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A lire! Ainsi que "Brulée vive" |
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j'étais à rabat à sa sortie!! en fin d'après- midi il était impossible d'en trouver un exemplaire!! mais disons qu'il a reçu un sacré coup de pub! |
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| http://www.cooworld.com/livres/temoi...10_100x167.jpg [color=6600FF] Synopsis Au début des années soixante dix, deux tentatives de coup d'état contre le roi du Maroc vont être perpétrées par les militaires. Ils impliqueront à leur corps défendant nombre d'officiers et de simples soldats. Condamnés ensuite à trois, dix ou vingt ans de prison, ces hommes vont être enfermés à Tazmamart dans le but de les faire mourir à petit feu. Vingt huit seront en vie, dans un état de santé déplorable, sur les cinquante huit hommes enfermés, à l'ouverture des portes dix huit ans plus tard. Ahmed MARZOUKI témoigne de ce qu'il a vécu à Tazmamart. Il raconte l'histoire de ses compagnons de prison, et notamment de ceux qui sont morts en détention. Ce récit ne s'arrête pas à la sortie de Tazmamart, mais relate aussi la diffculté des " survivants " à retrouver une place dans la société marocaine. Ces hommes ont retrouvé la liberté grâce à l'action internationale, mais le gouvernement marocain a fait pression pour qu'ils effacent ces dix huit années volées et qu'ils n'en parlent pas. Notre avis : donne l'envie et la force d'agir pour le respect des droits humains. Extraits 1. " La lourde porte de fer refermée, l'angoisse que nous avons ressentie dans l'obscurité et l'isolement de nos cellules fut immense. Minutes atroces durant lesquelles la plupart d'entre nous furent pris de panique ou envahis par un désespoir incommensurable que rien ne pouvait atténuer. Les uns avaient l'impression d'avoir été précipités au fond d'un gouffre, tandis que les autres trouvaient à leur cachot une étrange ressemblance avec la tristement célèbre " Habs-Kara ", une prison construite à Meknès par Moulay Ismail, où ceux qui y entraient n'avaient aucun espoir d'en sortir. D'autres, enfin, et cela revenait au même, crurent que l'on venait de les enterrer vivants. Un silence macabre régnait d'ailleurs dans les deux blocs. Nous étions tous littéralement assommés par ce nouveau coup du sort. Pendant un long moment, nous restâmes prostrés, incapables encore de prendre l'exacte mesure du malheur qui nous frappait, mais intuitivement convaincus que le pire était à venir et sans doute pour très longtemps. Certains furent pris de crises d'asthme et crurent étouffer comme si on les avait jetés au fond d'un trou, l'obscurité ne faisant bien sûr qu'ajouter à leur angoisse. " 2. " Nous avons supporté le froid glacial dans une cellule-congélateur durant les mois d'hiver, les pieds nus et légèrement vêtus. Nous avons suffoqué durant les mois d'été tellement la température était élevée et en l'absence de circulation d'air et de quantités suffisantes d'eau. Une faim lancinante a déchiré nos estomacs pendant des années et des années ; elle poussait quelques détenus à remâcher leur nourriture pour se donner l'illusion de manger un peu plus. Certains d'entre nous ont connu la douleur de piqûres des scorpions qui nous tenaient compagnie dans la pénombre. Tous, nous avons vécu avec la maladie, les privations, la crasse, l'humiliation et le mépris jusqu'à devenir plus bas encore que les créatures les plus abjectes de notre planète Terre. Nos corps dégageaient une telle odeur que celle d'un cadavre était plus supportable. " Quatrième de couverture " Au soir du quatrième jour, un détenu, qui ne parlait plus depuis longtemps, cria soudain : " Faraj est là ! " Tous les camarades qui pouvaient encore tenir debout s'approchèrent du trou de leur lucarne, le souffle coupé, pour assister au retour