| |||||||
![]() |
| | Outils de la discussion | Modes d'affichage |
|
#1
| |||
| |||
|
Jean Chichizola 14 mars 2006, (Rubrique France) Des parents très bien intégrés, des cursus d'ingénieurs poussés : ces jeunes Marocains de Montpellier menaient une vie au-dessus de tout soupçon. PARENTS aisés, études à l'étranger, avenir prometteur... En cet été 2005, la vie semblait sourire à un petit groupe d'étudiants marocains de Montpellier. Six mois plus tard, l'un a été arrêté en Algérie et les autres sont incarcérés au Maroc ou en France. Ils sont soupçonnés d'appartenir à un groupe islamiste enrôlant des volontaires pour l'Irak et soutenant des terroristes algériens. Sur le campus de l'université de Montpellier-II («sciences et techniques du Languedoc»), la surprise est totale. Reda Barazzouk, 24 ans, et Hakil Chraibi, 23 ans, étaient des jeunes sans histoires. Un enseignant décrit «des étudiants excellents et très tranquilles» et parle de «professeurs sous le choc». Arrivé dans le sud de la France en 2002, Barazzouk, dont le père est un homme d'affaires prospère, venait d'entamer son cursus dans un institut universitaire professionnalisé en génie électrique et informatique industrielle. Sportif accompli, il occupait une chambre à la résidence universitaire de la Colombière, bloc de bâtiments plantés face à l'université au nord de la ville. Hakil Chraibi résidait dans un bâtiment voisin de celui de son ami. Pour leurs colocataires, les deux garçons «étaient sympathiques mais très discrets. Ils ne participaient pas aux activités culturelles de la cité». Etudiant en sciences comme Barazzouk, Chraibi s'absentait souvent. Un étudiant se souvient, et sans plus de détail, «d'un changement d'attitude ces deux dernières années». En décembre 2005, il disparaît corps et biens. Son père, médecin ayant étudié à Montpellier, et sa mère, de nationalité hollandaise, s'inquiètent. Hakil Chraibi a été arrêté en Algérie en décembre 2005. Son camarade Reda Barazzouk est interpellé à quelques mètres de là. Il est mis en examen et écroué le 25 janvier pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». Un de ses proches explique que le jeune homme «a eu le tort d'avoir de mauvaises fréquentations». A l'autre bout de la France, l'une de ces fréquentations est également arrêtée par la DST le 17 janvier. Natif de Casablanca, Youcef Boussag a fêté ses 21 ans un mois plus tôt. Elève à l'université de technologie de Troyes, où il est arrivé en septembre 2005 après trois ans passés à Montpellier, il y prépare un diplôme d'ingénieur en génie de l'informatique et en télécommunications. Timide, Youcef est là encore considéré par ses professeurs comme «un étudiant sans problème, ni particulièrement actif ou excentrique». Son père, cadre dirigeant dans la succursale marocaine d'une multinationale américaine, subvient largement à ses besoins. Le 25 janvier, son fils est mis en examen et écroué. |
|
#2
| |||
| |||
|
Contribution substantielle Barazzouk, Boussag ou Chraibi ne sont pas seulement unis par l'amitié. Un événement, la guerre en Irak, a marqué leur vie au printemps de 2003. Ils militent au sein d'une association locale où l'on parle religion avant de passer à l'endoctrinement idéologique. Deux nouveaux camarades, Said Baha et Abdallah Kouidri, aujourd'hui emprisonnés au Maroc, font leur apparition. Baha se serait rendu en Irak dès 2003. Par ce biais, les forts en thème rencontrent des «frères» à cent lieux de leur univers. Hamid Bach et Hamza Safi sont issus des quartiers populaires de Montpellier. Repérés dès le printemps 2004 (nos éditions du 12 décembre 2005), le second serait mort dans la région de Faludja (Irak) et le premier a été arrêté en juin 2005 par la DST qui l'accuse d'avoir voulu prêter assistance à des terroristes en Italie ou en France. Selon l'accusation, la contribution des étudiants au groupe aurait été substantielle. Aidé par Reda Barazzouk, qui nie les faits, Hakil Chraibi fabriquait des systèmes de mise à feu à destination des maquis islamistes algériens. Des volontaires auraient été pressentis pour partir en Algérie ou en Irak. Youcef Boussag aurait quant à lui aidé Hamid Bach, mais il a ensuite affirmé qu'il n'était pas un terroriste et qu'il n'avait appris les projets de Bach qu'après l'arrestation de ce dernier. Des parents très bien intégrés, des cursus d'ingénieurs poussés : ces jeunes Marocains de Montpellier menaient une vie au-dessus de tout soupçon. PARENTS aisés, études à l'étranger, avenir prometteur... En cet été 2005, la vie semblait sourire à un petit groupe d'étudiants marocains de Montpellier. Six