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| ah je comprends pquoi au Sheraton à Mrkch il y avait la partie palais badii... on en apprend tous les jours instruisez vous!! c'est l'une des meilleure chose |
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| L'émir Idriss II met en place une administration sur le modèle de celle des Omeyyades, dont les cadres sont en partie recrutés parmi les Rabedis et les Kairouanais. Il lève également un jound, une milice armée où l'élément arabe devient de plus en plus important, ce qui occasionne des frictions avec les Berbères. Le territoire contrôlé par les Idrissides s'étend peu à peu sur une bonne partie du Maroc. Les limites de l'émirat sont même repoussées à l'est jusqu'à Tlemcen et au sud-ouest jusqu'au Souss. En revanche Idriss II se heurte à l'ouest à la puissante secte des Barrhwattas qui domine les plaines atlantiques de Chaouïa et des Doukkalas. Fès ou plutôt les deux villes de Madinat Fas et d'al-Aliyya connaissent un certain éclat intellectuel et artistique, en raison de leurs liens étroits avec Cordoue et Kairouan, les deux pôles majeurs de l'occident musulman. Al-Aliyya s'enorgueillit en particulier de la mosquée d'al-Qarawiyyine fondée en 857 par Lalla Fatima al Fihrya et qui fait aussi office d'université et abrite une prestigieuse bibliothèque. Al-Qarawiyyine sera l'équivalente d'al-Azhar au Caire. Dernière modification par elhout ; 11/06/2006 à 19h37. |
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| En outre al-Qarawiyyine diffuse le sunnisme malékite à travers le Maroc, car nombre de ses oulémas se sont formés à l'école de Kairouan où est enseignée la doctrine du cheikh de Médine Malik Ibn Anas (712-796). De toute manière le chiisme n'était suivi que par une part infime de la population, sauf dans le Souss (notamment à Taroudannt). D'autres agglomérations voient aussi le jour comme Basra (en référence à Basra l'irakienne, appelée aussi Bassorah), Salé, Sefrou, Tlemcen. Par ailleurs l'émirat idrisside s'intègre dans le circuit du commerce caravanier, notamment celui de l'or venu du royaume de Ghana, et qui transite par son territoire avant de parvenir en Andalousie omeyyade, importante consommatrice de ce métal précieux. D'autres routes commerciales existent avec l'Ifriqya et l'Egypte. |
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| L’histoire occultée du Maroc Par Driss Ksikes, avec Youssef Aït Akdim Nos élèves apprennent dans leurs manuels une histoire tronquée, mythifiée du Maroc. Face à des séquences où l’occultation est flagrante, des spécialistes de renom nous aident à rétablir la vérité. Pour l’Histoire, la vraie. Un manuel d’histoire n’est pas fait pour révéler toutes les vérités aux élèves. Il n’est pas fait non plus pour leur raconter des histoires. Certes, un ouvrage de classe censé vulgariser et transmettre toute l’histoire d’un pays, simplifie les périodes, gomme les nuances, passe outre les détails. Il participe, forcément, à consacrer des mythes nationaux. Mais entre livrer des vérités partielles et occulter des vérités nécessaires, il y a un pas que le Maroc a allégrement franchi. Le souci de mystifier est excessif chez nous, parce que le passé permet de mieux contrôler le présent et le discours historique aide à légitimer le pouvoir. Mais est-ce une raison pour livrer au Marocain de demain une version biaisée de son passé, qui ne tienne pas compte de ses origines, résistances, dissidences et autres révolutions ? Au vu des derniers manuels en date et des occultations majeures qui y persistent, on a toutes les raisons de croire que l’État est coupable. Le ministère de l’Éducation nationale établit des critères qui limitent fortement le champ de la vérité historique à mettre à la disposition des élèves. Il confie à des inspecteurs, déconnectés de la recherche universitaire, la tâche ardue d’éditer les manuels. Il ne jette pas les ponts avec les