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| L'Express du 16/03/2006 Ségo-Sarko Qui est le meilleur? Et si la présidentielle 2007 se jouait entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy? Ce serait un duel inédit. Une femme face à un homme au second tour; deux candidatures atypiques, à droite comme à gauche. Dans ce choc de deux ambitions, deux personnalités, deux conceptions du pouvoir, quels sont les atouts de l'un et de l'autre? Leurs faiblesses? Qu'est-ce qui les oppose, et qu'est-ce qui les rapproche? Voici les clefs d'un match, pour l'instant fictif, mais auquel chacun, en fait, se prépare déjà SégoSarkoscope Chefs dans leur fief Frères de... A vos marques! «Deux réponses à la crise du résultat» Le point commun? Ils le portent au plus lointain d'eux-mêmes, au plus profond, avec une révolte qu'ils ont appris à maîtriser, mais qui a marqué l'enfance: le refus de l'autorité. Ségolène Royal, quatrième d'une fratrie de huit, est élevée sous le joug d'un père officier de carrière qui destine ses filles au foyer, le baccalauréat passé. Sa détermination à sortir d'un chemin d'avance tracé dessine la suite du parcours, volonté féroce d'échapper à l'étroitesse du destin. Nicolas Sarkozy poursuit un rêve identique, engoncé dans les contraintes d'une scolarité qui l'étouffe. Elevé par une mère divorcée, il déteste le collège, ses habitudes et ses astreintes, redouble sa sixième, ballotté entre cours privés et lycée public… Au Salon de l'agriculture. Ségolène Royal s'en prendra au président de la FNSEA… Exaspéré par la vacuité des savoirs, il se découvre en entendant Chaban-Delmas: ce premier orateur politique qu'il écoute attentivement met des mots sur ses silences. Ségolène Royal, elle, donne un sens à la rupture familiale en réussissant l'ENA, ouverture sur un monde de l'égalité des chances. Leurs parcours les éloignent, leurs décisions privées les situent aux antipodes, leurs choix politiques les opposent. Mais une aptitude à l'insoumission les rapproche, qui a décidé de leur vie envers et contre tous; elle les détourne encore aujourd'hui, elle autant que lui, des doutes et des incertitudes. Narcisses en leur miroir, ils puisent dans l'image que chacun se renvoie à lui-même l'énergie de continuer. «Ma liberté de parole, je la garderai jusqu'au bout» Ségolène Royal Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont beau s'affronter dans le débat public, les Français apprécient ce qui les rapproche. Ainsi, l'un et l'autre revendiquent leur singularité: «Ma liberté de parole, je la garderai jusqu'au bout, quoi qu'il arrive», confiait-elle aux lecteurs du Parisien, à la fin de février, en leur assurant aussi «ne pas être à la norme». «J'ai fait un choix, celui de rester un homme libre», martèle-t-il, lui qui saisit chaque occasion pour réaffirmer qu'il est, qu'il restera «différent». «J'ai fait un choix, celui de rester un homme libre» Nicolas Sarkozy L'un et l'autre se réclament d'un pragmatisme qui les conduit à regarder au-delà des frontières. «Pourquoi interdire aux Français d'essayer ce qui a réussi ailleurs?» s'interrogeait le président de l'UMP, en 2005. «On dirige bien un pays si l'on est capable aussi, avec une certaine humilité, de regarder ce qui marche à l'extérieur. Et de l'essayer», note la présidente de la région Poitou-Charentes. … défendu deux jours plus tard par Nicolas Sarkozy, qui la critique publiquement pour la première fois. L'un et l'autre, enfin, se plaisent à transgresser les frontières de leur propre camp, à une époque où le clivage entre droite et gauche paraît de moins en moins pertinent à de plus en plus de gens. La députée socialiste trouve des qualités à Tony Blair, quand tous les éléphants du parti détournent leur regard de la Grande-Bretagne; le ministre de l'Intérieur suggère d'accorder le droit de vote aux immigrés pour les élections locales, quand la majorité s'en tient au principe de l'acquisition de la nationalité française pour faciliter l'intégration. «Nous sommes des atypiques qui rassemblent» Nicolas Sarkozy Leurs discours reposent d'ailleurs sur un ressort identique: être accessible et compréhensible par tous - «Les deux simplifient à l'extrême, et peut-être trop, le langage politique», relève un haut fonctionnaire. Surtout, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy veillent, dans leurs interventions, à toujours prendre leurs distances d'avec l'"establishment" traditionnel, non seulement pour marquer qu'ils sont