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| Son mariage avec Abou Talha (رضي الله عنه) D'après Anas (رضي الله عنه), Malick Ibn Anas dit à sa femme, Oum Soulaym, la mère d'Anas : "Cet homme (le Prophète) interdit le vin". Et puis il regagna la Syrie où il périt. Par la suite Abou Talha s'adressa à Oum Soulaym, histoire de lui demander sa main. La dame répondit en ces termes : "Abou Talha, un homme comme toi ne peut pas être éconduit, mais tu es encore mécréant et moi je suis musulmane, ce qui rend notre mariage impossible". - "Dis, quel en est le coût ?" - "De quel coût s'agit-il ?" - "De l'or et de l'argent." - "Je ne veux ni or ni argent, mais je veux que tu deviennes musulman. Si tu te convertis, je m'en contenterai à titre de dot et je ne veux rien d'autre." - "Comment m'y prendre (c'est-à-die qui va m'aider à le faire) ?" - "le Messager d'Allah." Abou Talha alla sur le champ retrouver le Messager d'Allâh au milieu d'un groupe de ses compagnons. Quand le Messager le vit venir, il leur dit : "Voilà Abou Talha qui arrive le visage éclairé par l'Islam". Abou Talha lui raconta ce qu'Um Soulaym avait dit et il la lui donna en mariage. La mort de son enfant et sa patience dans cette épreuve Thait al-Banani (l'un des rapporteurs du hadith d'après Anas) a dit : "Nous ne sachions pas une dot fût plus importante que la sienne puisqu'il se contenta de l'adhésion à l'Islam (de son homme). Cette épouse était de petite taille aux yeux charmants. Elle resta auprès de son mari qui l'aimait très fort et ils eurent un enfant. Ensuite celui-ci tomba gravement malade. Ce qui toucha Abou Talha profondément. Abou Talha se levait à l'aube, faisait ses ablutions et se rendait auprès du Prophète (صلى الله عليه و سلم) pour prier avec lui et restait en sa compagnie jusqu'au milieu de la journée. Et puis il rentrait chez lui pour manger et se reposer. Après avoir accompli la prière du zuhr, il repartit pour rejoindre le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et ne revenait qu'après la prière du crépuscule. Une fois Abou Talha alla retrouver le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dans la soirée [à la mosquée] et l'enfant décèda (pendant son absence). Oum Soulaym se dit : personne n'informera Abou Talha du décès de son fils avant moi. Elle prépara le corps de l'enfant et le couvrit et le plaça dans un coin de la maison comme s'il s'endormait. Abou Talha revint de chez le Mesager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) en compagnie d'un groupe de ses compagnons et co-utilisateurs de la mosquée. - "Comment va mon fils ?" Dit-il. - "Ô Abou Talha, il est aujourd'hui plus calme qu'il ne l'a jamais été depuis le début de sa souffrance et j'espère qu'il s'est reposé." Dit-elle. Et puis elle servit le dîner et ils mangèrent. Puis les gens prirent congé de lui. Et Il alla se coucher. Sa femme se mit dans sa meilleure toilette. C'est-à-dire qu'elle se para pour être plus belle. Elle vint se coucher à côté de lui. Dès qu'il sentit l'odeur du parfum, il fit avec elle ce qu'un homme fait à sa femme. Vers la fin de la nuit, elle dit : "Abou Talha, dis-moi ! Si des gens prêtaient à d'autres un objet et venaient le leur réclamer ensuite, les emprunteurs pourraient-ils refuser la restitution de l'emprunt ?" - "Non." - "Allâh le Puissant, le Majestueux t'avait prêté ton fils et Il l'a repris. Sois patient et espère en être compensé par Allah." Il fut furieux et lui dit : "Tu me laisses faire ce que j'ai fait (les rapports intimes) puis tu m'annonces le décès de mon fils ?!" Et puis il dit : "Nous appartenons à Allâh et c'est à Lui que nous retournerons" et loua Allah. Au matin, il prit un bain, se rendit auprès du Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم), pria avec lui et l'informa de ce qui s'était passé. Le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) dit : "Puisse Allâh faire de la nuit dernière une nuit bénie pour vous". Cette prière prophétique profita à Oum Soulaym et elle conçut un enfant. La naissance de son nouveau fils Elle accompagnait le Messager (صلى الله عليه و سلم) dans ses voyages et ne le quittait nulle part. Le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) dit : "Si elle accouche, amenez-moi l'enfant." Une fois, elle l'accompgnait dans un voyage et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) avait l'habitude, à son