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| Chronique : CITIZEN… CAN (2006) Le : (11/2/2006) Le problème réside dans la manière dont est géré le football marocain. Avec une fédération dont les membres se tirent dans les pattes, jettent la responsabilité sur autrui, n’ayant pas le courage d’assumer leurs (mauvais) choix. PHOTO: Image du match Maroc-Libye. Les Lions de l'Atlas ont terminé la CAN-2006 sans marquer le moindre but au moment où le Camerounais Samuel Eto'o a marqué, à lui seul, 5 buts. « De la joie, des sueurs et des larmes. » Un leitmotiv qui résume toute la portée significative d’un tournoi sportif de grande envergure. Phrase qui résume l’esprit même du sport. Où la concurrence aboutit fatalement à la victoire des uns et aux défaites des autres. Avec, donc, son lot de joie et de déception. On peut également y rajouter le rire. Non pas cette autre manifestation de joie, découlant d’une réelle satisfaction. Mais ce rire qu’évoquait le grand poète arabe Abou Tayyib al-Moutanabbi et dont parle l’adage populaire « Trop de malheurs fait rire ». Il en est ainsi du football marocain et de la prestation de l’équipe nationale en Coupe d’Afrique des nations 2006. La presse nationale, l’opinion publique et tous les observateurs, étrangers compris, ont été unanimes à le reconnaître : les heurts et malheurs du football national sont à chercher ailleurs que dans les capacités des joueurs ou la compétence de l’entraîneur. Le problème réside dans la manière dont est géré le football marocain. Avec une fédération dont les membres se tirent dans les pattes, jettent la responsabilité sur autrui, n’ayant pas le courage d’assumer leurs choix. Avec aussi des responsables qui, n’étant pas habitués aux critiques, démissionnent et se font prier pour rester faisant leur cette devise « Retenez-moi sinon je reste ». D’autres qui, en mal de pub, attendent leurs collègues au tournant et les jettent à la vindicte populaire au moindre faux pas. Parfaite illustration de la lâcheté. D’autres encore qui restent dans l’expectative parce que contents d’être là et ne réalisant pas encore qu’ils avaient bénéficié de pareille chance. La déception de la CAN, si amère soit-elle, a eu au moins ce mérite : celui de se rendre à l’évidence que l’on va au trot là où les autres vont au sprint. On a ainsi vu des équipes subsahariennes qui, hier, ne faisaient pas le poids face au Maroc et le jalousaient, devenir des foudres de guerre et surtout surtout faire honneur à leurs supporteurs. Ceux qui s’attendaient à une véritable remise en cause des responsables de la déconvenue de la CAN-2006, ont dû déchanter. Les responsables ont décidé de maintenir le statu quo procédant à quelques changements, insignifiants du reste. De la poudre aux yeux. Et, cerise sur le gâteau, le bureau fédéral réuni le 6 février dernier, a jugé que la participation marocaine dans cette CAN n’était pas catastrophique (sic). Mais ils se foutent de qui ? a vous de répondre.... |
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