Le Père Samuel renvoyé en correctionnel Le Père Samuel renvoyé en correctionnel (23/03/2006)
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Il persiste et signe dans ses propos à l'égard de l'Islam
CHARLEROI Le père Samuel, ce religieux catholique en litige depuis plusieurs années avec le diocèse de Tournai, a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Charleroi, jeudi matin, par la chambre du conseil de Charleroi. Il faisait, depuis 2002, l'objet d'une plainte du Centre pour l'Egalité des Chances et la Lutte contre le racisme qui lui reproche d'avoir tenu des propos incitant à la haine raciale et d'avoir diffusé des écrits allant dans le même sens, par le biais de son ouvrage « Les versets angéliques ».
L'audience de jeudi, à huis clos, n'a duré que quelques instants. Le père Samuel y a assisté en compagnie de trois de ses avocats, Mes Michel Graindorge et François Londa Sengi, du barreau de Bruxelles, et Michel Hubert, du barreau de Charleroi. Comme lors de la précédente audience, plusieurs autocars avaient amené sur place des dizaines de fidèles du religieux, qui l'ont attendu dans le couloir, devant la chambre du conseil et qui ont applaudi à son commentaire de l'ordonnance rendue.
Le père Samuel a dit qu'il était convaincu que « la femme est l'avenir de l'homme », évoquant la présidente de la chambre du conseil mais que, dans ce cas-ci, il avait eu affaire, en la personne du premier substitut, à un « paysan orgueilleux qui n'avait même pas écouté ses arguments ». Il a une fois encore répété, sous les applaudissements de ses fidèles, que «les enfants musulmans à naître seraient des bombes pour les enfants de l'Occident».
De son côté, Me Michel Graindorge a estimé qu'on aurait droit en correctionnelle à «un procès magnifique et passionnant», avant de dire son «respect pour toute foi paisible ». Les fidèles ont alors accompagné le père Samuel jusqu'à sa sortie du palais de justice.
Le père Samuel, de son vrai nom Samuel Ozdemir, a été précédemment vicaire à Gosselies. Il avait été suspendu de ses fonctions par l'évêché de Tournai. Il a racheté en 2001 l'église Saint-Antoine-de-Padoue à Montignies-sur-Sambre, dans le quartier de la Neuville, où il célèbre des offices qui attirent chaque semaine de très nombreux fidèles, selon le rite d'avant Vatican II. |