Psychologie de l'amour Psychologie de l'amour
Les théories de la passion
Tout d’abord, Freud a mis en évidence qu’on ne rencontre que ce qui existe déjà dans son propre inconscient. " Trouver l’objet sexuel (l’objet aimé) n’est, en somme, que le retrouver ", telle serait la loi du désir humain. En d’autres mots, on est attiré par l’autre parce qu’il entre en résonance avec le petit enfant qu’on était et qui demeure au fond de soi. « Ce n’est pas sans raison si l’enfant au sein de la mère est le prototype de toute relation amoureuse, souligne le psychanalyste Christian David. Tout le monde porte en lui la nostalgie du premier amour, idéalisé, comblant, princeps, l’amour maternel. »[1] En effet, l’amour du parent est le premier connu, et on en ressent toujours la nostalgie. On souchaite alors le retrouver. Cependant, il serait simpliste de croire que l’être aimé est superposable au parent qu’il représente. En fait, il ne correspond pas au père ou à la mère réels, mais aux images inconscientes qu’on s’en fait. L’espace amoureux n’est ni tout à fait réel ni tout à fait fantasmé, il est entre les deux, c’est-à-dire transitionnel. Théorie triangulaire de l’amour
Selon Sternberg, l’amour doit être constitué de trois pôles essentiels. On retrouve la passion, l’intimité puis l’engagement. S’il manque au moins une de ces trois caractéristiques, ce n’est pas de l’amour. Ce sont alors différentes relations, comme l’amitié, selon l’élément qui manque. La passion est caractérisée par un désir physique, penser à l’autre et en avoir envie lorsqu’il est absent. Ensuite, l’intimité se veut un support mutuel, une proximité émotionnelle, de la communication, un partage de pensées et de croyances ainsi que des contacts physiques comme des marques de tendresse et des relations sexuelles, mais elles ne sont pas nécessaires. Enfin, l’engagement comprend la présence de projets communs, le fait de vouloir rester avec l’autre et de s’y consacrer, une progression du niveau d’engagement avec le temps, comme le mariage, et puis, dans plusieurs sociétés, la fidélité.
L'intimité réfère ici à ces expériences affectives qui encouragent le rapprochement, la mise en lien avec un ou une partenaire. Elle implique un sentiment de confort et de tendresse dans la relation. La passion serait par ailleurs définie en termes de source d'éveil, de motivation. Elle répondrait aux besoins d'estime de soi, d'affiliation, de domination ou de soumission, d'actualisation de soi. Elle implique souvent des émotions très intenses. Enfin, l'engagement serait la composante de la rencontre amoureuse qui fait intervenir le plus de rationalité. Elle impliquerait des choix délibérés, à savoir la décision d'aimer quelqu'un et ensuite de maintenir cet amour dans la relation avec la personne choisie. Une des propositions théoriques de la théorie triangulaire de l'amour de Sternberg veut que les niveaux d'intimité-passion-engagement de l'amour changent en fonction de la durée de la relation
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