Pensez en ce que vous voudrez! Pour Henri Michel, la Côte d'Ivoire doit oublier qu'elle est qualifiée et viser la première place de son groupe face à l'Egypte. Car, malgré ses deux victoires en deux matches face au Maroc (1-0) et la Libye (2-1), le sélectionneur trouve que son équipe n'a pas retrouvé son football. Interview !
HENRI MICHEL, malgré sa qualification déjà acquise, la Côte d'Ivoire est méconnaissable depuis le début de la CAN. Comment cela s'explique-t-il ?
H.M. : Nous sommes arrivés ici avec dans la poche une qualification historique pour la Coupe du monde. Tout le monde nous classe parmi les vainqueurs potentiels. Nous cultivons encore ce complexe vis-à-vis de ça et, la crispation aidant, nous n'avons pas encore retrouvé notre football. Mais si nous jouons mal et que l'on gagne les matches, tant mieux pour nous et tant pis pour les autres !
Y-a-t-il un adversaire que vous craignez plus particulièrement ?
H.M. : Adversaire à craindre, c'est trop dire. Seulement, comme je l'ai déjà dit, il faut éviter de tomber dans les griffes des grandes équipes dès les quarts de finale. Ce n'est pas de la peur, c'est purement tactique. Mais si cela nous tombait dessus, il faudra faire avec. Contre l'Egypte, samedi, les Eléphants doivent donc oublier qu'ils sont qualifiés et essayer d'obtenir au pire des cas un match nul, qui nous assurerait de terminer en tête du groupe A.
Aruna Dindane est toujours en France. Avez-vous de ses nouvelles ? Va-t-il revenir en Egypte ?
H.M. : Depuis qu'il est parti, nous n'avons pas communiqué. Mais, on lui avait dit que s'il voulait revenir, sa place restait toujours libre dans le groupe (Aruna est rentré à Lens à cause du décès d'une de ses jumelles en bas âge).
Source: eurosport.fr |