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#1
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| c'est un sujet culturel puisqu'il s'agit d'un film, mais je préfére le poster ici, parce qu'il peut entrainer une discussion plus général. c'est donc un film que j'ai vu récemment, et qui est un trés bon film à beaucoup de niveau : esthétique, humain, historique... qui a vu ? sinon, je vous le conseille ! http://www.commeaucinema.com/news.ph...s¬eid=10885 |
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#2
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| il est périmé ton lien ou koi?? je n'accède pas à la bonne page et comme j'ai une flemmite aigue je ne peux chercher l'information dans le site en question. veux tu bien nous pondre un petit résumé du film?? merci, les faignasses apprécieront et avec un peu de chance elles trouveront assez de force pour soulever leurs 2 grosses mains boudinnées et t'applaudir |
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#3
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| Citation:
donc, pour tous les feignants (que je comprend puisque je suis un des votres!) : => Une reconstitution minutieuse pour un sujet fort Film de Régis Wargnier avec Joseph Fiennes, Kristin Scott Thomas, Iain Glen et Hugh Bonneville. (France) Genre : Drame, Historique - Duree : 2H02 mn Sortie à la Vente en DVD le 08 Février 2006 Sortie à la Location en DVD le 12 Janvier 2006 Sortie en salles le 13 Avril 2005 "Synopsis En 1870, Jamie Dodd, un anthropologue écossais, ramène dans son pays, un couple de Pygmées africains. Ces "nains sauvages" sont très vite l'objet de convoitises. Certains voient en eux l'origine de l'homme, d'autres veulent en faire des bêtes de foire. Lui seul les regarde comme des humains" "Une reconstitution minutieuse pour un sujet fort Ce qui touche le plus dans le nouveau film de Régis Wargnier, ce ne sont pas les splendides paysages et les décors minutieusement reconstitués - même si Wargnier les filme avec beaucoup de compétence. Ce qui touche le plus, c'est son histoire. On reste secoué par cette plongée dans un siècle pas si lointain (le XIXème), où le racisme était une évidence validée par la science. Dans ce contexte, Toko et Likola, les pygmées d'Afrique centrale, sont vite considérés comme le « chaînon manquant » entre le singe et l'homme. Mi-humains, mi animaux donc... Et la beauté de ce film découle des liens qui se créent entre Jamie Dodd (Joseph Fiennes) et Toko. L'explorateur remet peu à peu en cause l'idée selon laquelle ses « sauvages », ramenés avec difficulté du fin fond de la jungle, sont plus proches de l'animal que de l'homme. En une scène bouleversante, ombre et lumière, tout est dit. La fraternité ainsi constituée ne se démentira plus jusqu'à la fin du film, illuminé par l'interprétation de Lomama Boseki et Cécile Bayiha (Toko et Likola), et d'une Kristin Scott Thomas remarquable de sobriété et d'intensité. Arnaud Claes" et une petite interview du réalisateur : "Comment le projet MAN TO MAN est-il entré dans votre vie ? C'était il y a trois ans. Je travaillais à un projet sur Saint Exupéry, pour une société américaine indépendante. Cela ne s'est finalement pas fait, sans doute parce que nous n'avions pas le même point de vue. Pour les américains, il fallait réaliser une biographie panégyrique, tandis que moi je m'intéressais aux zones d'ombres, de contrastes du personnage. A la même époque, je me suis passionné pour le roman de l'ethnologue François Bizot « Le portail » dans lequel il raconte son expérience de prisonnier des Khmers rouges au Cambodge. Mais après l'avoir rencontré, j'ai compris que ce livre était son enfant. Il en était le héros, et je crois qu'il aurait du mal à laisser sa vérité devenir celle de quelqu'un d'autre. Toujours est-il que ces deux projets me « prenaient la tête », lorsque par hasard, je croise Farid Lahouassa, l'un des producteurs de la société Vertigo. On se connaît un peu et j'avais rencontré son partenaire Aissa Djabri lors d'un voyage organisé par Unifrance à Budapest précédemment. Donc, je croise Farid qui me dit : « J'ai quelque chose à vous faire lire. » Il me présente Frédéric Fougea, co-auteur, avec Michel Fessler d'un sujet d'environ trente pages, intitulé « Toko et Likola ». On y trouvait déjà beaucoup d'éléments qui sont dans le film. Mais ce texte avait un point de vue très différent de MAN TO MAN. En effet, les deux scénaristes avaient adopté le point de vue des pygmées qui découvrent l'Écosse, où les accueille un lord un peu neurasthénique, et pas vraiment anthropologue, doté d'une épouse, elle-même dépressive. Il y avait aussi un vrai méchant, pourvoyeur de zoos qui avait fourni les pygmées. J'ai tout de suite aimé que les pygmées soient confrontés à un Écossais qui finalement prend leur parti. Mais se placer du point de vue des pygmées me gênait. Les pygmées, je ne les connais pas. Ce qui m'intéresse en eux, c'est leur mystère. J'ai donc voulu inverser l'histoire en passant par des personnages européens, afin qu'à travers eux, peu à peu, soit révélée l'humanité des pygmées. On peut plus facilement s'identifier à des personnages plus proches nous, en l'occurrence des Écossais, que j'ai voulu démultiplier en trois afin d'élargir les points de vue. D'autre part c'était chez moi un désir profond, j'avais besoin d'un important personnage de femme européenne. Là étaient les grandes lignes de mes réactions à cette lecture. En gros, je leur ai dit : « Voilà la direction dans