|
#1
| ||||
| ||||
| yo la populat. Va falloir se fâcher Pour un chroniqueur, le bonheur, c’est bien entendu d’être lu. Mais au-delà de la satisfaction d’un besoin ô combien narcissique - le journaliste qui prétendra ne jamais l’éprouver est un menteur -, c’est aussi le bonheur de recevoir des commentaires sur ses écrits, y compris (surtout ?) quand ils sont acerbes, acrimonieux et qu’ils laissent transparaître une grosse contrariété. Voici donc une règle à connaître pour tout lecteur qui prend sa plume pour réagir à un article : exprimer sa colère c’est, le plus souvent, convaincre l’auteur du forfait qu’il a appuyé à l’endroit où cela fait le plus mal et c’est ce qui va plutôt l’inciter à récidiver. Voilà pourquoi, cher Morad, vous aurez bientôt droit à une nouvelle chronique sur la différence entre beurs et blédards (je plaisante, enfin presque...). L’autre intérêt d’avoir des lecteurs, c’est qu’ils n’hésitent pas à signaler de manière régulière au chroniqueur des informations qui auraient pu lui échapper ou dont il aurait négligé l’intérêt, passant du coup, à côté d’un bon sujet, ou du moins, d’une bonne amorce pour une chronique. Il y a quelques jours, j’ai ainsi reçu un courriel d’un fidèle lecteur, Abdellah B., qui vit là-bas, très loin en Afrique, au-dessous de l’Equateur, dans un pays dont on parle souvent en France pour son chaos et la désespérance qu’il inflige aux amoureux du continent noir. Abdellah m’a alerté à propos d’un article paru dans le Paris-Match du 5 janvier dernier. Il y était question des mésaventures de l’acteur Saïd Taghmaoui, interpellé à l’aéroport de Los Angeles le 23 septembre 2001 - c’est-à-dire douze jours après les attentats que vous savez - pour un look un peu trop « muslim » au regard de l’ambiance de l’époque (et de maintenant d’ailleurs). Suite http://oumma.com/article.php3?id_article=1890 Je partage tout à fait son avis. |