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#1
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| Les origines nationales différemment appréciées Le marché du travail est très sensible à ce critère, selon un universitaire. par Catherine COROLLER QUOTIDIEN : mardi 21 mars 2006 sour trouver du travail en France, mieux vaut être un jeune homme ou une jeune femme d'origine asiatique qu'une jeune femme noire ou qu'un jeune homme algérien. Dans le numéro de la revue Migrations Société à paraître en mai, Jean-Luc Richard, maître de conférences en sociologie quantitative et politique à l'université de Rennes-I, publie un article sur «Le rapport entre les niveaux de formation et la fréquence du chômage des fils et filles d'immigré (s) et les origines nationales de leurs parents». Le démographe s'est appuyé sur l'échantillon démographique permanent (EDP) de l'Insee, qui regroupe 600 000 personnes. Les résultats confirment ce que «les données des recensements de 1982 et 1990 avaient montré, que les jeunes d'origine maghrébine, en particulier d'origine algérienne, connaissent des situations de chômage dont la fréquence et la longueur ne pouvaient qu'amener à suspecter l'existence de discriminations en provenance d'une minorité significative d'employeurs». Racistes les patrons français ? Un autre élément semble l'attester. Imaginons un couple mixte franco-maghrébin. Si le père est maghrébin, le jeune va connaître des difficultés sur le marché du travail, si c'est la mère et que son père est français, il rencontrera beaucoup moins de problèmes. Parce que dans le premier cas, il porte un patronyme étranger ? «Il est probable qu'il y ait un effet du nom de famille sur les probabilités d'embauche», confirme Jean-Luc Richard. Et, comme le souligne le démographe, ces discriminations ne sont pas sans effet : «L'inégalité de traitement en matière d'emploi est un obstacle aux "processus" d'intégration sociale et politique.» Sur le même sujet Les actes racistes en baisse en 2005 Orientation. Contrairement à certains clichés, les discriminations ne débutent pas dans l'enfance. Le parcours scolaire des jeunes issus de l'immigration est identique à celui de leurs congénères français de souche. Ils réussissent souvent «aussi bien que les jeunes issus de famille française de longue date, voire parfois mieux», observe Jean-Luc Richard. Autre cliché qui se révèle faux : «L'orientation des élèves en direction des filières courtes de l'enseignement professionnel ne touche pas davantage, à niveau scolaire égal, les jeunes de certaines origines.» Plus que de l'origine nationale des parents, le niveau de diplômes des jeunes issus de l'immigration dépend de «la place de leurs ascendants dans l'échelle sociale de la nation». Si les jeunes Portugais ont la scolarité la plus courte, c'est, selon le démographe, parce qu'ils cantonnent leurs ambitions à des métiers exigeant peu de qualification. Si les jeunes Turcs sont «particulièrement peu diplômés», c'est dû au caractère récent de la vague migratoire en provenance de ce pays. Le machisme joue également un rôle dans l'orientation des filles : «Des formations qui nécessitent d'effectuer des cycles d'études, stages ou déplacements fréquents sont délaissées par les jeunes musulmanes parce que les aînés (parents et frères) ne pourraient pas exercer un contrôle sur elles.» Source de difficultés. Enfin, le fait que les parents soient originaires de pays francophones, y compris d'Afrique noire, facilite l'intégration. L'investissement des familles et leur «bagage culturel» peuvent expliquer la réussite des jeunes Asiatiques. En revanche, si la taille de la fratrie n'a pas toujours un effet négatif (tant pis pour les politiques qui rendent la polygamie responsable des difficultés de certains jeunes Noirs), le fait d'appartenir à une famille maghrébine monoparentale est source de difficultés. En ce qui concerne l'accession au marché du travail, les mieux placés sont, et de très loin, les fils nés de parents français : 15 % des 20-29 ans sont au chômage, contre 20 % pour les Tunisiens et 29 % pour les Algériens. Pour les filles, le chiffre est de 21 %, à égalité avec les Asiatiques, devant les Algériennes (24 %) et les Tunisiennes (28 %), mais derrière les Marocaines (19 %). LIBERATION |
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#2
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| De funeste mémoire, dangereux, ou indispensable pour lutter contre les discriminations. La question des statistiques ethniques n'en finit pas de faire débat, en France. A la fin des années 1990, elle a violemment secoué les démographes : Michèle Tribalat appelait à briser ce «tabou» français, Hervé Le Bras l'accusait de racisme et fustigeait «le démon des origines». «Ces postures caricaturales ont contribué à figer le débat et à rendre les enquêteurs très méfiants, selon le démographe Patrick Simon. Mais, aujourd'hui, on n'en est plus là.» Le ministre délégué à l'Egalité des chances, Azouz Begag, a relancé vendredi l'idée d'un dispositif d'évaluation de la diversité. De fait, depuis quelques années, des études se penchent sur l'origine ethnique, en travaillant sur les «deuxième génération», et sur les phénomènes de discrimination raciale. «Ce n'est pas une lubie de racistes de comptoir qui veulent compter les Noirs, explique Patrick Simon. Aujourd'hui, cela éclate. Préférer l'indifférenciation, c'est jeter un voile sur l'expérience de ceux qui sont "racisés".» Sur le même sujet «Quand tu es de la cité, on regarde pas ton CV» Dénégation