en situation de le contourner, mais aussi pour tenter d'établir un lien direct avec le peuple. Aujourd'hui, à quelque quatre cents jours de l'échéance, les Français disent vouloir ce match pour la huitième élection présidentielle de la Ve République. Il serait inédit à plus d'un titre. Pour la première fois, bien sûr, un homme affronterait une femme au second tour. Pour la première fois depuis 1974 (Valéry Giscard d'Estaing avait 48 ans, François Mitterrand, 58), deux personnalités pas encore sexagénaires prétendraient accéder à la fonction suprême. «Cela fait vingt ans que l'affaire des rénovateurs dure en France, et pas seulement en politique. Tout ce qui incarne le renouvellement est investi d'un capital confiance», souligne le directeur du Centre de recherches politiques de Sciences po (Cevipof), Pascal Perrineau. Pour la première fois depuis le duel entre Pompidou et Poher, en 1969, la finale opposerait deux personnalités n'ayant jamais été candidates à l'Elysée, et non des responsables embarqués dans une deuxième, voire une troisième tentative. Pour la première fois, enfin, serait balayé l'adage qui voudrait que, à l'élection présidentielle, «hors mariage, point de suffrages»: une mère de quatre enfants vivant en union libre (interrogée par L'Express, elle refuse de confirmer un Pacs que certains, même dans son entourage, lui prêtent) contre un divorcé remarié, le duel ne serait plus original, mais bien emblématique de la société du XXIe siècle. Nicolas Sarkozy a vite compris l'intérêt qu'il a à favoriser cette affiche. Au début de janvier, à quelques jours de l'Epiphanie, il joue les Rois mages: il a «du respect depuis bien longtemps» pour Ségolène Royal, «c'est une candidature de très bon niveau, quelqu'un qui dit des choses intéressantes». Il s'en fait même le porte-parole le plus politiquement correct, s'étonne que «l'on s'interroge sur la stature, sur les épaules [d'un candidat à l'Elysée] quand il s'agit d'une femme plus que quand il s'agit d'un homme». Une autre fois, il lâche: «Nous sommes tous les deux des atypiques qui rassemblent.» Le 23 février, dans Le Progrès, il ajoute: «Ce serait une adversaire respectable.» S'il choisit de l'ensevelir sous les compliments - le geste est rare - c'est d'abord parce qu'il estime qu'elle ne serait pas la plus dangereuse des rivales au second tour d'une élection présidentielle. Ensuite, elle lui permet d'échapper au face-à-face, sévèrement jugé par l'électorat de la majorité, avec le chef du gouvernement. «Ségolène nous sert, lui a indiqué son plus fidèle lieutenant, le ministre Brice Hortefeux. Dans tous les dîners-débats auxquels je participe, on me parlait sans cesse de toi et de Villepin, désormais, on ne m'interroge plus que sur toi et sur elle.»
__________________ Qui que l'on soit au fond de soi , nous ne sommes jugés que par nos actes |
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| «Je n'ai pas à donner mon avis à tout bout de champ» Ségolène Royal Surtout, le président de l'UMP sait que le duel, pour l'heure fictif, avec Ségolène Royal - ou plutôt avec l'image que celle-ci renvoie actuellement - l'associe à la «modernité» dont l'opinion crédite l'élue socialiste. Sarkozy en a besoin: s'il joue, dans les mots, le dirigeant ouvert que n'ont pas été les responsables socialistes lors de l'émergence de Ségolène Royal, dans la vraie vie, son cercle de campagne comptait, au départ, une seule femme pour 20 hommes. Leur premier dîner de travail était là pour en témoigner (voir L'Express du 26 janvier). Lui, l'apparatchik absolu, qui a occupé toutes les fonctions possibles dans un mouvement politique, gagne à être associé à une femme dont la popularité repose, pour partie, sur l'intérêt qu'elle porte aux questions de société. Il y a longtemps pourtant que Nicolas Sarkozy a une autre intuition. En janvier 2003, lors d'un hommage à un rabbin dans une synagogue parisienne, il croise Lionel Jospin. «Il faisait froid, c'était la nuit, et il était là. Un homme qui agit de la sorte n'a pas pris sa retraite», assure-t-il dans la foulée. Mais, s'il considère encore aujourd'hui que l'ancien Premier ministre est son adversaire le plus probable, il ne se désintéresse pas du «phénomène Ségolène»: «Il nous renseigne sur la société, car ce qui fait sa marque n'est pas qu'elle soit une femme, mais qu'elle soit idéologiquement de droite. C'est aussi la preuve du refus des candidatures classiques, et la mienne ne l'est pas non plus.» «Elle