Excision: tu auras mal, mais ne t'échappe pas


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  #1  
Vieux 07/04/2006, 23h43
Avatar de Wallen95
 
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Par défaut Excision: tu auras mal, mais ne t'échappe pas

Sophie, Bobo, Khadou. Trois femmes. Trois témoignages bouleversants sur les mutilations sexuelles féminines. "Le Pacte d'Awa" est consacré à cette pratique ancestrale, dont 3 millions de fillettes sont victimes chaque année dans le monde.

"Le matin de mon excision, ma mère m'a dit de ne pas crier. De ne pas tenter de m'échapper, car cela porterait malheur à la famille, et notre honneur à tous était en jeu. Je sais que cela te fera mal. Mais tu dois passer par cette épreuve pour trouver ton identité et t'intégrer dans la société". Malienne, Sophie avait 8 ans ce jour-là. Aujourd'hui elle en a 53. Et les mots de sa mère résonnent encore dans sa tête. "Ils m'ont servi d'anesthésie".

Sekou est un père de famille de 45 ans. Sa fille aînée est morte dans ses bras des suites d'une excision à l'âge de 7 ans. "Je n'étais pas d'accord", affirme t-il. Qu'importe... La tradition est trop forte. Pour s'être dressé contre la coutume, il a dû s'exiler.

Le témoignage de Khadou, une Ethiopienne de 43 ans, est quant à lui plein d'espoir. Excisée et infibulée à 7 ans et à deux reprises, elle en a gardé de profondes séquelles. Aujourd'hui mariée, elle est mère de quatre enfants. Aucune de ses filles n'est excisée ni infibulée. "Souvent j'entends dire que l'excision, c'est notre identité. Mais mon identité, ce n'est pas un sexe cousu. Ma culture, c'est aussi une langue, des tissus, de l'art, des écrits, des contes..." A lire sans modération... Pour en finir avec les mutilations sexuelles - Le Pacte d'Awa, d'Agnès Boussuge et Elise Thiébaut - Collection J'accuse - 128 pages - 7,5 euros
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  #2  
Vieux 07/04/2006, 23h46
Avatar de temsamani
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c deguelasse c'kil font qu'Allah les punisse
j'arriverais jamais a comprendre comment ils ont le coeur de faire ça....
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  #3  
Vieux 07/04/2006, 23h48
Avatar de missmadame69
Get pious or die trying .
 
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franchement pour moi c un acte barbare!!!!
les pauvres...
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  #4  
Vieux 07/04/2006, 23h49
Avatar de lizzie911
 
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Je n'arrive même pas à imaginer la douleur physique que ça doit être... Faire ça à des enfants c'est abominable!!!!
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  #5  
Vieux 07/04/2006, 23h53
Avatar de temsamani
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non seulement la douleur physique insupportable et la douleur psychologique, la privation de la femme a acceder a son epanouissement ...
c vraiment barbare comme la dit miss69
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  #6  
Vieux 07/04/2006, 23h58
 
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Citation:
Envoyé par Wallen95
Pour s'être dressé contre la coutume, il a dû s'exiler.
Tout est là.
Le courage de s'opposer à la pression des voisins, de la famille, des parents, etc. devrait être beaucoup plus valorisé.
Pour l'excision comme pour le reste.
Mais tant que l'on dira que l'on doit toujours obéir à ses parents, on n'en sortira pas.
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  #7  
Vieux 07/04/2006, 23h59
Avatar de kitti_3000
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Entrées dans le blog: 4
Par défaut un espoir pour les femmes excisees: la chirurgie reparatrice

source: www.doctissimo.fr


On peut soigner les femmes victimes d’excision
Interview du Dr Pierre Foldès


Après avoir sillonné le monde en tant que médecin humanitaire, le chirurgien urologue Pierre Foldès se consacre aujourd’hui pleinement à la lutte contre l’excision. Ayant mis au point une technique unique au monde, il reconstitue le clitoris des femmes victimes de ces terribles mutilations génitales. Il nous explique son combat.

Doctissimo : Pourquoi vous être intéressée aux femmes victimes d’excision ?

Dr Pierre Foldès : Principalement pour deux raisons. Premièrement, lors d’une mission humanitaire de l’Organisation mondiale de la santé au Burkina Faso, nous devions soigner les nombreuses complications de ces excisions : des problèmes d’incontinence, des complications obstétricales graves… Lors des consultations, des femmes m’ont demandé d’intervenir sur les douleurs liées aux cicatrices. Enfin, en tant que chirurgie urologue, j’avais pratiqué des techniques de réparation et d’allongement de la verge, qui me semblait capable d’aider ces femmes après quelques adaptations. De retour en France, j’ai adapté et mis au point cette technique.

