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  #101  
Vieux 17/07/2003, 12h39
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Merci!! celui-là manquait à ma collection!!!
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beznasa a écrit*:
il y a aussi le livre "qui gouverne le maroc" de ahmed rami, celui-là parle du deuxième attentat qui était mené par oufkir, le livre est interdit au maroc mais il est téléchargeable sur le site de son écrivain
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  #102  
Vieux 17/07/2003, 14h03
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Encore quelques livres intéressant:

http://images-eu.amazon.com/images/P...8.LZZZZZZZ.jpg Sultana

Jean P. Sasson. Traduction de "Princess" par Marie-Thérère Cuny. Editions Fixot.1993

Au pays d'Arabie Saoudite vit une princesse, descendante directe du roi Al Sa'ud.
Sultana (nom fictif par mesure de sécurité) prend des risques en nous parlant d'elle et de son pays et c'est pourquoi elle le fait par l'entremise d'une amie journaliste.

Femmes d'Arabie, femmes voilées, femmes soumises dans un pays où l'homme est roi et maître.

Sultana comprendra très jeune dans quel clan elle se trouve. Son père dirige avec sévérité et détermination sa maison ou cohabitent ses quatre épouses et leurs enfants. Sa mère est la favorite, Sultana est la benjamine d'une famille de onze enfants dont un seul mâle.
La vie de Sultana sera remplie de frustrations face à l'injustice que subissent les femmes de la part des hommes de son pays en commençant par son père et ensuite son frère Ali qui goûteront à ses espiègleries.

C'est l'ennui pour les femmes qui n'ont pas droit à l'instruction, le droit de conduire une auto, pas de radio, pas de TV, pas de cinéma ni de théâtre mais d'un autre côté, il y a l'argent en abondance, les palais, les bijoux et les voyages et pas de liberté.

A seize ans, Sultana sera mariée à Karim sur qui elle fonde beaucoup d'espoir, elle aura un fils et deux filles. Tout semble aller pour le mieux dans leur union jusqu'au jour où Karim lui fait part de son intention de prendre une seconde épouse. C'est la révolte et jamais plus leur relation ne sera la même.

Peu de choses ont changé depuis des décennies dans ce pays et Sultana continuera à se rebeller à sa manière pour faire avancer la cause des femmes.



http://images-eu.amazon.com/images/P...8.LZZZZZZZ.jpg Parce que, Jordanienne, elle aimait un homme, Dalia a été victime d'un crime d'honneur. Son amie Norma crie justice

Le cœur de Norma Khouri bat pour deux. Depuis le jour funeste de 1996 où Dalia, sa meilleure amie, presque sa sœur, périt par la lame de son propre père parce qu'elle avait osé tomber amoureuse, Norma vit pour que ce crime ne reste pas impuni. Jordaniennes, les deux jeunes filles avaient cru pouvoir braver les lois moyenâgeuses d'une société prétendument modernisée en ouvrant un salon de coiffure, l'une des rares carrières qui soient ouvertes aux femmes, mineures à vie, citoyennes de seconde zone. Le destin se présenta sous les traits d'un jeune et beau client. Lui catholique, elle musulmane, le mariage leur était interdit, de même qu'une simple conversation, un regard échangé ou une chaste caresse. Sous peine de mort, car les Jordaniens, chrétiens ou musulmans, peuvent assassiner en toute impunité leur fille, sœur ou épouse soupçonnée d'avoir «souillé» l'honneur de la famille. «Souiller» signifie sortir seule dans la rue, téléphoner à un homme, ou même subir un viol.

Aujourd'hui, Norma, 32 ans, raconte dans un document bouleversant, Pour l'honneur de Dalia (Lattès), en librairie le 14 novembre, cette histoire exemplaire et atrocement banale. «Complice», Norma a dû fuir Amman et sa famille, pourtant chrétienne, pour sauver sa propre vie. Réfugiée en Grèce, puis en Australie, elle milite pour que soient abrogés les articles du Code pénal jordanien qui rendent licites les «crimes d'honneur».