mois plus tard, l'un a été arrêté en Algérie et les autres sont incarcérés au Maroc ou en France. Ils sont soupçonnés d'appartenir à un groupe islamiste enrôlant des volontaires pour l'Irak et soutenant des terroristes algériens. Sur le campus de l'université de Montpellier-II («sciences et techniques du Languedoc»), la surprise est totale. Reda Barazzouk, 24 ans, et Hakil Chraibi, 23 ans, étaient des jeunes sans histoires. Un enseignant décrit «des étudiants excellents et très tranquilles» et parle de «professeurs sous le choc». Arrivé dans le sud de la France en 2002, Barazzouk, dont le père est un homme d'affaires prospère, venait d'entamer son cursus dans un institut universitaire professionnalisé en génie électrique et informatique industrielle. Sportif accompli, il occupait une chambre à la résidence universitaire de la Colombière, bloc de bâtiments plantés face à l'université au nord de la ville. Hakil Chraibi résidait dans un bâtiment voisin de celui de son ami. Pour leurs colocataires, les deux garçons «étaient sympathiques mais très discrets. Ils ne participaient pas aux activités culturelles de la cité». Etudiant en sciences comme Barazzouk, Chraibi s'absentait souvent. Un étudiant se souvient, et sans plus de détail, «d'un changement d'attitude ces deux dernières années». En décembre 2005, il disparaît corps et biens. Son père, médecin ayant étudié à Montpellier, et sa mère, de nationalité hollandaise, s'inquiètent. Hakil Chraibi a été arrêté en Algérie en décembre 2005. Son camarade Reda Barazzouk est interpellé à quelques mètres de là. Il est mis en examen et écroué le 25 janvier pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». Un de ses proches explique que le jeune homme «a eu le tort d'avoir de mauvaises fréquentations». A l'autre bout de la France, l'une de ces fréquentations est également arrêtée par la DST le 17 janvier. Natif de Casablanca, Youcef Boussag a fêté ses 21 ans un mois plus tôt. Elève à l'université de technologie de Troyes, où il est arrivé en septembre 2005 après trois ans passés à Montpellier, il y prépare un diplôme d'ingénieur en génie de l'informatique et en télécommunications. Timide, Youcef est là encore considéré par ses professeurs comme «un étudiant sans problème, ni particulièrement actif ou excentrique». Son père, cadre dirigeant dans la succursale marocaine d'une multinationale américaine, subvient largement à ses besoins. Le 25 janvier, son fils est mis en examen et écroué. Contribution substantielle Barazzouk, Boussag ou Chraibi ne sont pas seulement unis par l'amitié. Un événement, la guerre en Irak, a marqué leur vie au printemps de 2003. Ils militent au sein d'une association locale où l'on parle religion avant de passer à l'endoctrinement idéologique. Deux nouveaux camarades, Said Baha et Abdallah Kouidri, aujourd'hui emprisonnés au Maroc, font leur apparition. Baha se serait rendu en Irak dès 2003. Par ce biais, les forts en thème rencontrent des «frères» à cent lieux de leur univers. Hamid Bach et Hamza Safi sont issus des quartiers populaires de Montpellier. Repérés dès le printemps 2004 (nos éditions du 12 décembre 2005), le second serait mort dans la région de Faludja (Irak) et le premier a été arrêté en juin 2005 par la DST qui l'accuse d'avoir voulu prêter assistance à des terroristes en Italie ou en France. Selon l'accusation, la contribution des étudiants au groupe aurait été substantielle. Aidé par Reda Barazzouk, qui nie les faits, Hakil Chraibi fabriquait des systèmes de mise à feu à destination des maquis islamistes algériens. Des volontaires auraient été pressentis pour partir en Algérie ou en Irak. Youcef Boussag aurait quant à lui aidé Hamid Bach, mais il a ensuite affirmé qu'il n'était pas un terroriste et qu'il n'avait appris les projets de Bach qu'après l'arrestation de ce dernier. Des parents très bien intégrés, des cursus d'ingénieurs poussés : ces jeunes Marocains de Montpellier menaient une vie au-dessus de tout soupçon. PARENTS aisés, études à l'étranger, avenir prometteur... En cet été 2005, la vie semblait sourire à un petit groupe d'étudiants marocains de Montpellier. Six mois plus tard, l'un a été arrêté en Algérie et les autres sont incarcérés au Maroc ou en France. Ils sont soupçonnés d'appartenir à un groupe islamiste enrôlant des volontaires pour l'Irak et soutenant des terroristes algériens. Sur le campus de l'université de Montpellier-II («sciences et techniques du Languedoc»), la surprise est totale. Reda Barazzouk, 24 ans, et Hakil Chraibi, 23 ans, étaient des jeunes sans histoires. Un enseignant décrit «des