Villepin cherche des remèdes au «poison» pointé par Chirac A savoir La Halde entre médiation et sanction Les Britanniques décomplexés sur les origines Malek Boutih et la «République métissée» L'esclavage, la colonisation, Vichy : le recensement des gens par leur origine a eu lieu dans les époques les plus sinistres. D'où la peur de voir réapparaître des «fichiers scélérats», selon l'expression d'un membre de la Ligue des droits de l'homme lors d'un colloque sur les statistiques ethniques, en 1998. Enquête. Cette année-là, c'est le travail de Michèle Tribalat qui met le feu aux poudres. Constatant «l'incapacité de notre système statistique à rendre compte d'un certain nombre de réalités», la démographe combine le critère d'«appartenance ethnique», défini à partir de la langue maternelle, et celui des «origines ethniques», fondé sur le lieu de naissance des individus et de leurs parents. Et constate que les jeunes d'origine algérienne ont un taux de chômage de 40 %, contre 11 % pour les «Français de souche». Cette expression et ces méthodes lui valurent les cris indignés d'Hervé Le Bras, selon qui elle ouvrait la porte à des dérives xénophobes. Pour lui, les origines des Français ne devraient pas faire l'objet d'études nationales. La loi du 6 janvier 1978 indique qu'«il est interdit de collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques». Un avis de la Cnil de juillet a rappelé qu'il n'existait pas de «référentiel national» pour un comptage «ethnoracial». Pourtant, ça bouge. Louis Schweitzer, ex-patron de Renault, devenu président de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, n'y voit pas «un critère pertinent». L'hostilité des «républicains», comme SOS Racisme, reste importante. Mais, récemment, plusieurs personnalités ont demandé la levée de cette interdiction. Roger Fauroux par exemple, ancien président du Haut Conseil à l'intégration, se dresse contre cet «aveuglement volontaire». Disposer de constats chiffrés permet une «prise de conscience des discriminations systémiques, un état des lieux des progrès à accomplir et la mesure des actions mises en oeuvre», écrit-il dans un rapport remis à Jean-Louis Borloo et intitulé «La lutte contre les discriminations ethniques dans le domaine de l'emploi». Pénalité. Depuis quelques années, des études en ce sens sont menées. Dans un article à paraître dans la Revue française de sociologie en 2006, deux chercheuses du CNRS, s'appuyant sur l'origine nationale construite à partir du pays de naissance des parents, confirment une «pénalité ethnique à l'embauche» pour les personnes originaires du Maghreb, d'Afrique subsaharienne, de Turquie (1). Dans une autre étude, des démographes constatent que «ce handicap d'une origine héritée témoigne de l'existence de discriminations» (2). A l'Ined, Patrick Simon travaille sur une enquête auprès de 2000 salariés. Son étude posera des questions sur l'origine («africaine, maghrébine, asiatique...») et demandera : «Pensez-vous qu'on vous voit comme noir, blanc, arabe, asiatique, métis ?» Et :«Seriez-vous gêné qu'on vous pose ces questions dans l'entreprise, les administrations ou lors du recensement ?» Une expérience-pilote pour mieux mesurer la diversité. (1) Roxane Silberman et Irène Fournier, «Les secondes générations sur le marché du travail en France : une pénalité ethnique qui persiste», CNRS-Lasmas. (2) Dominique Meurs, Ariane Pailhé et Patrick Simon, «Mobilités intergénérationnelles et persistance des inégalités : l'accès à l'emploi des immigrés et de leurs descendants en France». _________________ ne pas obtenir ce que l'on veut est parfois un formidable coup de chance! |
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#3
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| Bravo pour le titre, vous etes soulagé(e) ? En le comparant à votre texte je suis perplexe. |
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#4
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| Citation:
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#5
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| ce n'est pas moi qui a ecrit l'article! c est Liberation je trouve cela effectivment lamentable que certaines populations sont encore plus discriminés que d autres... c est triste Citation:
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#6
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| ouaouh 24% d'algerienne au chomage et que 19% de marocainne siper........... bref arabe c arabe discrimination à tt va! |
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#7
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| Et les tunisiennes ? Oubliées mskinat ! ![]() |
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#8
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| Citation:
-- Tau |
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#9
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| euh mon coco ce que dit l'artcile est conytraire! apparement les Français préfèrent les Marocaines...ensuite viennent les Black et les autres maghrebines... donc tu te trompes! Citation:
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#10
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| franchement ça mène à quoi qu'il préferent ceux-ci ou ceux-là. le débat aurait pu être interessant s'il s'agissait de débattre pourquoi les marocaines réussissent mieux (selon l'article) à trouver du travail, mais avec le titre que t'as mis, c'est devenu de la provoc et de l'enfantillage. |
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