historiens, susceptibles d’apprécier scientifiquement l’effort des auteurs. Il confie à de simples cadres, peu à même de juger la justesse du propos historique, la tâche purement administrative de valider les ouvrages. Enfin, il édite des manuels avec des chapitres idéologiquement orientés, des zooms sur des événements triés selon leur degré de gloire, sans mise en contexte aucune pour en relativiser les faits. Face à une telle mascarade, nous avons interrogé des universitaires de renom sur des séquences tronquées à souhait, pour rétablir la vérité. Et pointer du doigt les mensonges. Préhistoire et antiquité Officiellement, les Marocains n’ont pas d’origine identifiée "Les premiers habitants du Maroc sont des Berbères. Ils sont venus du Yémen et de Syrie, via la Nubie et l’Égypte". Le Maroc officiel, n’ayant plus un faible pour l’idéologie panarabe, ce gros mensonge ne figure plus dans nos manuels d’histoire. À la place, rien n’est dit sur les autochtones du pays. Omission volontaire ou manque de preuves scientifiques ? En fait, ils sont de l’Atlas, de Nubie et d’Europe Les sites rupestres permettent d’attester, aujourd’hui, que les "pasteurs éleveurs de bœufs" étaient déjà à l’époque néolithique des Berbères. Les recherches prouvent aussi que l’écriture libyque (ancêtre du tifinagh), repérée dans l’Atlas et l’Anti-Atlas, date de 3000 ans. D’où viennent donc nos ancêtres les Imazighen ? D’Europe ? Du Sahara ? De l’Orient ? Les historiens les plus scrupuleux n’excluent aucune des trois pistes. Il s’agit d’un mélange : des habitants sédentarisés, dits les "paléo Berbères", auxquels s’adjoignent deux groupes venus de la Méditerranée orientale, les uns blonds car transitant par l’Europe et les autres noirs métissés, provenant de Nubie et d’Afrique orientale. Les Maxyes qu’évoque Hérodote comme habitants de l’Afrique du Nord au 5ème siècle Av. J-C ne sont autres que des Imazighen. Il décrit même le troc muet qu’ils effectuent avec les Carthaginois au-delà des colonnes d’Hercule. Les preuves ne manquent pas pour attester d’une civilisation berbère sempiternelle. Alors pourquoi occulter cette question des origines ? À partir du 12ème siècle av J-C Officiellement, les Imazighen ont résisté aux invasions L’élève de première année de collège apprend que le Maroc antique était un carrefour de civilisations. Que les Phéniciens et les Carthaginois (12ème s. Av. J-C - 1er s. Ap. J-C) ont atterri au Maroc pour des raisons purement commerciales et n’ont eu qu’une influence culturelle sur les Imazighzen. Et que les Romains (1er - 4ème s. Ap. J-C) ont fini par occuper la Maurétanie tingitane (comprenant le nord du Maroc), mais ont buté sur la résistance farouche des dynasties amazighes, surtout les Bacchus, qui régnaient sur le Maroc, dans ses frontières actuelles. Ainsi, donc, les Imazighen sont réhabilités par l’histoire. Mais étaient-ils si résistants que cela ? En fait, ils ont été envahis à plusieurs reprises Dans les manuels coloniaux, les Imazighen sont décrits comme un peuple "frappé d’une inaptitude congénitale à l’indépendance", dixit Charles André Julien. L’image qui était véhiculée, pour justifier le Protectorat, est celle d’une "cascade ininterrompue de dominations étrangères". Où se situe la vérité historique ? Il y a eu, certes, une période antérieure aux invasions, où une dynastie maurétanienne régnait. Depuis le 7ème siècle av. J-C, il y a eu une série de colonisations, plus ou moins partielles et peu contestées par les Imazighen. Lixus et Mogador ont été soumis aux Phéniciens. Les Carthaginois ne se contentaient pas de commercer avec nous, mais occupaient plusieurs de nos villes côtières. Venons-en aux Romains. Ils ont occupé le triangle Rabat - Tanger - Oujda. Certes, le meurtre de Ptolémée, fils de Juba, par Caligula, prouve qu’il y avait des velléités d’indépendance chez nos amazighes. Certes, le mot Arrumi, a d’abord été brandi par les Imazighen pour