La Commune urbaine de Casablanca a déclaré la guerre à l’excès de vitesse! Actuellement, circuler dans la capitale économique, c’est comme faire un petit tour en montagnes russes, une course 100 m haies… Les métaphores ne manquent pas pour qualifier ce phénomène de ralentisseurs (communément appelés dos d’âne ou plus communément encore «gendarmes couchés») qui envahissent les boulevards de la ville et contraignent les plus pressés des conducteurs à ralentir.
Automobilistes et motards tempêtent contre ces obstacles qui ont chamboulé leurs habitudes de conduite. «Mes amortisseurs ne tiendront pas longtemps! Et puis, ce ne sont même pas des cassis, comme on nous l’apprend dans le code de la route, ce sont des montagnes!» s’exclame un taximan. Un autre conducteur est, pour sa part, remonté contre le peu de communication et surtout le manque de signalisation qui devait accompagner la mise en place de ces obstacles: «Je ne sais pas s’ils poussent pendant la nuit! En tout cas, avec ma petite voiture, j’ai failli être renversé une fois sur le boulevard de la corniche en en franchissant un sans ralentir parce que je n’en connaissais pas l’existence». 