dans nos différents discours», a déclaré Fathallah Arsalane à Maroc Hebdo. Abdessalam Yassine, marqué par son passage à la zaouïa Al Boutchichia, s’est toujours inspiré des thèses soufies qui conseillent un islam très particulier. Un islam qui concilie islamisme et soufisme. Arrestations Lorsqu’il était officiellement interdit de parole, le moindre geste de Cheikh Yassine était traité comme un événement. Aujourd’hui, les temps ont changé. Nadia Yassine et son époux Abdellah Chibani se sont vus octroyer récemment les passeports pour aller participer à une conférence, à Bucarest en Roumanie, sur le thème de la femme. Un geste plein d’enseignements qui milite en faveur de la levée partielle de l’embargo sur la Jamâa. Autrement, comment interpréter la nouvelle donne selon laquelle les dirigeants du mouvement Adl Wa Ihssane n’ont pas été visés ni inquiétés par les forces de l’ordre durant cette campagne de «chasse aux barbus». Jamais, depuis la levée de son assignation à résidence, les causeries, les discours du Cheikh n’ont incité à la haine ou à la violence. Le Cheikh n’a cessé de répéter à qui veut l’entendre, que la violence ne peut conduire qu’à la violence. «Si ces jeunes qui ont commis ces attentats ont comme référence l'islam, il n'en demeure pas moins que cet islam n'est qu'un instrument pour ces désœuvrés afin d'évacuer leur haine. L'islam, c’est d'abord la garantie de la vie humaine, non seulement pour les musulmans, mais aussi pour ceux qui ne croient pas en Dieu», avait déclaré Nadia Yassine dans les colonnes du journal Al Bayane. Contrairement au parti de la justice et de développement (PJD), secoué dans tous les sens après le 16 mai, Adl Wal Ihssane s’en sort plutôt bien et l’option de non-violence lui a été bénéfique. Le parti du docteur El Khatib, malmené eu égard aux relations qu’entretiennent certains de ses adhérents avec les mouvements radicaux, réagit autant qu’il peut pour garder la tête hors de l’eau. Les arrestations de ses membres nuit à l’image du parti et l’obligent à se justifier et à convaincre l’opinion publique. Certains des dirigeants du parti ont été obligés de démissionner, comme c’est le cas d’Ahmed Raissouni, directeur du quotidien Attajdid, à qui on reproche ses idéologies et ses positions par rapport à la notion du “commandement des croyants”. Avenir Par ailleurs, les différentes arrestations enregistrées dans les rangs du mouvement Al Adl Wal Ihssane, rappelle Fathallah Arsalane, n’ont jamais abouti puisqu’elles se sont limitées à des simples vérifications d’identités. Les 68 personnes arrêtées, la nuit du jeudi 12 juin 2003, à Sidi Bernoussi à Casablanca, dans le cadre du Majliss An-Nassiha, ont été relâchées, peu après leur présentation devant le parquet du tribunal de première instance de Aîn Sebaâ-Hay Mohammadi. Un autre signe fort du pouvoir en faveur du mouvement Al Adl Wal Ihssane, qui est en train de pacifier ses relations avec les pouvoirs publics. Autre question qui milite en faveur de la conciliation, la non-participation du mouvement de Cheick Yassine aux législatives de 27 septembre 2002 et les prochaines élections communales. Cet élément a levé relativement les soupçons sur les visées politiques du mouvement. Sur cette question, le Cheick est catégorique: «Pas de présentation aux élections tant que nos divergences avec les pouvoirs publics subsistent». En somme, les événements tragiques de 16 mai ont-ils joué en faveur de la levée de l’embargo partiel sur l’association de Abdesslam Yassine? Peut-être oui. Si le pouvoir veut bien jouer la carte d’AL Adl Wal Ihssane pour contrecarrer la montée brusque des mouvements des jihadistes tels Takfir Wal Hijra (excommunication et exil) et Assirat El Moustakim (le droit chemin. |
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#2
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| Tiens, Aladl wa Lihssane se seront réconciliés avec le makhzen? Merci said pour l'article, je l'avais pas vu et je le remonte pour ceux qui l'ont pas encore lu... |
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#3
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| Citation:
.Ce n'est qu'une thèse et elle vaut ce qu'elle vaut. ce qui conforte la thèse de l’apparition d’une sorte de conciliation entre le régime et l’association Al Adl Wa Ihssane On aurait pu aussi dire cela conforte l'idée selon laquelle, ce mouvement est effectivement clean. Le mekhzen doit bien l'admettre sauf s'il est pourri jusqu'à l'os. Cela dit, je pense qu'après les élections , le pjd bénéficiera du même genre d'article. salam |