désigner les Romains avec mépris. Mais bien avant la colonisation datée au 1er siècle, des rois maurétaniens étaient des vassaux de Rome, Juba II a même été adopté par les Romains et l’un des rois de la dynastie Bacchus (établie au Maroc) a livré sans scrupule son rival algérien Jugurtha à Rome - nos voisins nous en veulent encore. Cinq siècles plus tard, nos colonisateurs ont rebroussé chemin. Peut-on parler de décolonisation ? Plutôt "déromanisation". Les historiens précisent que le Maroc d’alors était d’un enjeu mineur pour Rome. Ce qui arrive, après, et que les manuels gomment complètement, montre que la thèse des "invasions successives" n’est pas tout à fait farfelue. Après 40 ans de Vandales, les Byzantins ont pris le relais du 4ème au 7ème siècle. Malgré leur présence effective, confinée au Détroit, ils ont eu le temps d’essaimer des églises dans le pays profond (Aghmat, Ribat Chakir, etc.). Mais la christianisation n’a touché que certaines villes. Les campagnes, plus résistantes, sont restées juives ou païennes. Mais tout cela, nos élèves ne le sauront pas. 8ème - 10ème siècle Officiellement, les Idrissides ont fondé un État islamique L’élève fait une trêve, durant la majeure partie de la première année de collège, apprenant les bases de l’État islamique, le califat et l’apport des croisades. L’année d’après, il entame son cours d’histoire par l’avènement de l’État Idrisside musulman à Volubilis puis à Fès. L’accent est mis d’emblée sur le document de la bey’a et de longs passages sont alloués à la place prépondérante de Fès, comme capitale spirituelle et antenne de l’islam médiéval. Et les aléas de la conquête ? En fait, certaines principautés leur ont échappés La conquête islamique n’a pas été de tout repos. L’Orient est en pleine crise de califat entre Ali et Moaouiya. Moussa Ibn Noussaïr, administrateur d’Ifriqia (actuelle Tunisie), arabise la société amazighe du Maghreb occidental, impose des impôts au profit de la capitale de l’empire musulman et recrute des esclaves pour mener sa guerre contre les Imazighen irréductibles. En réaction, le Maroc devient un refuge de kharijites (forme de dissidence religieuse). L’arrivée des Idrissides est rendue possible par la volonté de Damas d’accéder au Maghreb via la Méditerranée, afin de contrecarrer la Byzance chrétienne. Idriss Ier est établi en 788 comme "commandant de culte, de la guerre et des biens". Il est d’obédience zaïdie (chiite modéré) et doit se battre contre le sunnite Haroun Rachid, qui finira par commanditer son meurtre. Sur place, même son fils, Idriss II, ne pourra pas venir à bout de la principauté des Berghouata, établie au pays de Tamesna (entre Salé et Azemmour). Ces Imazighen développaient une religion mi-musulmane, mi-chrétienne, empreinte de paganisme et refusant de céder à l’arabisation forcée. Leur république a survécu jusqu’en 1148, sous les Almoravides. À l’époque, ces "hérétiques", devenus pieux, avaient même une ambassade à Cordoue. À partir du 10ème siècle, un mouvement similaire, des Lghmara, s’est insurgé contre "l’esclavagisme des Idrissides". Mais la dynastie idrisside ne souffrait pas uniquement de l’opposition autochtone. Même des concurrents venus d’Orient lui contestaient sa suprématie. Ainsi, à Nakour au Rif, un État concurrent, fondé par Salih, a survécu jusqu’au 11ème siècle. Et à Sijelmassa, une principauté kharijite, menée par les Bani Midrar, était aux aguets. |
