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#1
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Dans les ténèbres nocturnes, il marche, Traînant le pas ; il ressemblent à la nuit, Plus ténébreux encore puisque le jour même N’effiloche pas sa robe. Il marche seul, indifférent, comme si la terre N’était pas cette divinité majestueuse Qui domine tout ce qui est. Ses pieds ne font qu’effleurer la poussière, Comme si l’aspirait vers le haut La force ascensionnelle des nuages qui jouent, Là-bas, avec les ruines abandonnées des hommes. Dans ses vêtements, son corps A l’air façonné de rayons lumineux, De nuées et de brumes. J’ai dit : « Ô spectre, qui arrêtes Dans ta marche la nuit, appartiens-tu Au groupe des Djinns ou à l’espèce humaine? » Sa voix irritée a fait sonner L’ironie dans le flux de ses paroles : « Je suis l’ombre du Destin! » « Ô spectre, repris-je, le décret du destin Est mort lorsque, nouveau-né, la sage-femme M’a serré dans ses bras. » Lui, piqué au vif : « je suis L’amour, qui accorde ses dons Sans contrepartie aucune! » « Non, répliquai-je, l’amour est une fleur Qui perd la vie dès lors que se fanent Ses sœurs, une fois le printemps enfui. » Il reprit alors, et sa colère grondait comme la mer : « Je suis le pâturage abondant Où vient paître la mort! » « Non, répondis-je, la mort est une aurore; Lorsqu’elle vient, c’est pour réveiller Celui qui dort et le tirer De son ancienne léthargie. » Lui, d’une voix perfide : « Je suis la Gloire! Celui qui Ne m’obtient pas Meurt de la pire maladie… » Non, lui dis-je, la gloire est une ombre Qui se plie avant de disparaître Entre tombeau et linceul. » Alors il eut ces paroles sceptiques : « Je suis Le secret qu’échangent par jeu, Sans se lasser, L’âme et le corps. » Je m’insurgeai : « Non, le secret Dont tu parles, que l’intelligence Vienne seulement à en faire l’aveu, Et il disparaît comme un songe. » L’inquiétude à présent le tenait : « Il suffit, cesse donc ces questions Sur ma personne! » Mais moi : « depuis quand Convient-il de blâmer celui qui interroge? » Il répondit enfin, en s’éloignant de moi : « Sache que je suis toi, et ne questionne plus À ce propos la terre ni le ciel. Si tu veux vraiment me connaître, Consulte ton miroir à chaque aube, À chaque crépuscule. » Il dit cela et se cacha à mes regards, Comme la fumée que disperse, Çà et là, le souffle des vents, Laissant mon esprit à ses chimères, Ombres fugitives parmi ces autres ombres Que les fantômes agitent chaque nuit, Entre le soir tombé et la naissance aurore…. Djoubrabe Khalil Djoubrane |
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#2
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Il est étrange que vous ayez pitié de celui qui marche lentement et non de celui dont l’esprit est lent. Gibran Khalil Gibran, l'écume et le sable. |
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#3
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" Ami, n'imitez pas celui qui, assis devant l'âtre, regarde le feu s'éteindre puis souffle en vain sur les cendres éteintes. Ne perdez pas espoir et ne vous laissez pas aller au désespoir pour les choses du passé, car se lamenter sur l'irrémédiable est la pire des faiblesses humaines. " La voix de l'éternelle sagesse, Khalil Gibran |
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#4
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Vous êtes les arcs à partir desquels, vos enfants, telles des flèches vivantes, sont lancés. L’Archer vise la cible sur la trajectoire de l’infini, et il vous courbe de toutes ses forces afin que les flèches soient rapides et leur porté lointaine. Puisse votre courbure dans la main de l’Archer être pour l’allégresse, Car du même qu’il chérit la flèche en son envole, il aime l’arc aussi en sensibilité. |
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#5
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Hein! ;-) |