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#161
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| alchimiste de paulo coelho "légende personnelle" "c'est ce que tu as toujours souhaité faire.Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait quelle est sa légende personelle. A cette époque de la vie, tout est clair, tout est possible, et l'on n'a pas peur, de rêver et de souhaiter tout ce qu'on aimerait faire de sa vie... |
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#162
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| "IMPERATRICE" d'une jeune auteur chinoise : Shan Sa |
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#163
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| J'aime bien iznogoud aussi :-) Mais en ce moment "le cinquième cavalier" de Lapierre et Colins... très intérressant... |
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#164
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| C'est La prisonnaire de Malika Oufkir pour la troisieme fois... |
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#165
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| The Ballad Of the Sad Café_ Carson Mc Cullers |
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#166
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| DEUX EPEES POUR L AMOUR de Bruno Marty (1980) |
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#168
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| Toutes voiles dehors : le dernier livre de Nadia Yassine Par association Emergence mardi 3 juin 2003 Ce livre qui a été écrit bien avant le 11 septembre, n'en est pas moins à jour quant à la relation de l'Occident avec « son autre », l'Islam (selon l'expression de Jacques Berque). Cet ouvrage qui peut participer à la compréhension de certaines actualités dans le monde musulman permet aussi de cerner l'appréhension que peut avoir une conscience musulmane d'un certain modernisme. L'autre originalité peut-être de ce livre est que son auteur en plus d'être une femme appartient à un mouvement politique marocain d'opposition que l'on taxe d'islamiste radical, « Justice et Spiritualité ». Certes il est radical par rapport à un pouvoir tyrannique et héréditaire dont il conteste la légitimité mais sa compréhension de la pratique sociale de l'islam s'inscrit dans un contexte d'ijtihad (effort de réflexion et de rénovation) continu, courageux et tout à fait novateur. Le dialogue et l'ouverture sont des caractéristiques de l'école de pensée fondée par le père de l'auteur depuis les années 70. D'ascendance soufie, le mouvement tient la non-violence comme un principe sacro-saint et il a acquis ses lettres de noblesse en la matière puisque depuis trente ans, il est régulièrement réprimé dans le sang sans renoncer à ce principe l'espace d'une seconde. La dernière boucherie en date fut menée par l'état marocain le 10 décembre 2000 lors d'une manifestation pour les droits de l'homme, principe tout à fait agréé par le mouvement. En plus de 737 blessés graves, l'auteur et des membres de sa famille furent traduits en justice et écopèrent de quatre mois de sursis. Le livre de Nadia Yassine comme ses innombrables interviews nationaux et internationaux , comme toute son existence ne peuvent s'appréhender vraiment que dans un contexte militant d'appel à un droit primordial que l'homme ignore : celui de faire sens et de connaître le secret de son passage dans cette vie. L'égérie de « Justice et Spiritualité » comme s'est plu à l'appeler Le Monde, Le nouvel observateur, Jeune Afrique, l'Express et bien d'autres hisse donc toutes ses voiles hautes en couleur pour aller jusqu'au bout de son invitation sans toutefois rien proposer de verrouillé au lecteur… c'est juste une invitation pas … un détournement. Nadia Yassine est née à Casablanca en décembre 1958. Elle poursuivit ses études primaires et secondaires dans les écoles de la mission française et décrocha son bac avec mention en 1977. Eveillée très tôt à une lecture militante de sa foi et guidée par son père qu'elle considère avant tout comme son maître spirituel, elle fit le choix de poursuivre ses études dans son propre pays et obtint en 1980 sa licence en science politique. Elle réussit certes à en savoir davantage sur la réalité de l'enseignement marocain mais paya de son ascension académique à cause de l'engagement politique de son père après qu'on l'eut ainsi que