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| SAMARRA (AFP) - L'Irak a plongé mercredi dans la "guerre des mosquées" après la destruction partielle d'un des lieux saints chiites à Samarra, au nord de Bagdad, suivi de représailles contre des lieux de culte et la communauté sunnite à travers le pays. Ces débordements, au cours desquels selon le ministère de l'Intérieur trois imams et trois fidèles sunnites ont été tués alors qu'un autre imam a été enlevé à Bagdad, ont eu lieu en dépit des appels au calme lancés par les autorités religieuses et le gouvernement qui ont exhorté à ne pas tomber dans le "piège de la guerre civile". La partie droite du mausolée des imams Ali al-Hadi et Hassan al-Askari, chef d'oeuvre architectural islamique vieux de 1.200 ans, situé dans le centre de Samarra, ville sunnite, a été ravagée par une double explosion. Le dôme en or a été détruit et le revêtement en mosaïque turquoise a été totalement soufflé. Lieu de pèlerinage, le mausolée abrite les tombes des deux derniers imams visibles des chiites duodécimains, Ali al-Hadi (827-868) et Hassan al-Askari (845- 872). Selon un colonel des forces spéciales du ministère de l'Intérieur, "quatre hommes, le chef habillé en treillis de commando et trois autres vêtus de noir et masqués, sont entrés mardi soir dans le mausolée et ont ligoté les cinq policiers de faction". "Ils ont placé durant la nuit deux charges qui ont explosé peu avant 07H00 (04H00 GMT) avant de s'enfuir", a-t-il ajouté. Trois suspects ont été arrêtés, a affirmé à l'AFP un haut responsable du cabinet du Premier ministre, Ibrahim Jaafari. En guise de représailles, une trentaine de mosquées sunnites ont été attaquées, certaines brûlées ou occupées, à travers le pays, selon la police et les responsables politiques de cette communauté. A Bagdad, 27 mosquées ont été attaquées, dont une a été entièrement incendiée, ainsi qu'une permanence du Parti islamique (sunnite) dans la ville, a indiqué la police. Dans les régions chiites, des exactions ont été commises. A Kerbala (centre), des manifestants ont saccagé une mosquée sunnite alors qu'à Bassorah (sud), des hommes armés ont tiré sur un lieu de culte sunnite. Lors d'une attaque contre un siège du Parti islamique dans cette ville, une personne a été tuée et 14 autres blessées, selon des sources hospitalières. En outre, un muezzin a été tué par des hommes armés dans sa mosquée. A Nassiriyah (sud), un garde a été blessé lorsqu'une permanence du Parti islamique a été incendiée. Adnane Doulaimi, chef de liste du Front de la Concorde (sunnite) qui compte 44 députés au Parlement, a demandé au gouvernement d'imposer un "couvre-feu général jusqu'à ce que la situation se calme". "Qu'ont fait les sunnites pour que leurs mosquées soient attaquées? Il faut que le gouvernement et la Marjaïya (la plus haute référence religieuse chiite) fassent cesser ces actes", a-t-il dit. Le chef du Parti islamique, Tarek al-Hachémi, a fait état de 29 attaques. "Nous demandons à la Marjaïya d'intervenir avant qu'il ne soit trop tard", a-t-il dit, dénonçant "ces agressions". La plus haute autorité chiite, le grand ayatollah Ali Sistani, appelé au calme et édicté "une série de recommandations dont l'interdiction de s'attaquer aux mosquées". Il a en outre appelé à "protester par des moyens pacifiques". Le chef radical chiite Moqtada Sadr a lancé un appel dans le même sens. Les dirigeants politiques ont également lancé des appels au calme. Le chef de l'Etat, Jalal Talabani, a appelé la population "à garder son sang froid et à l'unité pour mettre en échec les plans ignobles des takfiris" (extrémistes sunnites). Le Premier ministre a annoncé un deuil national de trois jours et exhorté la population "à empêcher les terroristes de briser l'unité nationale". Le conseiller à la sécurité nationale, Mouaffak al-Roubaï, a vu pour sa part "la marque d'Al-Qaïda" dans l'attentat de Samarra, et estimé que les auteurs cherchaient à "provoquer une guerre civile". Il a exhorté les Irakiens, "sunnites et chiites, à ne pas se laisser entraîner par leurs passions". En outre, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans les régions chiites. A Bagdad, ce sont les quartiers chiites de Sadr City et de Kazimiyah qui se sont enflammés tôt le matin, les muezzins appelant la population à descendre dans la rue pour dénoncer "cet acte criminel". ![]() |
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| Ils ont fait du beau travail les "résistants" |