retour à Médine, de ne pas y entrer en pleine nuit. Quand ils arrivèrent à proximité de Médine, Oum Soulaym commença le travail d'accouchement. Abou Talha alla s'occuper d'elle tandis que le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) poursuivait son voyage. Abou Talha dit : "Ô Maître, tu sais qu'il me plaît de sortir avec ton Prophète et de rentrer avec lui. Mais voilà que je me trouve retenu par ce que Tu vois..". Oum Soulaym lui dit : "Abou Talha, je ne sens plus ce que je sentais". Le couple reprit son voyage et la femme ne recommença son travail d'accouchement qu'après leur arrivée à Médine. Elle eut un garçon et dit à son fils Anas : "Anas, je ne l'allaiterai que quand tu l'aurais montré au Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) et elle lui remit des dattes avec le bébé". Anas dit : "Le bébé pleura toute la nuit et je m'en occupais jusqu'au matin. Puis je le portai au Messager d'Allâh que je trouvai vêtu d'un manteau et entrain de marquer des chameaux et des moutons (il s'agissait du marquage des chameaux issus de la zakat pour éviter leur perte). Quand il regarda le bébé, il dit : - "Est-ce que la fille de Malhane a accouché ?" - "Oui" Lui dit Anas. - "Attends que je sois entièrement à vous." Et puis il jeta ce qu'il avait en main, saisit le bébé et dit : "Est-ce qu'il est venu avec quelque chose ?" - "Oui, des dattes" Lui dirent-ils. Et puis, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) prit quelques dattes, les mit dans sa bouche pour les mouiller avec sa salive. Puis il ouvrit la bouche du bébé, y introduisit les dattes et les fit passer à la partie supérieure de la bouche Le bébé se mit à lécher les dattes et les sucer. Ainsi la première nourriture reçue par l'estomac de ce bébé fut mélangée avec la salive du Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم). Celui-ci dit : "Voyez comment les Ansars aiment les dattes !" Anas dit : je lui dit : ô Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) donne-lui un nom. Il massa son visage et l'appela Abd Allah. Aucun jeune des Ansars n'était meilleur que lui. Il eut beaucoup de descendants et subit le martyr pendant la conquête de la Perse par les Musulmans. Ceci fait partie des effets de la prière bénie du Prophète (صلى الله عليه و سلم). (Al-Boukhari, Mouslim, Ahmad, at-Tayalissi)
__________________ Je prie les choses et les choses m'ont pris Elles me posent, elles me donnent un prix Je prie les choses, elles comblent ma vie C'est plus "je pense" mais "j'ai' donc je suis" Dernière modification par romanophores ; 14/04/2006 à 05h49. |
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| Citation:
baraka llahou fik pour ce rappel que Dieu te garde mon frere amin |
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| Citation:
Amine
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| Sa généalogie Son père, était Abou Bakr (رضي الله عنه). Sa demi-soeur était 'آicha (رضي الله عنها). Son époux, était Az-Zoubayr Ibn Al-'Awwâm (رضي الله عنه). Elle était de dix ans plus âgée que sa sœur 'آicha de même père et elle était la sœur de 'Abdoullâh Ibn Abi Bakr de même père et de même mère. Sa mère s'appelle Qatlah ou Qatilah la fille de 'Abdou l-'Ouzza elle était de Qouraych de Banou 'Ammar Ibn Rouway. Sa naissance Elle est née vingt sept ans avant l'émigration. Sa conversion Asma était l'une des premières à embrasser l'Islam. Seuls dix-sept personnes environ, hommes et femmes confondus, devinrent musulmans avant elle. Sa vie d'épouse Az-Zoubayr Ibn l-'Awwam Ibn Khouwaylid l'avait épousée et lui donna 'Abdoullâh 'Ourwah Al-Moundhir ainsi que 'Asim Al-Mouhajar Khadijah Al-Koubra 'Oummou l-Haçan et 'آicha. Il l'avait épousée alors qu'il n'avait sur terre ni bien ni esclave ni rien d'autre que son cheval. Elle affourageait son cheval et il lui donnait sa nourriture. Elle pilait les grains et elle lui donnait de l'eau. 