Car, au pays d'Abdallah et de Rania, où perdurent les traditions bédouines préislamiques, des centaines de femmes meurent ainsi chaque année sous les coups de leurs proches, jamais inquiétés par une justice qui tolère, voire approuve, ces assassinats. Dénoncés par la famille royale, ils sont âprement défendus par les députés, qui refusent d'abroger les articles du Code pénal concernés. En août 2001, le ministre de la Justice jordanien, Abdul Karim Dughmi, déclarait: «Toutes ces femmes tuées au nom de l'honneur sont des prostituées. Je crois que les prostituées méritent la mort.» Ironie du calendrier: Amman vient d'accueillir le 2e Sommet de la femme arabe.



http://web.infiniweb.ca/nadia/images/sold2.jpg Vendues
Zana Muhsen
Dans les années 80 deux sœurs, des adolescentes partent en vacances dans le pays de leur père, au Yémen. En arrivant là-bas elles deviennent des prisonnières, sont mariées de force car elles ont été vendues! Entre les coups et sévices en tout genre, Zana n'abandonnera jamais l'espoir de retourner en Angleterre, son pays. Elle écrira des centaines de lettres qui n'arriveront jamais à destination. Et puis un jour, un médecin yéménite acceptera de poster une lettre de Zana. Ainsi, le monde entier découvrira le calvaire subit par ces deux jeunes filles devenues des femmes avec les années. Seule Zana rentrera en y laissant son fils et sa sœur qui a capituler puisque soumise. Depuis elle se bat pour que Nadia et les femmes yéménites afin qu'elles ne sombrent dans l'oubli général.

http://images-eu.amazon.com/images/P...1.LZZZZZZZ.jpgTen years ago Zana Muhsen escaped from the life of slavery in the Yemen into which her father had sold her as a child bride, leaving behind her baby son, her sister Nadia, and Nadia's two small children. As she described so powerfully in her internationally bestselling book SOLD, Zana made a solemn vow to Nadia that she would do everything she possibly could obtain their freedom as well.
A PROMISE TO NADIA will tell the extraordinary story of those ten years; of the family's lone campaign against the Yemeni authorities; of the refusal of their own government in London to help; and of the despair that forced them into a desperate deal with an unofficial military-style organisation specialising in the recovery of abducted children.


http://images-eu.amazon.com/images/P...1.LZZZZZZZ.jpg By age 6, Waris Dirie was herding her family's sheep and goats, fending off hyenas and wild dogs as the family carved a path through Africa. She was just twice that age when she ran off into the vast furnace of the Somali desert to escape an arranged marriage to a much older man. Traveling for days without food and water, she made her way to Mogadishu and later to London as a servant to her uncle, the Somalian ambassador. There she wrestled with culture shock and got her first taste of the modeling life that eventually brought her into the public eye. Dirie is resilient, having survived drought, hunger, and the ritual female genital mutilation that marks a step toward womanhood among some traditional Moslems but, argue critics, steals or ruins many girls' lives. "As we traveled throughout Somalia," says Dirie, "we met families and I played with their daughters. When we visited them again, the girls were missing. No one spoke the truth about their absence or even spoke of them at all." As a special ambassador to the United Nations, Dirie has spoken out loudly on this subject and championed environmental causes, too. How much of her sometimes breathless story is gospel truth and how much embellished is hard to say. Like Dirie herself, though, the combination is intriguing, powerful, and unique. --Francesca Coltrera

http://images-eu.amazon.com/images/P...8.LZZZZZZZ.jpg L’aube du désert nous mène de nouveau à la rencontre de Waris Dirie, partageant sa vie entre Londres, New York, l’éducation de son fils et ses interventions dans des conférences sur les droits de la femme, contre l’excision.
Mais sa récente maternité a suscité en elle des sentiments antagonistes. Elle qui avait fui la Somalie pour échapper à des coutumes ancestrales (excision, mariage forcé...), se montre également très critique vis-à-vis du mode de vie occidental. De même, alors qu’elle veut témoigner pour faire connaître le martyre de millions de femmes africaines excisées, elle a l’impression d’avoir trahi son pays, sa religion, son peuple et, surtout, sa mère...
Waris décide alors d’aller retrouver son pays, sa famille, vingt ans après les avoir quittés. Elle est accompagnée dans cette quête par son frère, qui vit lui à Amsterdam. Une nouvelle aventure, une nouvelle rencontre, avec les siens mais aussi avec elle-même, tiraillée entre sa nouvelle position de femme musulmane dans une Somalie en guerre et ses habitudes ou ses modes de pensée occidentales.
Un témoignage personnel émouvant pour comprendre l’essence des disparités culturelles de deux mondes qui s’ignorent ou se jugent plus qu’ils ne cherchent à se comprendre.