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| Nul besoin de rappeler qu’après la mort d’Idriss II en 829, ses successeurs se sont longtemps combattus. 12ème siècle Officiellement, Mahdi Ibn Toumert était un saint Le fondateur de la dynastie almohade est mis en parallèle par les auteurs du manuel avec le sultan almoravide, Youssef Ibn Tachfine, pour sa bravoure. Il est présenté comme un homme du Souss, descendant du prophète, connu pour sa dévotion et sa science en matière religieuse, acquise en Orient. D’abord guide spirituel, reclus dans la montagne, il avait invité les gens à lui faire allégeance et ouvert la voie à une dynastie de califes. Presque naturellement. En fait, c’était un zélote fanatique "Mahdi" n’était pas son prénom, mais son titre prophétique. Ibn Toumert était allé vers 1115 à Bagdad et Damas s’initier à la doctrine achaarite, orthodoxe. Il en est revenu tel un pur bigot. Traversant plusieurs villes marocaines pour trouver, enfin, refuge à Aghmat (près de Marrakech), il plaide un retour à l’islam des origines, interdit la mixité, en veut aux hommes qui portent des tuniques qui les féminisent, s’insurge contre les femmes du prince qui ne sont pas voilées et s’en prend au malékisme en vigueur. Se comportant d’abord comme imam, il est convaincu que le tawhidisme (unification de la foi, à l’origine de l’appellation, Almohades) doit devenir une morale imposée à tous. S’adressant en berbère à son auditoire dans les montagnes, il compose à partir de la mosquée de Tinmel d’où il agit, un groupe de dix adeptes puis un cercle de cinquante sympathisants, et déclenche une opération de purification morale au sein de la société. Pour les Almohades dont il est le fondateur spirituel, seuls les adeptes de l’almohadisme sont d’authentiques musulmans, les autres ont un islam suspect et sont tout simplement les "serviteurs" de cette dynastie de califes. Les premières cibles d’Ibn Toumert et de ses successeurs, sont les soufis et les juifs. Les premiers, dont Abdeslam Ibn Machich, Moulay Bouchaïb ou encore Abou Abbas Sebti, prônent l’égalité des croyants et se tiennent à l’écart, refusant tout contact avec le pouvoir. Quant aux seconds, ils sont obligés à se convertir et à porter des habits distinctifs en noir pour ne pas passer inaperçus. Le Maroc n’avait pas connu, jusqu’alors, de régime aussi fanatique. 13ème - 16ème siècle Officiellement, les Mérinides ont perdu le jihad Après avoir appris combien étaient vaillants les Almoravides et les Almohades et apprécié (bon point) le rationalisme d’Ibn Rochd, le jeune élève découvre que leurs successeurs, les Mérinides, avaient moins de poigne. La dynastie est étudiée sous le prisme de "la chute de l’empire marocain", avec un intitulé religieusement orienté, "le recul du jihad". Les premiers rois, surtout Yacoub, qui a tenté de relancer la conquête en Andalousie, sont mis en valeur. Quant aux autres, régnant près de trois siècles, pourtant, ils passent inaperçus. Seul compte leur intérêt pour l’architecture. Comme s’il s’agissait d’une consolation culturelle. En fait, ils ont façonné le Makhzen d’aujourd’hui L’histoire officielle semble en vouloir aux Mérinides de ne pas avoir réussi à s’imposer aux impies. Or, la reprise en main de l’Andalousie par les chrétiens a été balisée par la défaite des Almohades dans la grande bataille de Las navas de Tolosa (1212), que l’on compare à un Waterloo médiéval. Cette question occulte l’apport essentiel de la dynastie des Mérinides, des éleveurs qui n’ont pas de dogme et s’avèrent être très pragmatiques. Au fil des sultans, ils jettent les bases du royaume chérifien. Première pierre angulaire, l’alliance avec les zaouiyas, la réhabilitation des marabouts et principalement celui de Moulay Idriss. Le révisionnisme des Idrissides permet de réécrire l’histoire du Maroc de manière à glorifier la genèse de l’État islamique. Le chérifisme est aussitôt érigé en valeur suprême. La descendance du prophète, en source de légitimation. Le malékisme, en culte officiel du pays. Au-delà de l’aspect architectural, les médersas se développent et les premiers mellahs accueillant les juifs sont conçus. C’est l’époque où Ibn Khaldoun observe la société et l’État. En trois siècles, les Mérinides ont connu des hauts et des bas, ont reconquis l’empire perdu, mais ont également connu une fin sans éclat, coïncidant et subissant avec la reprise en main de la Méditerranée par les Ibériques, depuis 1415. 