étudiants excellents et très tranquilles» et parle de «professeurs sous le choc». Arrivé dans le sud de la France en 2002, Barazzouk, dont le père est un homme d'affaires prospère, venait d'entamer son cursus dans un institut universitaire professionnalisé en génie électrique et informatique industrielle. Sportif accompli, il occupait une chambre à la résidence universitaire de la Colombière, bloc de bâtiments plantés face à l'université au nord de la ville. Hakil Chraibi résidait dans un bâtiment voisin de celui de son ami. Pour leurs colocataires, les deux garçons «étaient sympathiques mais très discrets. Ils ne participaient pas aux activités culturelles de la cité». Etudiant en sciences comme Barazzouk, Chraibi s'absentait souvent. Un étudiant se souvient, et sans plus de détail, «d'un changement d'attitude ces deux dernières années». En décembre 2005, il disparaît corps et biens. Son père, médecin ayant étudié à Montpellier, et sa mère, de nationalité hollandaise, s'inquiètent. Hakil Chraibi a été arrêté en Algérie en décembre 2005. Son camarade Reda Barazzouk est interpellé à quelques mètres de là. Il est mis en examen et écroué le 25 janvier pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». Un de ses proches explique que le jeune homme «a eu le tort d'avoir de mauvaises fréquentations». |
|
#3
| |||
| |||
|
A l'autre bout de la France, l'une de ces fréquentations est également arrêtée par la DST le 17 janvier. Natif de Casablanca, Youcef Boussag a fêté ses 21 ans un mois plus tôt. Elève à l'université de technologie de Troyes, où il est arrivé en septembre 2005 après trois ans passés à Montpellier, il y prépare un diplôme d'ingénieur en génie de l'informatique et en télécommunications. Timide, Youcef est là encore considéré par ses professeurs comme «un étudiant sans problème, ni particulièrement actif ou excentrique». Son père, cadre dirigeant dans la succursale marocaine d'une multinationale américaine, subvient largement à ses besoins. Le 25 janvier, son fils est mis en examen et écroué. Contribution substantielle Barazzouk, Boussag ou Chraibi ne sont pas seulement unis par l'amitié. Un événement, la guerre en Irak, a marqué leur vie au printemps de 2003. Ils militent au sein d'une association locale où l'on parle religion avant de passer à l'endoctrinement idéologique. Deux nouveaux camarades, Said Baha et Abdallah Kouidri, aujourd'hui emprisonnés au Maroc, font leur apparition. Baha se serait rendu en Irak dès 2003. Par ce biais, les forts en thème rencontrent des «frères» à cent lieux de leur univers. Hamid Bach et Hamza Safi sont issus des quartiers populaires de Montpellier. Repérés dès le printemps 2004 (nos éditions du 12 décembre 2005), le second serait mort dans la région de Faludja (Irak) et le premier a été arrêté en juin 2005 par la DST qui l'accuse d'avoir voulu prêter assistance à des terroristes en Italie ou en France. Selon l'accusation, la contribution des étudiants au groupe aurait été substantielle. Aidé par Reda Barazzouk, qui nie les faits, Hakil Chraibi fabriquait des systèmes de mise à feu à destination des maquis islamistes algériens. Des volontaires auraient été pressentis pour partir en Algérie ou en Irak. Youcef Boussag aurait quant à lui aidé Hamid Bach, mais il a ensuite affirmé qu'il n'était pas un terroriste et qu'il n'avait appris les projets de Bach qu'après l'arrestation de ce dernier. |
|
#4
| ||||
| ||||
|
tu penses qu'il y a quelqu'un qui va lire tout ça?
|
|
#5
| ||||
| ||||
| Citation:
ui ui moi, j'imprime et je lis ca plus tard chez moi.... |
|
#6
| ||||
| ||||
| Citation:
|
|
#7
| ||||
| ||||
| Citation:
de meme tres chere, sache que je te lis souvent mouaaaaaa et ca fait souvent du bien... |
|
#8
| ||||
| ||||
|
l'un d'eux était avec moi en cours, et c'est vrai qu'on lui aurait donné le bon dieu sans confession... comme quoi il faut se méfier! |
|
#9
| ||||
| ||||
|
ces jeunes sont totalement manipules...c'est triste.. mais c'est un probleme general en France...Comme le probleme palestinien avec les francais musulmans brandissant des drapeaux palestinien, et des juifs francais avec des drapeaux israeliens... La politique exterieure prend la place des problemes internes francais... c'est un gd gd probleme |
![]() |
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
| |
Discussions similaires | ||||
| Discussion | Auteur | Forum | Réponses | Dernier message |
| Temoignages étudiants marocains des Ecoles de Commerce | Mhend | Forum Général | 129 | 14/05/2007 19h45 |
| Le Djihad contre les islamistes | Supliciée | Forum Islam | 82 | 24/11/2005 18h11 |