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  #103  
Vieux 19/07/2003, 03h17
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Par défaut Oufkir

Et encore:

http://www.bibliomonde.com/images/img_pres_long_49.gif Cet ouvrage raconte les deux périodes marquantes de la vie de Malika Oufkir, la fille ainée du général, passant d’une prison dorée,la Cour d’Hassan II, aux terribles geôles du dictateur où elle passe 18 ans avec sa mère et ses frères et sœurs.
« En 1972, son coup d'État manqué contre le roi Hassan II vaut au général Oufkir la mort par "suicide". Pour sa femme, Fatéma, et ses six enfants, commence alors un épouvantable calvaire. Mais l'histoire que Malika, l'aînée, a confiée à Michèle Fitoussi prend sa source plus tôt. En 1958, à cinq ans, Malika est adoptée par Mohammed V. Elle grandit à Rabat, dans le palais, parmi les courtisanes du harem, les esclaves du Feu, les gouvernantes à l'accent allemand. À dix-huit ans, Malika compte parmi les héritières les plus courtisées du royaume. C'est alors qu'éclate le drame. Et que commencent, pour une femme et des enfants dont le dernier n'a pas trois ans, vingt années de détention dans des conditions inhumaines. Malika n'a rien oublié : la faim, la soif, l'angoisse, l'incompréhension. Jusqu'à cette rocambolesque évasion de 1987, qui marquera pour la famille Oufkir le début du retour à la vie... Un témoignage bouleversant, couronné par le Prix des Maisons de la presse 1999. » (présentation de l'éditeur).

Traduit en américain, ce livre a été un best-seller aux États-Unis : plus de 800 000 exemplaires.


http://www.bibliomonde.com/images/im..._long_1425.jpg Le témoignage de captivité de Raouf Oufkir, le fils du général Oufkir
« "Je suis né, j'ai grandi et ai été éduqué au cœur du pouvoir Marocain. Ce même pouvoir qui nous enverra ma famille et moi pendant près de vingt ans dans ses prisons secrètes.

De l'âge de 15 à 34 ans, j'ai connu l'enfermement dont dix dans l'isolement absolu. Mon récit commence le jour de mes vingt ans. C'est à cette date qu'on me sépare des miens, après cinq années dans une épouvantable prison commune. C'est pour moi le début d'une solitude qui va durer un peu plus de dix ans. Pour lutter contre la folie, je vais apprendre à survivre en revisitant ma vie dans les moindres souvenirs.

Je revois, comme si c'était hier, l'assassinat de mon père le 16 août 1972, son enterrement, les quatre mois de résidence surveillée dans notre domicile de Rabat, notre incarcération le 24 décembre 1972, les trois lieux où nous avons été détenus... Mais aussi les grands événements qui ont marqué mon pays : tentatives de coup d'Etat, révolutions de palais, affaire Ben Barka... Vingt années de souffrance et de solitude que je raconte pour la première fois, pour briser le silence et tenter de comprendre cette effroyable injustice." » (présentation de l’éditeur)

« Vous commencez votre récit le jour de vos 20 ans. Ce jour-là, les geôliers vous séparent du reste de votre famille. Vous allez rester isolé, seul dans votre cellule, pendant dix ans. Comment survit-on à un tel enfermement ?

Il y a deux armes pour survivre : s'accrocher à son identité, à ce que l'on a été avant, et cultiver le rêve. On se raconte des histoires... On est contraint de se créer un monde. On s'invente la vie que l'on n'a pas eue. On est dans un virtuel fait d'imaginaire et de fantasmes.

Et comment fait-on pour ne pas basculer dans la folie ?

Le risque, en laissant courir son imagination, c'est effectivement de perdre pied. C'est pour cela que le souvenir est tout aussi important. En fait, on arrive à trouver un équilibre en alternant les moments consacrés à l'imaginaire et ceux pendant lesquels, au contraire, on s'accroche à ses souvenirs, à sa vie quotidienne d'avant, aux détails du passé.