toute sa famille interdit de passeport à nos jours. Elle poursuivit sa formation en autodidacte tout en enseignant la langue française dans des lycées privés. Elle ne se contenta pas de se vouer à sa famille composée de son mari, professeur militant et ex-détenu pendant deux ans pour la même cause qu'elle, et à ses quatre filles mais s'engagea corps et âme dans le mouvement « Justice et Spiritualité » en tant que responsable de la section féminine. Elle s'y escrime en compagnie de multiples femmes convaincues et sincères à promouvoir dans les faits et par l'éducation le statut de la femme musulmane qui pour elle n'a rien à voir avec l'Islam tel que le lui a enseigné son père. Extraits du livre : Toutes voiles dehors : (…) Toutes voiles dehors. Pourquoi ce titre ? Pour une invitation au voyage au bout de la sincérité, au bout de la sévérité aussi peut-être. Cette invitation, c'est sûr , semblera naïve à l'heure où les médias s'évertuent à faire passer ceux du bateau pour des fous sanguinaires mais toutes voiles dehors quand même. On n'y verra certes pas l'œuvre du hasard, si le mot voiles figure dans le titre d'un ouvrage écrit par une voilée, et les adeptes de Freud ne manqueront pas d'y renifler l'acte manqué sous forme de métaphore. Je désamorce de prime abord les élans psychanalytiques effrénés. Le mot voile ne tient pas du refoulé qui remonte en surface dans un titre ; il est bel et bien une allusion claire que je revendique en toute conscience, que j'assume dans mon titre comme dans ma vie. Je rassure cependant tout de suite le lecteur : ce livre n'a pas dans l'intention d'être un panégyrique du foulard. L'islam est bien plus qu'un carré de tissu, malgré tout ce que peuvent penser ses ennemis comme ses tenants. Si les premiers considèrent le voile comme un signe ostentatoire et comminatoire, les seconds s'y prennent souvent les pieds et tombent dans une vision opaque de l'islam. Pour ces derniers, l'islam se réduit à des apparences vestimentaires et l'habit de la femme voilée devient pour eux une véritable obsession (…). Toutes voiles dehors Je hisse donc mes voiles pour « ouvrir ma gueule », comme le conseille Pierre Bourdieu dans son dialogue avec Günter Grass. Je prends en compte ce précieux avis, même sachant que je paraîtrai odieuse à beaucoup, puisque j'appartiens à une catégorie d'individus qu'on préférerait sans gueule du tout. Toutes voiles dehors Je hisse surtout mes voiles pour l'amour du grand large de l'esprit. Je les hisse sur le mât d'un bateau imaginaire pour inviter ceux et celles dont le ciel se fait bas et lourd à changer d'air. Je les hisse pour ceux dont la vie ressemble à celle de cette pauvre bête de trait qui tire et tourne et tourne et tire la meule sans fin. J'écris pour ceux qui n'ont plus le courage de tourner en rond et ont enfin celui de se regarder en face ; ceux qui ont le culot de penser autrement. J'écris pour les albatros, ceux qui ne sont dans leur élément qu'au plus haut des azurs inconnus (…). L'exception culturelle : (…) La FEN1, commentant les derniers conflits textiles qui émeuvent la France, publie dans un communiqué, la bouche pincée : « Le prosélytisme constitue une entrave à la liberté de conscience nécessaire au développement de l'esprit critique du jeune, condition de l'accès à l'autonomie qui est une des missions premières du service public laïc d'éducation. » Ce texte, ma foi, appartient au type de pensée unique énoncé dans le très saint Édit de 1787, où l'Eglise reconnaît du bout des lèvres qu'il existe des « non-catholiques » mais que « la religion catholique (…) continuera de jouir seule dans notre royaume du culte public ». Le terme laïque remplacerait catholique que l'Édit de 1787 ressemblerait fort aux édits de la laïcité de 1994. Jules ferry, fondateur de l'école laïque, désirait qu'elle serve à promouvoir une nouvelle conception de la citoyenneté loin de celle que l'Eglise défendait. L'école était pour lui un moyen progressif mais sûr de subtiliser ses fidèles à cette Eglise. Elle n'en demeurait pas moins et avant tout un espace de neutralité dans sa conception. Tariq Ramadan précise : « Dans sa « lettre aux instituteurs » écrite en 1883, Jules Ferry insiste sur l'importance d'enseigner les éléments d'une morale qui ne puisse pas choquer les pères de famille, dussent-ils être catholiques. L'école laïque se veut d'abord une école neutre et donc tolérante. » Un passage de cette fameuse lettre aux instituteurs stipule : « Le maître doit veiller constamment à ne choquer les opinions d'aucun des enfants qui lui sont confiés, et d'aucun des parents qui les lui confient. Le maître est le délégué des parents. » Le rôle de l'école s'est-il à ce point transformé depuis ou bien faut-il croire qu'un élève musulman n'a pas droit aux largesses de l'école laïque ou bien encore qu'un parent immigré n'est pas un parent comme les autres ? (…). Nadia Yassine, Toute voile dehors, Alter Editions, Epinay s/Seine, 2003 ; ou éditions le Fennec, Casablanca 2003. 1 Fédération de l'Education Nationale. association Emergence |
