L'Iran ne se déclare pas "inquiet" face au Conseil de sécurité L'Iran a affirmé qu'il n'était pas "inquiet" de l'envoi possible de son dossier nucléaire au Conseil de sécurité de l'ONU et a dénoncé le caractère "politique" de la réunion d'urgence du 2 février du Conseil des gouverneurs de l'Agence atomique onusienne. "Nous ne sommes pas inquiets face au Conseil de sécurité, mais c'est une méthode incorrecte que certains poursuivent", a déclaré M. Assefi, lors de son point de presse hedomadaire. "La réunion d'urgence du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'est pas nécessaire. C'est un acte politique", a-t-il ajouté.
L'IRAN DÉNONCE LES PROPOS "HONTEUX" DE CHIRAC SUR LE NUCLÉAIRE
Le régime iranien a violemment dénoncé dimanche les propos du président français Jacques Chirac qui avait déclaré que la France se réservait le droit de riposter de façon non conventionnelle, donc nucléaire, face aux "dirigeants d'Etats qui auraient recours à des moyens terroristes".
"On peut penser que le président français a tenu ces propos pour tenter de réhabiliter le prestige de la France dans le monde après les récents troubles (...) où des jeunes exacerbés par l'injustice et la violation des droits de l'homme étaient descendus dans la rue et brûlaient des centaines de voitures chaque nuit", a déclaré le président du Parlement, Gholam-Ali Hadad-Adel, dans un discours devant le Parlement retransmis en direct par la radio.
"C'est une honte pour le peuple français que son président dise qu'il utilisera l'arme atomique sous prétexte de lutter contre le terrorisme", a-t-il ajouté. "Les Français doivent faire des efforts durant des années pour effacer la honte laissée par le massacre d'un million d'Algériens, effacer le souvenir de l'aide de la France à Saddam Hussein et les massacres en Afrique et au Rwanda", a-t-il ajouté.
Jeudi, le président français a déclaré que "les dirigeants d'Etats qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous, tout comme ceux qui envisageraient d'utiliser, d'une manière ou d'une autre, des armes de destruction massive, doivent comprendre qu'ils s'exposeraient à une réponse ferme et adaptée de notre part. Cette réponse peut être conventionnelle, elle peut aussi être d'une autre nature". |