(…)

Votre livre est, aussi, un livre politique. Vous y affirmez notamment que la tentative de coup d'État menée par votre père, qui visait à écarter le roi au profit d'un conseil de régence, avait reçu l'aval des leaders des deux principaux partis politiques marocains, à savoir l'UNFP (Union nationale des forces populaires), devenue depuis l'USFP (Union socialiste des forces populaires), et l'Istiqlal. Des révélations du même ordre, il y a quelques mois, avaient provoqué un tollé au sein de la gauche marocaine. Vous êtes certain de ce que vous avancez ?

Je suis totalement affirmatif sur ce point et, comme vous l'avez noté, je ne suis pas le seul à le dire.

Vous fondez-vous sur vos souvenirs d'adolescent ou sur des témoignages recueillis par la suite ?

Aussi proche que j'aie été de mon père, il ne m'a évidemment pas mis dans tous ses secrets. Je me souviens seulement d'avoir vu à la maison, avant la tentative de coup d'Etat, des ténors de l'opposition et de m'être étonné de leur visite. Le premier témoignage précis que j'ai recueilli remonte aux quelques semaines qui ont suivi la tentative de coup d'Etat et précédé notre enfermement. À ce moment-là, le garde du corps de mon père m'a raconté toute l'histoire. Ensuite, après ma libération, j'ai recueilli plusieurs témoignages qui corroboraient son récit. » (extraits d'un entretien avec l'Express, mars 2003)


http://www.bibliomonde.com/images/img_pres_long_50.gif Le récit de la vie de la veuve du général Oufkir, l’homme de confiance d’Hassan II, qui fut abattu pour trahison. Fatéma a vécu la vie à la Cour, puis les effroyables geôles marocaines. Tel était un des aspects les plus sordide d’un régime qui enferma une épouse et ses 6 enfants durant 18 ans pour les « punir » de la trahison de leur mari et père.

« Fatéma Oufkir a tout connu du Maroc. Le protectorat, la vie à la cour du sultan Mohammed V, la lutte pour l'indépendance avec un certain Ben Barka, le mariage à seize ans avec un bel officier de l'armée française - Mohammed Oufkir -, la vie de palais quand son époux devient l'homme de confiance d'Hassan II. Et puis la douleur foudroyante : le général Oufkir officiellement "suicidé", abattu pour avoir, dit-on fomenté un complot contre son souverain. Vient alors la souffrance, la descente aux enfers dans Les Jardins du roi, ces geôles effroyables où la vengeance d'un monarque, pendant vingt ans, a voulu les faire disparaître, elle et ses six enfants. En vain, Aujourd'hui libre, Fatéma Oufkir évoque les années heureuses, la personnalité déroutante d'Hassan II, les complots, puis le temps du malheur, avec la farouche dignité d'une petite-fille de caïd berbère, qui analyse maintenant l'héritage épineux du jeune Mohammed VI et l'espoir que suscite son accession au trône. Les Jardins du roi : le récit bouleversant d'un témoin qui nous fait découvrir tout un pan de l'histoire contemporaine, dans ses fastes comme dans ses abominations. » (présentation de l'éditeur)

Les ennuis de la famille Oufkir ont commencé en 1972, mais les années les plus terribles sont de 1975 à 1987 quand la famille Oufkir disparu totalement sans contact avec l’extérieur. Il a fallu que quatre des enfants parviennent à s’évader et à témoigner sur leurs conditions de détention au micro de RFI, pour que leur sort s’améliore. Les quatre évadés sont vite repris, mais l’opinion internationale une fois alertée leurs conditions de vie s’améliorent sensiblement jusqu’en 1991, l’année où leur détention a été commuée en assignation à résidence à Rabat. Trois membres de la famille parviendront, dans des conditions rocambolesques à fuir vers l’Espagne, les autres seront en 1996 autorisés à se réfugier en France.
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  #104  
Vieux 19/07/2003, 12h25
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Par défaut Re: Oufkir