plaît parce qu'elle étonne. C'est plus facile que de convaincre» Depuis dix mois, les sondeurs alertent les proches de Sarkozy sur la percée possible de la députée socialiste. Aussi cette question s'est-elle posée à plusieurs reprises, au cours des dernières semaines, dans les discussions du futur candidat avec son état-major. Le président de l'UMP a même profité d'un échange récent sur la place des femmes en politique pour solliciter l'avis de Roselyne Bachelot. La nouvelle secrétaire générale adjointe du parti, qui estime que la logique des espaces politiques devrait déboucher sur une candidature de Laurent Fabius, conseille néanmoins de ne pas sous-estimer Ségolène Royal. Un autre membre du premier cercle approuve: «Voyez le syndrome Panafieu à Paris. Grattez, il n'y a rien sous le vernis. Triple rien. Mais elle a su utiliser le fait d'être une femme, elle a eu les bons gestes médiatiques, les sondages sont devenus favorables, l'agrégation des militants puis de l'opinion s'est réalisée. Et Ségolène, à n'en pas douter, est plus intelligente que Françoise!» Nicolas Sarkozy commencerait-il à prendre Mme Royal au sérieux? Le 2 mars, pour la première fois, il critique publiquement la socialiste préférée des Français. «C'est très facile d'arriver, de faire des reproches aux gens qui sont en difficulté et qui essaient de trouver des solutions pour s'en sortir», lâche- t-il en visitant le Salon de l'agriculture. Deux jours plus tôt, dans les mêmes allées, la présidente de Poitou-Charentes a pris à partie le président de la FNSEA sur la lenteur des aides d'urgence accordées par l'Etat aux agriculteurs touchés par la grippe aviaire. Cette rudesse inattendue sous des dehors accorts, Ségolène Royal appelle cela «être [soi]-même», connaître le dossier et l'aborder hors des conventions policées du champ politique traditionnel. A sa manière, elle est persuadée d'incarner au plus près la colère, l'exaspération d'un électorat touché par une précarisation générale. L'opinion lui donne quitus pour sa liberté de ton et sa proximité affichée: alors que la famille est redevenue la valeur essentielle, le refuge d'une société que ses peurs replient sur elle-même, Ségolène Royal pense qu'une longue implication sur ces questions familiales lui donne un avantage par rapport à ses concurrents du PS. Elle est d'ailleurs la seule personnalité d'opposition, depuis l'échec de Lionel Jospin le 21 avril 2002, à avoir battu Nicolas Sarkozy en intentions de vote de second tour. Il ne s'agit que d'un sondage, il ne s'agit que d'une seule fois, qu'importe: elle a rendu crédible une victoire de la gauche en 2007, ce qui la distingue de la pléthore de candidats socialistes potentiels. Sa force, c'est un tempérament mis au service d'une intuition. Comme le futur candidat de l'UMP, ses ambitions sont anciennes. «La volonté d'être en première ligne n'est pas nouvelle chez elle, se souvient François Hollande. Au lendemain de la déroute législative de 1993, elle lance un club, Combat pour l'espoir à gauche. Deux ans plus tard, elle est tentée de participer à la primaire socialiste pour la présidentielle, je l'en dissuade de justesse.» Ambitieux, donc, tous les deux. Mais, contrairement à son rival de droite, Ségolène Royal n'a pas la culture de l'apparatchik ni le dogme de l'appareil. Lui compte sur un parti à sa dévotion et une armée de conseillers: «J'ai 80 experts qui travaillent à mon projet», confie-t-il. Elle s'appuie sur un réseau extérieur au parti, qu'elle a commencé de constituer lors de son passage au ministère de la Famille, et sur une association lancée en début d'année, Désirs d'avenir. Une bonne part de son succès, aujourd'hui, vient du sentiment donné par la députée de bousculer des socialistes englués dans d'éternelles querelles. N'être identifiée à aucun courant est devenu pour elle un atout dans l'opinion. «C'est la Jobert de gauche, constate l'un de ses collègues de l'Assemblée, une sorte d'extraterrestre politique qui suscite énormément d'intérêt, mais encore très peu d'engouement. Elle plaît parce qu'elle étonne, parce qu'elle détonne. C'est plus facile que de convaincre.» La critique la touche peu: «Je n'ai pas à donner mon avis sur tout, à tout bout de champ, parce que j'engage la crédibilité de la parole politique, dit Ségolène Royal. Je suis consciente de mes responsabilités, travaille beaucoup avec une équipe sur plusieurs dossiers - je parle quand c'est utile et que je connais le sujet que j'aborde.»
