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| Marrakech, entre protection et promotion Marrakech, je n’ai trouvé de sens à ton nom dans aucune langue. C’est dire que pour moi tu n’appartiens à personne. Ton nom a une intonation masculine, tout comme les marrakchis. Cette masculinité consommée, leur a donné un droit d’accès sans complexe, à des sujets aussi sensibles que ceux de la beauté, des sentiments, de la finesse, de l’érotisme, de l’art ou de la cuisine. Ces sujets riches, qui ont toujours puisé dans ta beauté pour alimenter ton art oral, deviennent de plus en plus rares et sont mis en équation avec un progrès ravageur. Aujourd’hui, tu es à la recherche d’un nouveau look. Tu veux avancer, tu n’es pas à tes premiers pas. Tu te débats pour affirmer une nouvelle image ; robe, senteurs et parure, tu te fais belle pour intéresser ton nouveau monde. Que t’arrive t-il, toi qui plus rien, ne fait rougir ? As tu trouvé ce que tu as cherché pendant mille ans ? Marrakech, une fois Marrakech ma ville, je te passe le bonjours de feu grand père. Il m’a demandé de tes nouvelles. Je lui ai dit que tu te portais bien, tellement bien qu’il ne te reconnaîtrait pas. Il m’a demandé comment vont les marrakchis, je lui ai dit qu’ils ont pris du punch dans les affaires. Il a paru étonné, il m’a demandé s’ils ont gardé leur humour, je lui ai dit que ce n’était pas la matière qui manquait, mais qu’ils se faisaient de plus en plus sérieux. Il m’a alors parlé de toi comme je ne t’ai jamais connue, du quartier Ben Youssef et de ses splendeurs, d’Amseffeh, et de Sidi Belaabass, de L’mouacine et de Laksour, de Lmellah et de Riad Zitoune,…des oliviers qu’il a planté de ses propres mains. Il m’a parlé longtemps, mais tellement peu, d’un temps ou tes cigognes ne migraient pas, ou la modestie était un gage de dignité, ou l’humour était un partage d’affinités, ou ta gloire était sculptée sur tes murailles, ou tes étoiles étaient scrutées en plein soleil, ou la générosité habitait tes vergers, ou la fraîcheur embaumais tous tes quartiers. Marrakech, deux fois De tous les noms que l’on t’a donné, celui de « l’bahja » m’est le plus cher ; de tous les temps que tu as vécus, celui de ton irrigation m’est le plus proche. Rose parmi les roses, tes lumières caressent le flanc de tes montagnes qui n’ont d’yeux que pour tes jardins. Marrakech mon amie, je t’ai gardé dans mon cœur une place, à laquelle n’accèdent que mes ancêtres. Théâtre de mon imaginaire, tu as bercé mon enfance aux voix de tes conteurs, aux danses de tes charmeurs et aux rythmes de tes « Gnawa ». Naïf parmi les plus heureux, tu m’as fait croire que le monde te ressemblait. Me précédant sous d’autres cieux, tu m’as appelé l’Marrakchi, auprès de gens que je ne connaissais pas. Ces gens qui m’ont ouvert leur cœur, au label de ton charme, m’ont concédé des dons de joyeux et de sage. Marrakech ma mère, je suis revenu près de toi, le temps d’un soupir, pour sécher mes larmes. Sur ton cœur battant, j’ai écouté tes murmures, j’ai senti ton émoi, pour ces gens qui s’activent à te tresser une image. Emballés par tes riads, ensorcelés par tes bassins, ils te font une histoire au bonheur de tes conteurs. Marrakech, trois fois Tes calèches qui trépignent, tes palmiers qui se noient, dans de somptueuses demeures, te racontent mille nuits. Ta médina qui s’active, tes monuments qui se pressent, auprès de visiteurs rêveurs, ont perdus leur sommeil. Jama-el-fna qui se trémousse dans sa large kachaba, fait danser la halka ou tu te sens à l’étroit. Rappelles toi Marrakech, toi qui parlais par la bouche des sages, tu as toujours des khettaras, que ne sauront égaler toutes tes bouches d’arrosage. Ta fontaine « Chreb ou Chouf » (bois et regardes) regarde passer les gens, indifférents à sa beauté, cette beauté qui est la leur. Au centre ville on en a fait une, sur laquelle veille un soleil de midi, autour de laquelle tournent des jarres grecques, que les marrakchis contemplent tendrement. 46 ° à l’ombre, sous les feuilles de cet oranger, tous ceux qui demandent sa grâce, prient pour celui qui l’a planté. Dans sa Souika bien ombragée, se dandinant très lentement, le marrakchi te répétera : à chacun son Guéliz, finalement. Première de toute ta classe, tes contemporaines te tirent leur révérence. Fès la plus compatissante, te salue et te rappelle, qu’une fois gentrifiée, tu rechercheras tes anciens locataires, pour allumer tes fours, remplir tes hammams, égailler tes souks et échauffer ta Dakka. Soubat Oidie Architecte-urbaniste http://www.yabiladi.com/article-medina-4.html |
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Wallen je te felicite pour ce post |
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de rien Nad77! ![]() Surtout qu'hier j'ai vu une copine qui revenait justement de Marrakech donc elle nous montrait ses photos de là bas, et wallah j'ai eu un pincement au coeur, ca me manque terriblement!!! Faut absolument que j'y aille cet été INCHAALLAH : p |
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en plus on est du meme coin, nous deux il me semble |
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Ecoute tu connais le souika?? bein j'hébite excatement par là! on est voisine c'est sympa ca! El mundo es pequeño |
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