[color=3333FF]http://images-eu.amazon.com/images/P...8.LZZZZZZZ.jpg Orly, le 3 janvier 1992, 20 heures. Les téléspectateurs découvrent sur leurs écrans trois êtres hagards, brisés, dont les vêtements neufs et trop amples masquent mal les corps torturés. De leurs regards hallucinés, ils semblent retrouver le monde. De leur voix cassée, ils tentent de répondre aux questions rituelles des journalistes. C'est qu'ils remontent des enfers, de dix-huit années et demie passées au Maroc dans des geôles secrètes et l'épouvantable bagne de Tazmamart, où ils ont connu le désespoir, la déchéance physique et l'horreur la plus absolue, sans jamais apprendre officiellement le motif réel de leur emprisonnement. Pour des raisons aisées à comprendre, ces pages n'ont pu paraître du vivant du roi Hassan II du Maroc. Sa récente disparition et l'accession au pouvoir de son fils Mohammed VI, en rien comptable du passé mais au contraire porteur d'espoir, rendent aujourd'hui possible leur publication. Puisse ce témoignage inouï, qui magnifie avant tout le courage et l'indestructible volonté de survie face à l'innommable, prouver de manière éclatante qu'en tous lieux, en tous temps, l'esprit peut vaincre la matière !

http://apa.online.free.fr/Images/tazmamart.jpg « J'ai été kidnappé avec mes deux frères au Maroc et séquestré pendant dix-huit ans sans droit ni titre, sans jugement et sans accusation. Nous avons été libérés après dix-huit ans et demi d'incarcération dans le camp de la mort de Tazmamart à la suite d'une pression directe du président américain sur le roi du Maroc et nous avons été rapatriés en France, trois jours après notre libération » Ali Bourequat
Après avoir reçu des menaces en France, à l’époque où Charles Pasqua était ministre de l’Intérieur, Ali Bourequat a obtenu l’asile politique aux États-Unis en 1995. Né en 1937, il vit aujourd'hui en exil au Texas.


http://images-eu.amazon.com/images/P...8.LZZZZZZZ.jpg Le 23 juillet 1999, Hassan IL, usé et malade, mourait après un règne de trente-huit ans marqué par au moins deux tentatives de coup d'État et une longue série d'événements, rarement glorieux, souvent tragiques : les émeutes de 1965, l'enlèvement et l'assassinat de Ben Barka la même année, la Marche verte, dix ans plus tard, le bagne de Tazmamart, le « suicide » du général Oufkir, l'« accident » de voiture du général Dlimi, etc.
Hormis la Marche verte, qui a été l'événement central de ce règne exceptionnellement long, tous ces faits ont donné une image trouble d'un royaume où l'appareil répressif n'a cessé d'être mis à contribution. Si l'institution monarchique s'est renforcée, c'est au détriment des autres institutions et contre-pouvoirs, dont aucun ne joue aujourd'hui un rôle satisfaisant.

Un Marocain adulte sur cinq est au chômage, un sur cinq a dû émigrer et deux sur cinq vivent médiocrement, mal ou misérablement. Le bilan social est désastreux, l'enseignement public en ruines, la santé publique malade, la justice inefficace et corrompue, et l'économie ne parvient pas à décoller.

Fort heureusement, une partie du mouvement associatif et de nombreuses individualités profondément attachées à leur pays pallient avec succès les graves défaillances de l'État et montrent le vrai visage du Maroc.

Dans cet ouvrage, Ignace Dalle, qui a représenté pendant près de cinq ans l'AFP à Rabat, montre comment l'espérance des Marocains, héritiers d'un vieux pays de grande civilisation, a été déçue depuis quatre décennies. Pour Mohammed VI, les défis à relever sont considérables.

http://images-eu.amazon.com/images/P...8.LZZZZZZZ.jpg Ahmed Boukhari a été agent des Services spéciaux marocains entre 1957 et 1977 et principal témoin de l’enlèvement de Mehdi Ben Barka. Il vit aujourd’hui à Casablanca. Octobre 1965. Ahmed Boukhari, agent des Services spéciaux marocains, est de permanence au siège de la police parallèle. Heure par heure, coup de fil après coup de fil, il suit en direct l’enlèvement à Paris de Mehdi Ben Barka, l’implacable adversaire du régime chérifien. Trente-six ans après, l’ancien agent a décidé de parler à travers cet ouvrage. Il raconte l’interminable filature sur les pas de l’opposant qui aboutit à la mort de celui-ci dans une villa de Fontenay-le-Vicomte, et évoque le retour de la dépouille de Ben Barka qui sera dissoute dans l’acide pour effacer toute trace du crime. Il éclaire également le rôle du général Oufkir, puissant ministre de l’Intérieur, soutenu par une guerre de l’ombre que livrent les services contre la " subversion ". Ben Barka : pièces à conviction : des révélations sur les enlèvements, les assassinats, la pratique de la torture dans des lieux de détention secrets où tant de prisonniers ont disparu durant les années de plomb, et sur les relations étroites de l’administration du royaume du Maroc avec la CIA et le Mossad israélien. Pour la première fois, un policier marocain ouvre ses dossiers et nous fait pénétrer au coeur d’une effrayante machine à liquider les corps et à broyer les âmes. Un document accablant. L’autorité marocaine a tout fait pour empêcher la publication de ce livre. Ne parvenant pas à mettre la main sur le manuscrit, elle a finalement condamné l’auteur à un an de prison ferme, prenant prétexte d’une affaire financière vieille de neuf ans. La publicité faite en France autour de cet ouvrage apparaît comme la meilleure protection en faveur d’Ahmed Boukhari contre les dérives de l’arbitraire.