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| Depuis quelques semaines, d'ailleurs, elle cisèle une expression qu'elle démultiplie: de L'Humanité dimanche au Vogue américain, de Femme actuelle à une émission féminine le matin à la télévision, elle dessine par touches le profil d'une femme d'expérience concrète - son travail au ministère de la Famille - qui partage les préoccupations quotidiennes de millions de foyers - «en tant que mère» - en prise directe avec les responsabilités et le terrain - la présidence de la région. Une candidate modeste: l'image exaspère les socialistes qui la savent sectaire, mais la moindre critique leur est interdite, prise comme une simple attaque machiste après les commentaires ridicules qui ont accueilli son entrée dans le jeu. «En politique, Nicolas n'aime pas affronter une femme!» Figure d'ange dans un monde d'hommes, la réputation d'autoritarisme qui précède Ségolène Royal en Poitou-Charentes ne la dérange pas plus: elle assume l'exercice du pouvoir. Voire en abuse, quand elle interdit de subventions régionales les entreprises locales prêtes à signer des CNE et des CPE, votés par le Parlement. Ces contradictions, dont elle joue, la rendent difficile à cerner pour la plupart de ses rivaux: au sein même du PS, elle est une adversaire dont personne n'a les clefs. Elle passe, elle pique - les mauvaises langues de la Rue de Solferino l'ont surnommée «la chikungunya». Ses manières terre à terre d'aborder les problématiques conceptuelles les laissent souvent sans voix. Lors d'une commission du projet, en février, en pleine discussion sur le logement, elle pointe la lourdeur des charges locatives, avant de se lancer, un peu plus tard, dans le retraitement des eaux de pluie. Imprévisible face aux éléphants du PS, elle pourrait l'être face au mastodonte de la droite. Une connaissance commune ose la comparaison: «Elle me fait penser à cet Américain inconnu, Michael Chang, qui, à Roland-Garros, en 1989, sert soudain à la cuillère et déstabilise la légende tchèque Ivan Lendl.» Ce n'est pas un argument, c'est un cri du cœur: «En politique, Nicolas n'aime pas affronter une femme!» Pour l'ami Brice Hortefeux, un second tour entre Sarkozy et Royal serait dangereux dès l'approche: difficile de trouver la limite entre dureté et grossièreté quand, comme pour le président de l'UMP, le débat d'idées se pratique avec la même agressivité qu'on déploie sur un ring. Paradoxe: le piège guette aussi Ségolène Royal, François Hollande le dit avec autant de spontanéité que Brice Hortefeux. «Elle peut être implacable! Il faudrait qu'elle fasse attention à ne pas tomber dans l'agressivité, à ne pas changer de personnage dans les débats. Sarkozy est agressif et vite violent, elle n'aurait rien à gagner à le suivre sur ce terrain.» Au contraire, sa force, elle en est convaincue, c'est l'autorité sans la brutalité. Evoquant par exemple le rapport de l'Inserm sur la prévention de la délinquance, elle approuve une responsabilité accrue des parents, mais réfute l'idée d'un «suivi comportemental systématique» de l'enfant dès 3 ans reprise par Sarkozy: avec lui, juge-t-elle, le «marqueur» va toujours trop loin. Ségolène Royal veut en croire son expérience et les domaines dans lesquels elle a travaillé - il faut entreprendre des réformes avec le souci constant de rassurer les Français. Dans cet esprit, elle développe le concept de «révolution tranquille», clin d'œil à la «force tranquille» de François Mitterrand en 1981 - non, décidément, ce n'est pas elle qui prônerait la «rupture». Elle revendique de ne pas arriver «toute couturée» Les amis de Sarkozy ont beau redouter que Ségolène Royal ne paraisse plus consensuelle que lui, le ministre de l'Intérieur continue de penser que l'élection de 2007 se jouera sur le ras-le-bol de la pagaille et sur l'aspiration des Français à «tout remettre à l'endroit». Dans ce contexte, il énumère les trois conditions qui feraient son élection: le rassemblement de la droite et du centre, la capacité à récupérer une grande partie des voix de l'extrême droite et l'adhésion d'une majorité de l'électorat populaire. «Pour le moment, il se reporte plutôt sur moi que sur elle, selon les sondages», observe-t-il. Au-delà de l'affrontement classique entre deux personnalités, deux conceptions