'Asma' disait " Je pétrissais et je ne savais pas bien faire le pain alors des voisines à moi parmi les 'Ansar les partisanes qui étaient des femmes véridiques faisaient le pain pour moi ". Elle a dit : Je transportais les grains de la terre de Az-Zoubayr que le Messager d'Allâh avait accordé à mon nom et il se trouvait à deux tiers de farsakh. Elle a dit : " Un jour j'étais venue avec les grains sur ma tête j'ai rencontré le Messager d'Allâh un groupe de ses compagnons l'accompagnait il fit des invocations pour moi puis me dit ce qui signifie : " Viens " pour me prendre derrière lui. Alors j'ai eu honte de marcher avec des hommes et je me suis rappelée Az-Zoubayr et sa jalousie. " Elle a dit : " Le Messager d'Allâh a su que j'avais eu honte et je suis allée à la rencontre de Az-Zoubayr et je lui ai dit : j'ai rencontré le Messager d'Allâh avec les grains sur ma tête avec lui un groupe de compagnons et il a fait accroupir sa monture pour que je monte avec lui mais j'ai eu honte car je connais ta jalousie ". Il a dit : " Par Allâh le fait que tu portes les grains m'est plus difficile que le fait que tu montes". Elle a dit : " Jusqu'à ce que Abou Bakr l'apprenne il envoya une femme à notre service qui a satisfait à mon travail c'est comme s'il m'avait affranchie. " Az-Zoubayr était dur avec elle. Un jour elle était allée voir son père et s'était plainte de lui. Il lui a dit : " Fille fait preuve de patience l'épouse si elle a un mari vertueux qui meurt et qu'elle n'épouse personne après lui Allâh les regroupe au Paradis ". On rapporta de Hicham Ibn 'Ourwah d'après son père qu'il a dit : " Je suis rentré voir 'Asma' alors qu'elle accomplissait la prière je l'avais entendue réciter cette 'ayah qui signifie : " Allâh nous a accordé la grâce et nous a préservé du châtiment ". Alors elle demanda que Allâh l'en préserve. Je me suis levé alors qu'elle demandait encore la préservation. Lorsque cela se prolongea je partis au marché puis je suis revenu elle était encore en train de pleurer en demandant la préservation. Son aide lors de l'hégire du Prophète (صلى الله عليه و سلم) Asma était l'une des rares personnes au courant des projets du Prophète (صلى الله عليه و سلم), qui avait pris la résolution de partir pour Médine. Le plus grand secret devait être gardé, car Qouraych voulait la mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم). La nuit de leur départ, Asma leur prépara un sac de provisions ainsi que de l'eau pour leur voyage. Comme elle ne trouva rien pour attacher les récipients, elle décida d'utiliser sa ceinture (nitâq). Abou Bakr lui suggéra de la fendre en deux morceaux, ce qu'elle fit, et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) loua son geste. Depuis, elle fut connue comme étant "la femme aux deux ceintures". Lorsque son père quitta La Mecque en compagnie du Prophète (صلى الله عليه و سلم), il emporta toute sa fortune, qui s'évaluait à six mille dirhams, et ne laissa rien à sa famille. Quand Abou Quhâfa, le père d'Abou Bakr qui était encore un mushrik (associateur) apprit son départ, il se rendit à sa demeure et dit a Asma : "j'ai appris qu'il vous avait dépossédés de votre argent et vous avait abandonnés", "Non, grand-père, répondit Asma, en fait il nous a laissé beaucoup d'argent". Elle prit des cailloux et les déposa dans une niche du mur où ils avaient pour habitude de garder l'argent. Elle les recouvrit d'un linge, puis prenant la main de son grand père qui était aveugle, dit : "Vois combien d'argent il nous a laissé". En usant de ce stratagéme, Asma voulait dissiper les craintes du vieil homme et éviter qu'il ne leur donna quelque chose de ses propres richesses. Et ce parce qu'elle détestait recevoir de l'aide d'un mushrik (associateur), fut-il son propre grand-père. Asma (رضي الله عنها) a dit : " Lorsque le Messager d'Allâh et Abou Bakr furent sortis un groupe de Qouraych parmi lesquels il y avait Abou Jahl était venu à nous et s'était arrêté devant la porte de Abou Bakr. Je suis sortie vers eux et ils m'ont dit : " Où est ton père fille de Abou Bakr ? " Je leur ai dit : " Je ne sais pas par Allâh où est mon père ". C'est alors que Abou Jahl leva la main il était méchant abominable et il m'a giflée sur le visage d'un coup tel que ma boucle tomba puis ils partirent ". La naissance de son fils 'Abdoullâh (رضي الله عنه) Lorsque la dernière émigration vers Médine eut lieu, après le départ du Prophète (صلى الله عليه و سلم), Asma était enceinte. Cependant, ni sa grossesse, ni la perspective d'un voyage long et pénible ne la dissuadèrent de partir. Des qu'elle fut parvenue à Qouba, aux abords de Médine, elle mit au monde son fils Abdoullâh. Les musulmans s'exclamèrent : "Allâh est Le plus Grand" et "Il n'y a point d'autre Allâh qu'Allâh", mus par la joie et la gratitude, car Abdoullâh fut le premier né parmi les Muhâjirîn (émigrés) a Médine.