laquelle j'aurais envie d'aller ». J'avais besoin de m'emparer de cette histoire, à ma façon. C'est ce qu'attendait le producteur. En dix jours, juste avant l'été, on s'est mis d'accord. En septembre, on s'est mis au travail. Pourquoi ce sujet maintenant ? Parce que c'est toujours le moment. Nous sommes hélas encore dans une époque de racisme, d'incompréhension, de lutte. Mon attirance plus profonde pour ce sujet vient de mon passé. Je suis né après la deuxième guerre, dans une Europe encore très pleine de relents racistes, même après la découverte de camps nazis. J'habitais l'Est de la France, une région encore nourrie de racisme et d'antisémitisme. Mon père était militaire, attaché aux valeurs, à l'esprit des guerres coloniales. L'expansion des empires coloniaux étaient justifiée par le fait qu'on ramenait dans les métropoles des indigènes vivant dans nos colonies, on montrait à quel point ils étaient sous-développés, dans notre point de vue, et ainsi on confortait notre mission civilisatrice, on justifiait l'expansion de la guerre. On nous prouvait qu'on allait chez eux pour leur apporter les lumières, l'éducation et le progrès. Les missionnaires faisaient des expositions dans les collèges, j'en ai connu dans le mien avec photos, dessins, discours de triomphe blanc, de sa philosophie, de sa morale, et description de ces gens qu'il fallait sauver de la sauvagerie. Cette imagerie était encore très présentable dans les esprits à la fin des années cinquante. J'ai de plus en plus de mal à trouver des histoires qui me mobilisent. C'est pourquoi le temps entre mes films est de plus en plus long, même si je n'ai pas arrêté de travailler. Trois ans, puis quatre, et cette fois cinq années d'écart avec mon film précédent. Là j'ai été emporté, sans doute parce qu'une partie de moi, de ce que j'ai vécu, m'a poussé vers cette histoire. Bien sûr le racisme est toujours d'actualité. Mais je ne voulais pas faire un film à thèse. Dans MAN TO MAN, il y a une dramaturgie, des personnages, et si à travers eux, par le biais de cette histoire, le cœur du spectateur est touché par les pygmées, on aura gagné. Comment s'est déroulée l'écriture à trois ? Nous avons travaillé sur une période de six mois, entrecoupés de « séminaires », c'est-à-dire que nous sommes partis loin de la vie parisienne, fin d'écrire, de travailler du petit-déjeuner à l'après dîner. Nous avons vécu une écriture très intense avec de grandes joies et des conflits aussi. Trois personnages pour écrire trois savants, forcément chacun devenait un personnage, et se sentait agressé par les autres. Il y a beaucoup de nous-même dans les scènes conflictuelles. Pourquoi en avoir fait des ethnologues Écossais ? J'étais séduit par cet exotisme européen, l'Écosse, répondant à l'exotisme africain. Dans ces années-là, l'anthropologie était une science essentiellement britannique. J'ai découvert qu'Edimbourg était une des universités les plus prestigieuses en recherche d'anthropologie et de médecine. Il fallait donc envisager le film en langue anglaise. Pendant nos séminaires, nous avons revu des films dont j'avais emporté des cassettes. « Howard's end » pour la qualité du stylisme et de l'esprit anglais, « Moutains of the moon » de Bob Rafelson, pour l'Afrique, « Rainman » pour les asociaux, et puis aussi « l'enfant sauvage », « Elephant man » pour l'époque et la vision de Londres… .../... |
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#4
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| .../... Il y a beaucoup de rebondissements dans l'intrigue, qui ne sont pas prévisibles mais qu'on finit par trouver inéluctables… J'adore les rebondissements en tant que spectateur. J'aime être surpris, emmené là ou je ne m'y attends pas, à condition que je reconnaisse la validité de ces accidents de parcours. Ce sont comme des dés qui roulent. On crois qu'ils vont s'arrêter, mais parfois, ils continuent de rouler et cela change la donne. Ce qui nourrit l'essentiel de ces rebondissements, c'est l'arrogance des trois Écossais et leur certitudes. Et ces rebondissements sont à chaque fois pour Jamie une surprise de conscience qui l'éloigne des deux autres et le rapproche des deux pygmées. Aujourd'hui, est-ce que le film ressemble à celui que vous aviez en tête ? A-t-on jamais eu le film en tête ? J'ai été fier et ému par la réaction de Kristin Scott Thomas la première fois qu'elle a vu le film. À la fin de la projection, elle m'a dit : « Tu nous a fait rêver d'un film. Et bien ce film est à la hauteur de ce rêve, et c'est très rare… » |
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#5
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| c'est un film français, ferme ce post je suis allérgique ![]() |
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#6
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| ah oui je me rapelle de la bande annonce à l'époque de sa diffusion, il date quand même un chouiya. si j'ai de bonnes chances d'en ressortir enragée contre l'espèce humaine, bouleversée par la souffrance et désabusée quant à la perfectibilité de l'homme, alors je veux bien prendre le risque. |
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#7
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| Citation:
le film n'est pas complétement désabusé non plus... Oui, il date un peu, mais je viens de le voir... si on ne parlais que des toutes dernieres nouveautés on passerait à coté de pleins de choses... |
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