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Prof lynché, pas de coupable (18/03/2006) L'élève qui a tabassé Adil reste impuni. Et pour l'école, il ne s'agit pas d'un accident de travail! BRUXELLES Quelques jours après sa sordide et lâche agression, Adil, professeur de mathématique à l'Infac-Infobo, à Uccle, nous avait raconté comment il avait été lynché par plusieurs de ses élèves. Un témoignage bouleversant qui était d'ailleurs corroboré par les blessures sur le cuir chevelu et sur tout le corps. Pourtant, malgré ses déclarations, Adil n'a pas été entendu. Pire, il n'est pas cru. De ce fait, du côté de la justice, le dossier (confié à une stagiaire judiciaire) en est toujours au stade de l'information, comme nous le confirme la porte-parole du parquet de Bruxelles. Cette dernière tient d'ailleurs à préciser que l'enseignant n'a visiblement pas fait la même déclaration à la presse, à nous en l'occurrence, qu'à la police. «J'ai son audition sous les yeux. L'enseignant précise clairement qu'il a eu affaire à un élément perturbateur. Effectivement, on ne peut pas nier les blessures, mais il ne semble pas, selon son témoignage, qu'il y ait eu plusieurs élèves. Un autre est intervenu, mais pour les séparer». Étrange, Adil, à sa sortie d'hôpital nous avait décrit après précision la scène de coups. Il avait commencé par nous dire: «Ce ne sont pas des élèves, ce sont des sauvages!» L'enseignant avait expliqué en pleurant «qu'un élève était occupé à caresser sa copine. Je lui ai demandé d'arrêter. Il m'a répondu qu'il était de mauvaise humeur. Il l'a répété encore et encore». Adil a poursuivi en expliquant «qu'il s'est levé. Il a jeté la chaise et est venu vers moi. Il m'a donné un violent coup de poing. J'ai tenté de me rattraper à lui.» Mais Adil s'est effondré contre les armoires. «Il s'est mis sur moi. Il était lourd, il a tapé et encore tapé». Le professeur nous avait alors expliqué l'inexplicable. «D'autres élèves sont venus au secours de l'étudiant. Ils ont frappé dans ma tête, dans ma nuque. Ce sont des bêtes». Ensuite, ils l'avaient laissé, là, à terre. Inconscient. Mais dans sa déclaration faite à la police, il ne parle pas des autres élèves. Pire, les 10 témoins, les autres étudiants expliquent tous que c'est le professeur qui a craqué. «Il s'en est pris à cet étudiant car il n'avait pas fait ses devoirs. Il lui cherchait misère. Il l'a pris à la gorge», nous explique le parquet. Trois versions. Deux de la victime. Et une autre des élèves. Voilà pourquoi, à ce stade, le dossier n'est pas clôturé. «Des devoirs sont en cours». Quant à l'enseignant, il doit bientôt subir une opération suite à des problèmes respiratoires liés aux coups. Et il se pourrait bien que les frais médicaux soient à sa charge, car l'école n'a pas qualifié l'agression d'accident de travail. Emmanuelle Praet © La Dernière Heure 2006 |
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#2
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que de violence..c'est désastreux.. |
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