Doctissimo : En quoi consiste cette technique chirurgicale unique au monde ?

Dr Pierre Foldès : Lors de l’excision, la partie externe du clitoris est enlevée, et non sa totalité qui fait une dizaine de centimètres de longueur. L’opération consiste à retirer la cicatrice (souvent à l’origine des douleurs), à aller chercher sa partie interne, à la repositionner dans un emplacement anatomiquement normal en libérant les ligaments qui la retiennent et à la ré-innerver. En tout, l’opération dure entre 45 minutes et une heure.

Doctissimo : Toutes les formes d’excision sont-elles opérables ?

Dr Pierre Foldès : Oui, toutes les formes d’excision sont opérables et permettent d’obtenir un bénéfice esthétique et sensoriel. Dans tous les cas, la chirurgie réparatrice permet de réparer l’excision et les lésions associées : de l’excision féminine (ablation du capuchon) à l’infibulation (résection de la hampe du clitoris, des petites lèvres et suture des grandes lèvres).

Doctissimo : Combien de femmes avez-vous opéré ? La demande est-elle croissante en France ?

Dr Pierre Foldès : J’ai aujourd’hui opéré à peu près 600 à 700 femmes, dont 500 en France avec les dernières techniques. Chaque mois, je reçois des dizaines de demandes. De nombreuses femmes de 18 à 50 ans avouent qu’elles l’auraient fait avant si elles avaient été informées plus tôt de cette technique. Il faut donc améliorer l’information pour toutes ces femmes. On estime qu’en France au moins 30 000 jeunes filles sont menacées d’excision. Cette technique est remboursée depuis 2004 en France.

Doctissimo : Combien de recul avez-vous par rapport à cette technique ?

Dr Pierre Foldès : Les premières opérations ont été effectuées, il y a 25 ans. Pour les dernières techniques opératoires effectuées en France, le recul est de plus de 5 ans. Après l’opération, les douleurs sont supprimées dans la presque totalité des cas. Sur le plan esthétique, la reconstruction d’un massif clitoridien permet d’obtenir une forme anatomique normale dans près de 8 cas sur 10. Dans le reste des cas, l’aspect est satisfaisant mais la peau peut recouvrir le capuchon reconstruit. Sur le plan de la sensibilité, on peut penser que 60 à 70 % des femmes éprouvent de nouvelles sensations au bout de quatre à six mois. Mais il est difficile d’avoir des données précises car d’une part, ces femmes n’ont pas de point de comparaison et d’autre part, ces mutilations génitales s’accompagnent d’autres facteurs qui peuvent handicaper la reconstitution de sensations clitoridiennes. Toutes les femmes opérées sont orientées vers un psychologue ou un sexologue qui saura les accompagner lors de cette ré-appropriation de leur intégrité physique.

La publication de résultats sur un grand nombre de femmes est en cours de publication. Ces études pourraient débloquer la situation et populariser plus généralement cette technique auprès du corps médical. Mais ce travail est titanesque et malgré toute ma volonté, les choses ne vont pas toujours aussi vite qu’on le souhaiterait.

Doctissimo : Quelles sont les suites opératoires immédiates ?

Dr Pierre Foldès : L’hospitalisation ne dure qu’une journée. Il n’y a eu aucun cas de complications graves. Les activités physiques doivent être limitées dans les semaines suivant l’opération. Les douleurs post-opératoires peuvent durer une à deux semaines mais sont aisément contrôlables grâce à des médicaments antalgiques. Ce qui permet ainsi d’opérer ces femmes majeures sans que leur entourage soit forcément au courant de leur démarche. Et c’est souvent le cas.

Doctissimo : Des confrères urologues ont-ils pris le relais de votre action ?

