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LE MONDE | 16.02.06 | 13h52 • Mis à jour le 16.02.06 | 13h52 Une polémique s'est ouverte, mercredi 15 février, entre le pouvoir marocain et Le Journal hebdomadaire, lequel se dit cible d'une campagne de dénigrement. Dans sa dernière édition, ce journal d'opposition avait publié dix pages sur l'affaire des caricatures, donnant la parole à des spécialistes de l'islam politique. Pour illustrer son dossier, le magazine avait reproduit une photo de France Soir montrant les caricatures de Mahomet, mais après les avoir barrées de noir, ce qui les rendait presque invisibles. A la suite de cette publication, deux chaînes de télévision du service public ont accusé Le Journal hebdomadaire d'être connu pour sa propension à "heurter l'opinion publique par ses positions contraires aux valeurs sacrées" du Maroc. Le magazine a vivement réagi à ces propos tenus deux soirs de suite, à des heures de forte audience, estimant qu'il s'agissait d'une "incitation à la haine". Pour le directeur de la publication, Aboubakr Jamaï, on désigne son équipe "à la vindicte populaire dans un contexte particulièrement explosif". Le journaliste accuse par ailleurs le pouvoir d'avoir organisé des manifestations d'une centaine de personnes, ces derniers jours, à Casablanca et à Rabat, pour discréditer son magazine, à la veille d'un verdict attendu dans une nouvelle affaire de diffamation. Le Journal hebdomadaire est poursuivi par un centre de recherche bruxellois dont il a mis en cause la probité en décembre 2005, affirmant qu'une étude produite par ce centre, sur le Sahara occidental, avait en fait été téléguidée par les autorités marocaines. Mercredi, le porte-parole du gouvernement marocain a démenti que le pouvoir cherche à régler ses comptes avec Le Journal hebdomadaire. Pour Nabil Benabdellah, les accusations du magazine sont "infondées" et le gouvernement n'a "rien à voir là dedans". En Algérie, le directeur de l'hebdomadaire Essafir et celui de l'hebdomadaire Panorama ont été placés sous mandat de dépôt, samedi 11 février, pour avoir publié les caricatures de Mahomet. Les deux titres ont été en outre suspendus. Le paradoxe est qu'ils menaient campagne contre ces caricatures et appelaient au boycott des produits danois. Ils voulaient montrer à leurs lecteurs comment le journal danois, à l'origine du scandale, avait "outragé le prophète". Pour le directeur du quotidien El Watan, Omar Belhouchet, il est clair qu'il n'y a eu aucune intention de nuire mais, dit-il, "tous les prétextes sont bons pour museler et humilier" la presse privée algérienne ces derniers temps. Un opinion que partage le comité Benchicou pour les libertés, du nom du directeur du journal Le Matin. Mohammed Benchicou, l'un des plus vifs détracteurs du président Bouteflika, purge depuis juin 2004 une peine de deux ans de prison ferme à Alger. Florence Beaugé |
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le pouvoir ne règle pas ses comptes avec l'opposition, ce n'est même pas un journal d'opinion, en tous cas le journal hebodomadaire est indépendant et ne s'est jamais déclaré opposé au pouvoir marocain. Par contre , il fait et écrit des articles détaillés. Je ne suis pas toujours d'accord avec leurs écrits, ou meêm très rarementi, d'ailleurs , le but est de ne pas toujours etre d'accord avec quelq'un, ce que les autorités marocaines ne supportent pas. Si on doit mettre en prison toux ceux qu ne sont pas du même avis!! Le journal a écrit aussi sur les prisons secrètes, il n'est pas le seul, beacuop de journaux européens et américaisn ont affirém que le maroc sert de prison des USA. Que les autorités dementent est une manière civilisée et démocratique d'apporter un autre avis que celui du journal. Qu'on le jette en pature, ce n'est pas du tout sage ni intelligent, car la roue tourne, il n faut jamais l'oublier.
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