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| Toutes voiles dehors : le dernier livre de Nadia Yassine Par association Emergence mardi 3 juin 2003 Ce livre qui a été écrit bien avant le 11 septembre, n'en est pas moins à jour quant à la relation de l'Occident avec « son autre », l'Islam (selon l'expression de Jacques Berque). Cet ouvrage qui peut participer à la compréhension de certaines actualités dans le monde musulman permet aussi de cerner l'appréhension que peut avoir une conscience musulmane d'un certain modernisme. L'autre originalité peut-être de ce livre est que son auteur en plus d'être une femme appartient à un mouvement politique marocain d'opposition que l'on taxe d'islamiste radical, « Justice et Spiritualité ». Certes il est radical par rapport à un pouvoir tyrannique et héréditaire dont il conteste la légitimité mais sa compréhension de la pratique sociale de l'islam s'inscrit dans un contexte d'ijtihad (effort de réflexion et de rénovation) continu, courageux et tout à fait novateur. Le dialogue et l'ouverture sont des caractéristiques de l'école de pensée fondée par le père de l'auteur depuis les années 70. D'ascendance soufie, le mouvement tient la non-violence comme un principe sacro-saint et il a acquis ses lettres de noblesse en la matière puisque depuis trente ans, il est régulièrement réprimé dans le sang sans renoncer à ce principe l'espace d'une seconde. La dernière boucherie en date fut menée par l'état marocain le 10 décembre 2000 lors d'une manifestation pour les droits de l'homme, principe tout à fait agréé par le mouvement. En plus de 737 blessés graves, l'auteur et des membres de sa famille furent traduits en justice et écopèrent de quatre mois de sursis. Le livre de Nadia Yassine comme ses innombrables interviews nationaux et internationaux , comme toute son existence ne peuvent s'appréhender vraiment que dans un contexte militant d'appel à un droit primordial que l'homme ignore : celui de faire sens et de connaître le secret de son passage dans cette vie. L'égérie de « Justice et Spiritualité » comme s'est plu à l'appeler Le Monde, Le nouvel observateur, Jeune Afrique, l'Express et bien d'autres hisse donc toutes ses voiles hautes en couleur pour aller jusqu'au bout de son invitation sans toutefois rien proposer de verrouillé au lecteur… c'est juste une invitation pas … un détournement. Nadia Yassine est née à Casablanca en décembre 1958. Elle poursuivit ses études primaires et secondaires dans les écoles de la mission française et décrocha son bac avec mention en 1977. Eveillée très tôt à une lecture militante de sa foi et guidée par son père qu'elle considère avant tout comme son maître spirituel, elle fit le choix de poursuivre ses études dans son propre pays et obtint en 1980 sa licence en science politique. Elle réussit certes à en savoir davantage sur la réalité de l'enseignement marocain mais paya de son ascension académique à cause de l'engagement politique de son père après qu'on l'eut ainsi que toute sa famille interdit de passeport à nos jours. Elle poursuivit sa formation en autodidacte tout en enseignant la langue française dans des lycées privés. Elle ne se contenta pas de se vouer à sa famille composée de son mari, professeur militant et ex-détenu pendant deux ans pour la même cause qu'elle, et à ses quatre filles mais s'engagea corps et âme dans le mouvement « Justice et Spiritualité » en tant que responsable de la section féminine. Elle s'y escrime en compagnie de multiples femmes convaincues et sincères à promouvoir dans les faits et par l'éducation le statut de la femme musulmane qui pour elle n'a rien à voir avec l'Islam tel que le lui a enseigné son père. Extraits du livre : Toutes voiles dehors : (…) Toutes voiles dehors. Pourquoi ce