http://images-eu.amazon.com/images/P...8.LZZZZZZZ.jpg Jean-Pierre Tuquoi, quarante-neuf ans, journaliste au Monde, est un spécialiste de l'Algérie, du Maroc, de la Tunisie. Il a déjà publié deux livres : Emmanuel d'Astier, la plume et l'épée (Arléa, 1987, préface de Lucie Aubrac) ; et Notre ami Ben Ali : l'envers du miracle tunisien (La découverte, octobre 1999, préface de Gilles Perrault), qui fit grand bruit. En enterrant Hassan II, à l'été 1999, les Marocains pensaient voir disparaître une conception hautaine et archaïque de la monarchie. Deux années plus tard, les espoirs mis en Mohammed VI, « M6 » comme on le surnommait affectueusement, s'envolent. Passées les premières mesures audacieuses et quelques gestes sympathiques, le « roi des pauvres » ne cesse de décevoir. Alors que les rumeurs circulent au Maroc sur sa vie privée, sur ses voyages, Mohammed VI ne s'exprime guère, n'a lancé aucune réforme d'envergure, travaille peu, déserte Rabat, la capitale, au profit des autres palais hérités de son père. On est loin des audaces et du style flamboyant de Hassan II. Mohammed VI donne l'impression de s'ennuyer, comme si le pouvoir ne l'intéressait pas. Il y a donc une énigme Mohammed VI. Pour la percer, et entrevoir ce que pourrait être son règne, sur quoi se fondent tant d'espérance, il faut revenir sur ce qu'a été son enfance, ses années d'éducation, les rapports de « sidi Mohammed » avec son père. C'est un autre monde que l'on découvre alors, celui du palais, du harem, des petits complots, d'un luxe outrancier, et des excès... Un lieu de ténèbres. Mohammed VI a vécu à l'ombre d'un père jupitérien qui l'a broyé. Entre les Islamistes et les militaires, le Maroc risque d'en faire les frais.

http://images-eu.amazon.com/images/P...8.LZZZZZZZ.jpg Le plus illustre opposant marocain en exil, Mehdi Ben Barka a été arrêté le 29 octobre 1965, en plein Paris par des policiers français, Louis Souchon et Roger Voitot. Il est conduit dans la villa d'un truand, Georges Boucheseiche. Depuis personne ne l'a plus revu et son corps n'a jamais été jamais retrouvé. Bernard Violet fait le point sur l'affaire...
Mehdi Ben Barka principal dirigeant de l'Union des Forces Populaires du Maroc (opposition de gauche au roi Hassan II) avait condamné à mort par contumace par la justice marocaine. Seul son exil à Paris lui avait permis d'échapper au verdict du procès inique que les autorités marocaines avaient organisé pour l'abattre.

Le plus illustre opposant marocain en exil, Mehdi Ben Barka, dont la famille vient d'obtenir des papiers pour pouvoir enfin retourner au Maroc, avait disparu le 29 octobre 1965, en plein Paris. Cette affaire retentissante, impliquant autorités marocaines et policiers français, avait contribué à ternir le règne du roi Hassan II, décédé en juillet dernier. Celle-ci n'a jamais été totalement élucidée, malgré deux instructions judiciaires en France. Ce vendredi-là, Mehdi Ben Barka a rendez-vous devant la brasserie Lipp, Boulevard Saint-Germain à Paris, avec un journaliste et un cinéaste, qui envisagent un film sur la décolonisation. Il est 12h15. Deux policiers de la brigade mondaine, Louis Souchon et Roger Voitot, exhibant leur carte, invitent Ben Barka à monter à bord d'une voiture, où se trouve également Antoine Lopez, un agent des services du contre-espionnage français. Il est conduit à Fontenay-le-Vicomte (Essonne), dans la villa d'une figure du milieu, Georges Boucheseiche. Dès lors, on perd sa trace. Nul ne reverra vivant le principal dirigeant de l'Union des Forces Populaires du Maroc, condamné à mort par contumace par la justice marocaine, et son corps ne sera jamais retrouvé.