de la fonction présidentielle sont en jeu. «Sarkozy ne correspond pas au président arbitre de la Ve République, il prône le président tout-puissant, analyse Perrineau. Ségolène Royal, puisqu'elle n'a aucun de ces profils, peut inventer une présidence de proximité.» Quand le ministre d'Etat estime être le seul à avoir tiré les leçons du quinquennat, donc à être en situation de redessiner - en l'occurrence, de renforcer - la fonction, la députée socialiste s'en tient à la «démocratie participative». Chaque citoyen acquiert le titre d' «expert légitime» puisque «chacun détient une part de vérité» … Sarkozy dit exactement l'inverse, qui assigne à l'homme politique le devoir de trancher entre les aspirations contradictoires des Français. Des Français que le ministre de l'Intérieur se targue de connaître depuis longtemps. «C'est le moment de valoriser trente ans d'expérience», avance-t-il, soucieux néanmoins que cette longévité politique ne contredise pas une campagne fondée sur la rupture. Ségolène Royal s'engouffre dans la brèche: elle revendique de ne pas arriver «toute couturée», pour reprendre l'expression d'un proche. C'est bien la même année pourtant, en 1988, qu'ils ont été tous deux élus députés pour la première fois. Presque vingt ans plus tard, les aléas de la politique les réuniront-ils en les mettant face à face? Nicolas Sarkozy ne s'est pas encore extirpé de la spirale de l'échec qui guette le gouvernement. Ségolène Royal n'a pas encore convaincu les socialistes de sa crédibilité de femme d'Etat. Du discours qu'elle a prononcé récemment à Arras le ministre a retenu une chose: il n'y avait rien dedans. De la dernière émission à laquelle il a participé, sur Canal +, la députée n'a rien vu: étudier un adversaire potentiel ne la préoccupe pas. Et cependant, entre eux, le match a déjà commencé.
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#4
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| Tout Sauf Sarko ! |
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| Citation:
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| le meilleur ça dépend pour quoi faire ! pour le nettoyage contrairement aux idées reçues ça serait plutot l'homme qui serait le plus performant. bon comme j'ai pas d'actions en bourse, moi je vote pour la candidate de gauche bien que je la trouve pas assez à gauche à mon gout. pis c'est une femme, après tout on a jamais essayé une femme au pouvoir chez nous. mais bon. j'aurais préféré un arnaud montébourg un nom dans ce gout là, il me plait bien lui mais semble ne pas etre dans la course au pouvoir.
__________________ Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent. » Jean-Paul Sartre |
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#7
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| qui est le plus vicelard ouais moi jveux a la présidence quelque de bonne foie pas des opportunistes sarkosi on le connai tous ,mais Ségoleine royal c un gros piège attention !! derrière son minoi de "mère attentionnée" c'est une vrai calculatrice elle enchaine les pub a droite a gauche ,c lcas dle dire . Et sa sympatie pour tony blair la trahis. Maintnan il reste Besancenot alias Pinochio! Faut savoir qui est ce petit bonhomme sympatique qui n'est en réalité qu'une marionnette qu'on utilise! Derrière lui il ya des personnage sombres et communiste a l extrème qui manipulent ses ficèles. Besancenot denonce et denonce il a l'air bien sympatique... entre la peste et lcolèra pour moi sa sra un vote sanction je voterai pour dieudonné au moin sa aura lmerite d apporter un dialogue nécessaire ! |
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#8
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| De Villepin sans hesiter une seconde... J'aime sa maniere de gerer le CPE |
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#9
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| Citation:
nettoyer quoi donc nettoyer c'est surtout de l'ordre de l"hygiene
__________________ Un souci bladinautique? Un simple clik, et je t'explique!! Dernière modification par nwidiya ; 23/03/2006 à 20h42. |
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#10
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| Ni l'une ni l'autre.... |
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