titre ? Pour une invitation au voyage au bout de la sincérité, au bout de la sévérité aussi peut-être. Cette invitation, c'est sûr , semblera naïve à l'heure où les médias s'évertuent à faire passer ceux du bateau pour des fous sanguinaires mais toutes voiles dehors quand même. On n'y verra certes pas l'œuvre du hasard, si le mot voiles figure dans le titre d'un ouvrage écrit par une voilée, et les adeptes de Freud ne manqueront pas d'y renifler l'acte manqué sous forme de métaphore. Je désamorce de prime abord les élans psychanalytiques effrénés. Le mot voile ne tient pas du refoulé qui remonte en surface dans un titre ; il est bel et bien une allusion claire que je revendique en toute conscience, que j'assume dans mon titre comme dans ma vie. Je rassure cependant tout de suite le lecteur : ce livre n'a pas dans l'intention d'être un panégyrique du foulard. L'islam est bien plus qu'un carré de tissu, malgré tout ce que peuvent penser ses ennemis comme ses tenants. Si les premiers considèrent le voile comme un signe ostentatoire et comminatoire, les seconds s'y prennent souvent les pieds et tombent dans une vision opaque de l'islam. Pour ces derniers, l'islam se réduit à des apparences vestimentaires et l'habit de la femme voilée devient pour eux une véritable obsession (…). Toutes voiles dehors Je hisse donc mes voiles pour « ouvrir ma gueule », comme le conseille Pierre Bourdieu dans son dialogue avec Günter Grass. Je prends en compte ce précieux avis, même sachant que je paraîtrai odieuse à beaucoup, puisque j'appartiens à une catégorie d'individus qu'on préférerait sans gueule du tout. Toutes voiles dehors Je hisse surtout mes voiles pour l'amour du grand large de l'esprit. Je les hisse sur le mât d'un bateau imaginaire pour inviter ceux et celles dont le ciel se fait bas et lourd à changer d'air. Je les hisse pour ceux dont la vie ressemble à celle de cette pauvre bête de trait qui tire et tourne et tourne et tire la meule sans fin. J'écris pour ceux qui n'ont plus le courage de tourner en rond et ont enfin celui de se regarder en face ; ceux qui ont le culot de penser autrement. J'écris pour les albatros, ceux qui ne sont dans leur élément qu'au plus haut des azurs inconnus (…). L'exception culturelle : (…) La FEN1, commentant les derniers conflits textiles qui émeuvent la France, publie dans un communiqué, la bouche pincée : « Le prosélytisme constitue une entrave à la liberté de conscience nécessaire au développement de l'esprit critique du jeune, condition de l'accès à l'autonomie qui est une des missions premières du service public laïc d'éducation. » Ce texte, ma foi, appartient au type de pensée unique énoncé dans le très saint Édit de 1787, où l'Eglise reconnaît du bout des lèvres qu'il existe des « non-catholiques » mais que « la religion catholique (…) continuera de jouir seule dans notre royaume du culte public ». Le terme laïque remplacerait catholique que l'Édit de 1787 ressemblerait fort aux édits de la laïcité de 1994. Jules ferry, fondateur de l'école laïque, désirait qu'elle serve à promouvoir une nouvelle conception de la citoyenneté loin de celle que l'Eglise défendait. L'école était pour lui un moyen progressif mais sûr de subtiliser ses fidèles à cette Eglise. Elle n'en demeurait pas moins et avant tout un espace de neutralité dans sa conception. Tariq Ramadan précise : « Dans sa « lettre aux instituteurs » écrite en 1883, Jules Ferry insiste sur l'importance d'enseigner les éléments d'une morale qui ne puisse pas choquer les pères de famille, dussent-ils être catholiques. L'école laïque se veut d'abord une école neutre et donc tolérante. » Un passage de cette fameuse lettre aux instituteurs stipule : « Le maître doit veiller constamment à ne choquer les opinions d'aucun des enfants qui lui sont confiés, et d'aucun des parents qui les lui confient. Le maître est le délégué des parents. » Le rôle de l'école s'est-il à ce point transformé depuis ou bien faut-il croire qu'un élève musulman n'a pas droit aux largesses de l'école laïque ou bien encore qu'un parent immigré n'est pas un parent comme les autres ? (…). Nadia Yassine, Toute voile dehors, Alter Editions, Epinay s/Seine, 2003 ; ou éditions le Fennec, Casablanca 2003. 1 Fédération de l'Education Nationale. association Emergence |
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| L'oeuvre de dieu, la part du diable de John IRVING.... un régal ;-) |