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| Pourquoi l’âne ne deviendra jamais un savant ? (Conte) Il était une fois, un âne qui vivait à Tachdirt, un village situé dans les montagnes du Haut Atlas. En hiver comme en été, les montagnes font rêver les touristes venus de tous les coins du monde admirer la nature à l’état sauvage : Des sommets enneigés, des arbres touffus, des cascades magnifiques… L’âne vit dans une maison berbère en pisé chez Da âli. L’homme a pris de l’âge; pourtant, il continue à travailler au champ. Il porte souvent une djellaba aux couleurs sombres et des babouches jaunes. Un bâton long ne le quitte pas quand il est sur sa monture. La bête travaille sans cesse au champ sans jamais se lasser. Elle est solide. Son poil blanc le fait distinguer des autres ânes de la région. Tout le monde le reconnaît facilement et l’appelle « aghyoul n Da âli»* Un jour, en revenant du souk d’Asni, l’âne se révolte et n’accepte plus d’être traiter comme un animal sans valeur. Il réclame alors ses droits à son maître : droit au repos après un travail pénible, droit à une bonne nourriture, droit d’être traiter avec douceur, sans violence. Enfin, droit au savoir et à l’apprentissage. Il veut aller à l’école pour apprendre à lire et à écrire et défendre ses droits. Il souhaite devenir quelqu’un très utile dans la société en sauvegardant toujours sa dignité d’animal et en rappelant à ceux qui veulent l’entendre qu’il est toujours un animal laborieux, très utile à l’homme de la montagne. Il accomplit son travail comme il faut : Il porte de l’eau potable tous les jours, des branches sèches pour tahmamte**, des sacs de blé en traversant de long chemin du souk au douar. Compréhensif, son propriétaire accepte tous ces droits reconnus par les gens du douar qui respectent l’animal en général car c’est une création de Dieu; sauf un seul droit : La suppression du bâton est impossible. C’est certainement un rêve irréalisable. Depuis lors, l’âne est battu sans merci avec violence. Il ne deviendra jamais un savant. * l’âne de Da âli en langue locale tamazight ** bain traditionnel Morale du conte : Si le bâton était un moyen d’apprentissage, l’âne deviendrait un grand savant. |