« Coïncidence : le général Mohamed Oufkir, ministre marocain de l'Intérieur, Ahmed Dlimi, directeur de la sûreté nationale marocaine, et un certain Chtouki, chef des brigades spéciales marocaines, se trouvaient à Paris à ce moment-là. Cette affaire soulève en pleine campagne électorale en France l'indignation des milieux politiques francais, notamment l'opposition de gauche, François Mitterrand en tête. Le chef de l'Etat, le général de Gaulle, dans une conférence de presse du 22 février 1966, minimise la part des services secrets français et fait porter toute la responsabilité sur le général Oufkir. Plus tard, un repris de justice, Georges Figon, affirmera avoir vu Oufkir tuer l'opposant marocain avec un poignard décroché d'une panoplie dans la villa. L'instruction judiciaire, menée par le juge Louis Zollinger, aboutit à l'inculpation de treize personnes dont le général Mohamed Oufkir, Ahmed Dlimi, Marcel Leroy-Finville, un des responsables du SDECE (les services secrets français d'alors), Antoine Lopez et Georges Figon. Un premier procès s'ouvre le 5 septembre 1966. Six accusés sur treize sont dans le box. Les sept autres, dont Oufkir, Dlimi et Boucheseiche, font défaut. Deux coups de théâtre relancent l'affaire : d'une part l'un des accusés, Figon, est retrouvé mort à Paris et l'enquête conclura à un suicide. D'autre part, Dlimi se constitue prisonnier. En revanche, le roi Hassan II refuse que son ministre de l'Intérieur, Oufkir, comparaisse en France. Un second procès s'ouvre le 17 avril 1967 en l'absence de la famille Ben Barka, retirée des débats après le décès subit de ses principaux avocats. Le verdict du 5 juin 1967 acquitte Dlimi et les protagonistes français, à l'exception de Lopez et Souchon, condamnés respectivement à huit et six ans de prison. Mohamed Oufkir, désigné par la justice comme le grand responsable de la disparition de Ben Barka, est condamné par contumace à la réclusion à perpétuité. La condamnation par la justice française d'un ministre étranger en exercice, fait sans précédent dans le droit international, devait provoquer le gel des relations franco-marocaines pendant deux ans. ». (extrait de[/color]


;-)
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  #105  
Vieux 30/07/2003, 13h55
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Up, je viens de terminer le livre de Stephen Smith, Un destin marocain (Oufkir) et je me demandais si vous en connaisser d'autres ds le mm genre?
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  #106  
Vieux 30/07/2003, 18h39
 
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moi je lis mes factures de bouygues et de mon abonnement internet. a cela s'ajoute les chartes des forums et voàs posts ! kekh kekh kekh :-D :-D :-D
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  #107  
Vieux 30/07/2003, 18h43
 
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moi je relis sur la route et je feuillette " finance internationale et gestion du risque de change" mon meilleur soporifique
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  #108  
Vieux 30/07/2003, 18h45
 
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Citation:
voodooChile a écrit*:
moi je relis sur la route et je feuillette " finance internationale et gestion du risque de change" mon meilleur soporifique
Tiens je crois que je l'ai lu celui là ... J'aime pas aimé la fin d'ailleurs ! :-D
Sinon là je lis Léon l'Africain d'Amin Maalouf ... J'adore !!!
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  #109  
Vieux 30/07/2003, 21h48
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Par défaut les factures

en effet les factures de bouygues c'est quelque chose en matière de hiéroglyphes en forme de carottes à déchiffrer
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  #110  
Vieux 30/07/2003, 22h03
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Lorsque je vais aux toilettes, c'est toujours un exemplaire du Selection du reader digest.
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