15ème - 16ème siècle Officiellement, les Ibériques ont envahi Sebta et Mellilia En l’absence de détails majeurs sur la fin des Mérinides, l’élève apprend furtivement que les Portugais ont été saisis, durant le 15ème siècle, d’une fièvre possessive qui les a amenés à envahir toutes les côtes marocaines. Il saura les dates d’annexion des présides du Nord, (Sebta en 1415 et Melillia en 1497). On lui dira que la fin des Mérinides n’était pas glorieuse, mais on insistera sur l’arrivée salvatrice des Saadiens. Mais il ne saura jamais pourquoi des villes occupées par les Portugais ont été revendiquées aux Espagnols. En fait, le Makhzen était divisé et faible Lorsque les Portugais s’emparent de Sebta en 1415, ils agissent à partir de deux villes phares, Grenade et Tunis. Les Mérinides sont en déconfiture et ne maîtrisent qu’un semblant d’État à Fès. Lorsqu’en 1497, Mellilia tombe, à son tour, dans l’escarcelle portugaise, les Ouattassides, faibles sultans arabes s’il en est, ne peuvent freiner l’élan de la Reconquista. La preuve, des forteresses sont érigées tout au long de la côte atlantique. Mellilia puis Sebta ont été acquises par l’Espagne contractuellement, en 1556 et 1580 (date de la réunion des deux couronnes de la péninsule). Plus tard, cinq sultans ont successivement signé des traités de paix et de commerce avec les Espagnols, s’engageant à défendre les présides de toute attaque des autochtones du Rif. La défaite marocaine lors de la guerre de Tétouan (1859) a constitué la dernière tentative spectaculaire de récupération des enclaves par la force. La rétrocession de ces deux présides n’a jamais été à l’ordre du jour, depuis. Aujourd’hui, à l’entrée de Mellilia, un panneau indique que cette ville est "espagnole 18 ans avant le royaume de Navarre". 16ème siècle Officiellement, Oued Al Makhazine a redoré le blason du Maroc Tout un chapitre est consacré à "la bataille des trois rois". L’élève y apprend qu’en cette année 1578, le roi Abdelmalek a chassé les occupants ibériques, condamné les Portugais à subir l’intrusion du roi espagnol Felipe II et redonné à l’État marocain son aura internationale. Les Portugais sont synonymes de "mécréants" et leur supériorité numérique une preuve que "c’est la foi qui gagne". Les auteurs du manuels insistent enfin sur le frère d’Abdelmalek, Ahmed Al Mansour, qui a régné depuis en maître sur un pays pacifié. Plus héroïque, tu meurs ! En fait, Allal El Fassi a ressuscité une fête juive Cet évènement n’est devenu central dans notre histoire officielle qu’après 1957, lorsque Allal El-Fassi décide de la commémoration en grande pompe du 400ème anniversaire de la bataille. Le récit fait la part belle aux oulémas de Fès et transforme la bataille en symbole d’opposition à la chrétienneté et à l’invasion européenne. Oublié le fait que Oued Al Makhazine n’était célébré que par les juifs du Maroc, en hommage à un sultan qui les avait protégés de l’Inquisition. Oublié le rite de pèlerinage qu’effectuaient les portugais depuis le 16ème siècle sur les lieux. Oublié le fait que Moutawakil, présenté par Allal El Fassi comme un "traître", était un dissident qui contestait le pouvoir à son frère. Oublié, enfin, le fait qu’Ahmed Al Mansour a ravi la vedette à Abdelmalek, l’artisan de la bataille. Voilà comment un mythe occulte les nuances historiques. Fin du 17ème siècle Officiellement, Moulay Rachid a vite unifié seul le pays L’orientation idéologique du manuel n’est pas poussée jusqu’au point de nier la désunion du Maroc, à l’avènement des Alaouites. Une carte montre clairement les zones sous tutelle des zaouiyas Dila’i (autour de Fès), Semlali (sud de Marrakech), etc. Mais le but est de montrer la force unificatrice, d’abord de Moulay Rachid, puis de Moulay Ismaïl. Comme si tout cela allait de soi et provenait de la seule volonté des sultans. A suivre... |
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