Dr Pierre Foldès : Le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne se bousculent pas au portillon. Actuellement, seuls deux centres hospitaliers pratiquent en France ces opérations mais dans un nombre très limité. Cette situation s’explique principalement par deux phénomènes. D’une part, j’opère gratuitement ces femmes et certains de mes confrères chirurgiens plasticiens ont peu l’habitude de travailler bénévolement et préfèrent grandement m’envoyer leurs patientes. D’autre part, j’ai personnellement reçu des menaces qui peuvent refroidir mes collègues. Personnellement, je préfère les ignorer et me consacrer pleinement à soigner ces femmes qui souffrent dans leur chair et leur identité féminine. Par ailleurs, le combat ne saurait se limiter à notre pays, ainsi j’ai formé quatre confrères africains qui exercent au Sénégal et en Egypte.
__________________
"A cynic is a man who knows the price of everything but the value of nothing."
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  #8  
Vieux 08/04/2006, 00h14
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Réparer la blessure physique pour retrouver sa féminité

De plus en plus de jeunes femmes africaines nées en France saisissent la chance que leur offre le docteur français Pierre Foldes (52 ans) pour réparer une mutilation physique... et morale. Certaines ont été mutilées à l'occasion de vacances dans leur pays d'origine en Afrique mais parfois en France (estimation : 35 000 personnes y seraient excisées sur un total mondial de 65 millions). Il arrive même que des jeunes filles soient excisées sans que leurs parents n'aient donné leur accord ! Mais depuis plus de 20 ans, les femmes excisées peuvent bénéficier d'une reconstitution de leur clitoris.

Il existe en effet en France un chirurgien capable de réparer les dégâts causés par cette tradition ancestrale mutilante qu'est l'excision : c'est le Professeur Pierre Foldes, chirurgien urologue de formation et seul praticien au monde à pratiquer la réparation des excisions, grâce à une technique qu'il a lui-même inventée il y a 25 ans.

Au début de sa carrière, en tant que missionnaire de l'OMS, le Pr Foldes opérait des femmes africaines excisées qui souffraient physiquement de leur mutilation (infections, hémorragies, accouchements difficiles...). Mais avec le temps, de plus en plus de femmes vinrent le consulter parce qu'elles souhaitaient être "réparées" psychiquement et retrouver un statut de femme à part entière. Cela passait par le fait d'avoir du plaisir, grâce à la reconstitution d'une partie de leur sexe.
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  #9  
Vieux 08/04/2006, 00h15
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Envoyé par Wallen95
Sophie, Bobo, Khadou. Trois femmes. Trois témoignages bouleversants sur les mutilations sexuelles féminines. "Le Pacte d'Awa" est consacré à cette pratique ancestrale, dont 3 millions de fillettes sont victimes chaque année dans le monde.

"Le matin de mon excision, ma mère m'a dit de ne pas crier. De ne pas tenter de m'échapper, car cela porterait malheur à la famille, et notre honneur à tous était en jeu. Je sais que cela te fera mal. Mais tu dois passer par cette épreuve pour trouver ton identité et t'intégrer dans la société". Malienne, Sophie avait 8 ans ce jour-là. Aujourd'hui elle en a 53. Et les mots de sa mère résonnent encore dans sa tête. "Ils m'ont servi d'anesthésie".

Sekou est un père de famille de 45 ans. Sa fille aînée est morte dans ses bras des suites d'une excision à l'âge de 7 ans. "Je n'étais pas d'accord", affirme t-il. Qu'importe... La tradition est trop forte. Pour s'être dressé contre la coutume, il a dû s'exiler.

Le témoignage de Khadou, une Ethiopienne de 43 ans, est quant à lui plein d'espoir. Excisée et infibulée à 7 ans et à deux reprises, elle en a gardé de profondes séquelles. Aujourd'hui mariée, elle est mère de quatre enfants. Aucune de ses filles n'est excisée ni infibulée. "Souvent j'entends dire que l'excision, c'est notre identité. Mais mon identité, ce n'est pas un sexe cousu. Ma culture, c'est aussi une langue, des tissus, de l'art, des écrits, des contes..." A lire sans modération... Pour en finir avec les mutilations sexuelles - Le Pacte d'Awa, d'Agnès Boussuge et Elise Thiébaut - Collection J'accuse - 128 pages - 7,5 euros


Ca me donne envie de me vomir,ce genre d'acte est innomable...
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  #10  
Vieux 08/04/2006, 00h15
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Selon le professeur Foldes, l'excision n'est pas une obligation religieuse mais une pratique traditionnelle, en témoigne la diversité religieuse de ses patientes : toutes ne sont pas issues d'une famille musulmane. L'ablation du clitoris est symbolique, elle a schématiquement pour but de nier le droit des femmes à avoir du plaisir sexuel (et de la confiner dans son rôle d'épouse serviable et de mère chaste).

Quoi qu'il en soit, le professeur Foldes se fait un devoir de réparer les femmes mutilées, et ce, gratuitement, car pour lui le plus important est de redonner confiance et dignité à des femmes blessées dans leur chair.

www.orientale.fr
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