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| BAGDAD (Reuters) - La flambée de violence communautaire qui secoue l'Irak depuis l'attentat à la bombe attribué à Al Qaïda contre un important sanctuaire chiite fait surgir le spectre d'une guerre civile totale dans l'esprit des dirigeants politiques à Bagdad et à l'étranger. Après la destruction du dôme de la Mosquée d'or de Samarra, mercredi à l'aube, des hommes portant des uniformes de policiers ont enlevé une douzaine de sunnites soupçonnés d'être des insurgés, dont deux Egyptiens, dans une prison de la ville irakienne à majorité chiite de Bassorah, puis en ont assassinés onze. Auparavant, plusieurs dizaines de mosquées sunnites, à Bagdad et en divers endroits du pays, avaient essuyé des coups de feu. Six personnes, dont trois religieux sunnites, ont été tuées dans ces attaques des représailles. Un policier qui gardait une mosquée sunnite dans la ville chiite de Diouaniya a été tué par des activistes chiites. Jeudi matin, des hommes armés ont ouvert le feu sur une mosquée sunnite dans la ville de Bakouba, au nord de Bagdad, faisant un mort et deux blessés. La chaîne qatarie Al Arabia a annoncé pour sa part que trois de ses journalistes avaient été tués à Samarra. Selon la police irakienne, 47 personnes ont été tuées ces dernières 24 heures à Bagdad. "Nous avons trouvé 47 corps en divers endroits", a déclaré un policier à Reuters. LA MARQUE D'AL QAÏDA L'attentat n'a pas été revendiqué, mais il faut y voir la marque du réseau Al Qaïda et de son responsable en Irak, Abou Moussab al Zarkaoui, a estimé le coordinateur du département d'Etat pour la politique irakienne, l'ambassadeur James Jeffrey. "Tout cela est extrêmement troublant. Nous estimons que ce sont certainement des efforts pour déclencher une guerre civile", a déclaré Jeffrey, pour qui le but est aussi de saboter la création d'un nouveau gouvernement irakien. Des milliers de personnes ont défilé dans les villes chiites d'Irak et dans la capitale pour dénoncer l'attentat, qui a été condamné par la principale organisation religieuse sunnite. C'est aussi ce qu'a fait le président Talabani, sunnite laïc d'origine kurde. Le président a accusé les poseurs de bombe de tenter de faire échouer les discussions sur un gouvernement d'union nationale. "Nous avons affaire à une grande conspiration contre l'Irak, contre son unité", a-t-il déclaré à la télévision. "Nous devons oeuvrer ensemble contre ce danger, le danger de guerre civile". George W. Bush a appelé les Irakiens à ne pas répondre à la provocation. "La violence ne fera que concourir au but recherché par les terroristes", déclare le président américain dans un communiqué, alors que 130.000 soldats américains sont sur place pour épauler les nouvelles forces de sécurité irakiennes. Le Conseil de sécurité des Nations unies, rarement capable de parler d'une seule voix sur l'Irak, a demandé aux Irakiens de s'unir derrière un gouvernement non communautaire. "Les membres du Conseil de sécurité comprennent l'angoisse causée par les attentats, mais demandent au peuple d'Irak de s'opposer à leurs auteurs en faisant preuve de retenue et d'unité", lit-on dans un communiqué du Conseil. "CHIITES, VENGEZ-VOUS !" "Nous ne savons pas ce qui pourrait se passer dans les prochains jours", a déclaré Mohammed Tarik, qui faisait la queue devant une boulangerie de Bagdad alors que les magasins vont fermer après le deuil de trois jours décrété par le gouvernement. "Je vais acheter autant que je le pourrai en raison de la situation sécuritaire." Des miliciens chiites ont pris position dans les rues et le chef spirituel des chiites irakiens, l'ayatollah Ali Sistani, a recommandé la modération aux manifestants tout en les appelant à manifester. Ali Sistani ne sort que rarement de son silence et son intervention ne faisait que souligner la gravité de la situation. Près de ses bureaux de Nadjaf, ville sainte chiite du sud du pays, 2.000 manifestants chiites ont scandé: "Chiites, soulevez-vous ! Chiites, vengez-vous ! Chiites, soulevez-vous !" Depuis le renversement par les forces américaines du gouvernement à majorité sunnite de Saddam Hussein en 2003, Sistani a contribué à freiner la colère que de nombreux chiites ressentent à l'égard d'Al Qaïda et de certains sunnites alors que la majorité chiite, réprimée pendant des années, goûte au pouvoir. Moktada al Sadr a promis vengeance contre les activistes sunnites. "Nous n'allons pas nous contenter de condamner et de protester, nous allons agir contre ces activistes. Si le gouvernement irakien ne fait pas son travail en défendant le peuple, nous sommes prêts à le faire, nous", a déclaré l'un de ses porte-parole. il sera difficcile de dire après cela que l'islam est une religion de paix... si les musulmans se tuent entre eux... salut |
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| tout ca acause de bouch!! et bien sur les pro bouch ouai c'est une bonne chose d'attaquer l'irak nananani nanana...alors vous etes ou les pro guerre en irak? pfff sa me degoute
__________________ "Ce n'est pas en battant ton âne que tu en feras un cheval." |
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__________________ "Ce n'est pas en battant ton âne que tu en feras un cheval." |
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