de ce petit pigeon, étrange et têtu, qui n'admettait pas que sa place fût avec les vivants, mais voulait revenir avec nous, les morts-vivants. Il allait et venait sur le grillage, et tentait maladroitement d'entrer. Il me regardait pour me demander de l'aide ; personne ne pouvait rien faire, mais nous avions tous le coeur serré d'émotion... Faraj se laissa tomber tout entier dans le trou du grillage et atterrit devant la cellule n° 10, la cellule de son enfance, tellement exténué qu'il échoua plusieurs fois avant de se poser sur la main que je lui tendais. Lorsqu'il y parvint, les détenus les plus proches de ma cellule purent m'entendre pleurer à chaudes larmes. " " Pendant longtemps les autorités marocaines ont nié l'existence du bagne de Tazmamart situé en plein désert dans le Sud du pays. Pourtant, cinquante-huit officiers et sous-officiers, fantassins ou aviateurs, y furent enfermés pour avoir été impliqués, à leur corps défendant, dans les deux tentatives de coup d'État de juillet 1971 (khirat) et août 1972 (attaque contre l'avion du roi). Après dix-huit ans de détention dans des conditions inhumaines, quand s'ouvrent les portes de Tazmamart, vingt-huit d'entre eux avaient survécu. Celui qui occupait la cellule 10, Ahmed MARZOUKI, témoigne au nom de tous, disparus et survivants. " Dans la presse M. Arezki METREF écrit dans Politis " Ahmed MARZOUKI raconte le miracle de sa survie au bagne, mais aussi la mémoire, douloureuse, de ceux qui y succombèrent. C'était un lieu cauchemardesque, conçu pour ravaler à une condition proche de l'animalité les hommes qui avaient suscité la colère du roi. Qu'ils meurent à petit feu. Que la vie les abandonne par petits morceaux, que la douleur soit intolérable au point qu'ils souhaitent mourir encore plus vite. C'était la fonction de Tazmamart, cette geôle perdue dans le Moyen Atlas et dont les autorités marocaines refusaient de reconnaître l'existence. Ahmed MARZOUKI, qui vient de publier le premier témoignage direct sur Tazmamart, y a survécu. C'est peu dire que son témoignage est poignant. " Nous pouvions nous entendre mourir les uns après les autres ", rapporte-t-il de cet enfer, fermé en 1991, mais qui reste comme une marque d'indélébile infamie... " " ...En 1991, le bagne est fermé. Ahmed MARZOUKI est lâché dans la nature avec la menace de représailles s'il témoigne. Il ne s'en prive pourtant pas. Il est enlevé, convoqué, intimidé. Les choses changent, grâce au combat des survivants, appuyés par les ONG. Et à l'intronisation de Mohammed VI. Ultime victoire : Ahmed MARZOUKI vient d'obtenir son passeport ". A propos de l'auteur Ahmed MARZOUKI, issu d'une famille pauvre s'engage dans l'armée dans les années soixante afin de sortir de la misère. Il devient sous-lieutenant sous le commandement du colonel M'Hamed Ababou. Ce dernier va initier une tentative de coup d'état à Skirat dans laquelle il entraînera ses hommes. Enfermé dix huit années au bagne de Tazmamart, Ahmed MARZOUKI témoigne de ce que lui et ses compagnons ont vécu. Il ne désire pas régler des comptes mais informer ses compatriotes sur ce qu'a été leur vie quotidienne, afin que jamais ne se répètent de telles atrocités. [/color] |
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| http://images-eu.amazon.com/images/P...8.LZZZZZZZ.jpg [color=6600FF]Latifa est née en 1980 à Kaboul dans une famille d’intellectuels. Dernière de cinq enfants, elle avait pour ambition de devenir journaliste. Jusqu’à l’âge de 16 ans, elle menait une vie insouciante : elle organisait des rencontres sportives ou culturelles avec d’autres écoles de la capitale, parlait de mode avec ses amies, allait au cinéma, échangeait avec des garçons poèmes et cadeaux et avait même mis sur pied la publication d’un «magazine»à destination de son entourage, rassemblant des analyses politiques