le système éducatif au maroc une étude scientifique et socilogique Par Driss Ksikes
Chttp://www.telquel-online.com/190/couverture_190_1.shtmlomment l'Education nationale forme de mauvais citoyens
Lors d’un sondage 1000 enseignants interrogés par le sociologue Abdellatif Felk à propos de leur mission éducative (lire encadré), seuls 18% estiment devoir former "un bon citoyen", alors que 31% se targuent de créer un vivier de "bons musulmans". Le trouble devient encore plus manifeste, lorsque 51,6% du même échantillon d'éducateurs jugent que "les valeurs universelles devraient être révisées pour mieux s'adapter à la tradition et à la charia musulmane" relève l'auteur dans cette étude destinée à l'Association Marocaine des Droits de l'Homme (AMDH).
Même un livre de langue arabe (Al Moufid fi Allougha al Arabia, CE1), remarque-t-elle, fait l'éloge de "la nation musulmane comme une nation élue, à l'exception de toutes les autres". Et parfois, lit-on dans cette étude, menée au profit de l'Organisation Marocaine des Droits de l'Homme (OMDH), la conception de l'espace public se limite à sa dimension musulmane. Exemple, dans un manuel d'éducation plastique (Al Mokhtar Fi attarbia Attachkilia, CE2), dix images de mosquées tiennent lieu d'unique repère visuel pour illustrer l'architecture urbaine.
. Ainsi, dans ce manuel d'éducation islamique (Fi rihab Attarbia al Islamiya, CE2), toutes les femmes et les filles sont voilées, qu'elles soient en prière ou pas. "Cette standardisation est réductrice par rapport à une réalité plurielle", note Merouazi.
Mais, comme le note judicieusement le sociologue Mohamed Tozy (membre de la commission des programmes), "les valeurs humaines sont tout juste parsemées, alors que l'islam est présent, comme une somme d'informations que des lobbies islamistes s'évertuent à orienter ". Que retient l'élève au bout du compte ? "Qu'il a une identité et qu'il se doit de la défendre", commente subtilement l'un des concepteurs du projet éducatif actuel. Et son appartenance à l'humanité ? Il s'en rend compte, mais très lentement.
Dans la plupart des manuels d'éducation islamique (Al Moumtaz, CE2, CE4 et Al Moufid, CE4), "la référence à la géhenne et à la nécessité de craindre Dieu est si récurrente qu'elle risque d'inhiber l'apprenant", relève Merouazi.
la suite est passionnante, un grand moment de sociologie...alors à vos claviers |