de sa sœur aînée et des traductions d’articles de revues étrangères. A cette époque, Latifa avait une telle confiance en l’avenir qu’elle était pressée de grandir. Mais depuis l’entrée des talibans dans Kaboul, le 16 septembre 1996, les écoles ont été fermées, et, comme toutes les femmes, Latifa a été humiliée, insultée, obligée de vivre recluse chez elle et de porter le tchadri. Elle a fui son pays incognito, avec une partie de sa famille, grâce à l’aide du journal Elle. Ce livre, qui retrace l’histoire de sa famille, celle des traditions et des mœurs afghanes, est le récit de sa vie avant et après l’arrivée des talibans : le récit de ses espoirs brisés mais aussi de son combat pour que ses compatriotes retrouvent leur liberté et leur dignité. [/color] |
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#95
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| Cellule n°10 ... Tiens c'est ce que je lis aussi en ce moment. C'est hyper difficile à lire, on a du mal à imaginer que des choses comme ça arrivent et pourtant ... Et au fil des pages on se dit qu'effectivement c'est un miracle de s'en être sorti vivant ... :-( :-( :-( |
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| http://images-eu.amazon.com/images/P...8.LZZZZZZZ.jpg [color=6600FF] Brûlée vive parce qu’ « on » l’avait vue parler à un garçon ! Souad est née en Cisjordanie. Très tôt elle a appris que la vie des filles ne comptait pas. Sa mère a mis au monde un seul garçon, au milieu de plein de filles. Dès qu’une fille naissait, elle la tuait. « Avec une couverture en laine, elle l’étouffait. Je l’ai vu de mes propres yeux, murmure Souad. Cela se faisait devant tout le monde » Cette mère mariée à 14 ans avec un homme de 40, il ne parlait jamais. Soumise, elle travaillait sans cesse. Les filles travaillaient, dès leur plus jeune âge, sous l’autorité d’un père violent. Un soir, alors qu’elle a 17 ans, enfermée dans une pièce de la maison familiale, elle entend la voix de son père. Elle doit mourir, dit-il. Personne – ni sa mère, ni ses sœurs, ni son frère- ne bronche. L’honneur de la famille est souillée, martèle le père, un voisin affirme qu’il l’a vue parlez avec un garçon et la rumeur commence à se répandre. Selon la tradition, il faut la tuer au plus vite puis exhiber son cadavre : l’honneur sera lavé … Qu’est-ce que le crime d’honneur ? L’assassinat par les parents de leur fille soupçonnée de n’être plus vierge. 10 000 jeunes filles sont tuées chaque année dans le monde par leurs parents, pour venger l’honneur familial. Moyen-Orient, Pakistan, Brésil, Nigeria …la liste est longue des pays qui tolèrent cette coutume sociale, car la foi ne punit, pas les assassins du crime d’honneur. Souad est la seule survivante connue, victime directe de crime d’honneur, elle accepte aujourd’hui de témoigner pour que nous prenions conscience de l’horreur de ces crimes d’honneur impunis ; pour les filles victimes de cette atroce coutume. Au risque de sa vie… si sa famille apprend que Souad est en vie, il lui faudra absolument la tuer, maintenant. [/color][/b] |
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quand tu l'auras fini, lis des bouquins genre: le dernier roi, mon ami le roi,à qui appartient le maroc??......tu comprendras certainement mieu les dessous du maroc des années 70-90!! |
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| effectivement daytona il est difficile d'imaginer des choses de telle atrocité, j'avais tjrs les larmes aux yeux en le lisant :-( |
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#100
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| il y a aussi le livre "qui gouverne le maroc" de ahmed rami, celui-là parle du deuxième attentat qui était mené par oufkir, le livre est interdit au maroc mais il est téléchargeable sur le site de son écrivain |