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| Sa vie modeste au début de son hégire D'après Asma bint Abî Bakr (رضي الله عنها) : "Az-Zoubayr m'avait épousé, alors qu'il ne possédait sur terre ni biens, ni argent, ni esclave, ni autre chose à l'exception de son cheval. Je donnais à son cheval le fourrage, je lui assurais sa provende et prenais soin de lui. En outre je moulais les grains à son nâdih (chameau de pompage et d'arrosage) pour le nourrir, je puisais l'eau et je raccommodais ses outres. Je pétrissais aussi la farine, mais comme je n'étais pas habile à préparer le pain, des voisines, femmes des 'Ansâr, de bonnes amies, me faisaient le pain. Je transportais sur ma tête les récoltes qui provenaient d'une terre que l'Envoyé d'Allâh (paix et bénédiction d'Allâh soient sur lui) avait concédée à Az-Zoubayr et cette terre était éloignée de ma demeure de deux tiers de parasange. Un jour que je portais le fardeau des récoltes sur la tête, je rencontrais l'Envoyé d'Allâh (paix et bénédiction d'Allâh soient sur lui) accompagné d'un certain nombre de ses compagnons. Le Prophète m'appela, puis fit agenouiller sa monture pour me prendre en croupe. J'éprouvais quelque honte à voyager avec des hommes et je songeais à ta jalousie (de Az-Zoubayr)". Mais, Az-Zoubayr, lui répondit : "Par Allâh, il m'eût été moins pénible de te voir en croupe derrière lui, que de porter cette charge sur ta tête". "Je continuai à mener cette existence, ajouta Asma, jusqu'au jour où Abou Bakr (son père), après cette aventure, m'envoya un domestique qui me débarrassa des soins à donner au cheval et il me sembla alors que je venais d'être affranchie". (Al-Boukhâri, Mouslim) Puis l'apparition de la richesse Az-Zoubayr finit par devenir un des hommes les plus riches parmi les compagnons, mais en aucun cas cela remit en question les principes d'Asma. Son fils Al-Mundhir lui envoya une fois une robe très élégante, faite d'une étoffe coûteuse et raffinée. Asma, devenue aveugle, dit en touchant le tissu : "C'est affreux. Rends-la lui". Al-Mundhir en fut boulversé et dit : "Mère, elle n'est pourtant pas transparente". "Elle n'est peut-être pas pransparente, rétorqua-t-elle, mais elle trop étroite et laisse deviner les pourtours du corps". Les derniers conseils qu'elle donna à son fils 'Abdoullâh (رضي الله عنه) 'Abdoullâh aspirait au Califat après la mort de Yazîd Ibn Mu'âwiyah. Le Hijâz, l'Egypte, l'Irak, le Khorasân et une grande partie de la Syrie lui étaient favorables et le proclamèrent Calife. Toutefois les Omeyyades continuèrent de contester ce Califat et dressèrent une armée formidable sous les ordres d'Al-Hajjâj Ibn Yûsuf Ath-Thaqafî. Des batailles implacables furent livrées entre les deux camps, durant lesquelles Abdoullâh Ibn Az-Zoubayr s'illustra par ses actes de bravoure et d'héroisme. Malgré cela plusieurs de ses partisans ne purent supporter la contrainte persistante de la guerre et finirent par déserter peu a peu. Il se réfugia dans la Mosquée Sacrée de La Mecque et c'est là qu'il alla trouver sa mère, qui était alors vieille et aveugle, et dit : "Que la paix soit sur toi, mère et la clémence et la grâce d'Allâh". "Et que sur toi soit la paix, Abdoullâh repondit-elle. Qu'est-ce qui t'amène ici à cette heure alors qu'au Haram (Mosquée Sacrée), les catapultes d'Al-Hajjâj font pleuvoir sur tes soldats des blocs de pierres qui secouent les maisons de La Mecque ?". "Je viens te demander conseil", dit-il. "Me demander conseil ?'' s'étonna-t-elle. "A quel sujet ?". "Les gens m'ont abandonné par crainte d'Al-Hajjâj ou alors parce qu'ils se sont laissés tenter par ce qu'il avait à leur offrir. Même mes enfants et ma famille m'ont quitté. Il ne reste plus qu'une poignée d'hommes, qui, bien que vaillants et devoués, ne résisteront pas plus d'une heure ou deux. Les messagers des Banû Omayyah (les Omeyyades) sont dès à présent en train de négocier avec moi, m'offrant n'importe quelle richesse que je pourrai nommer. Devrais-je rendre les armes et prêter serment d'allégéance à Abd Al-Malik Ibn Marwan. Qu'en penses-tu". Elle répondit en élevant la voix : "C'est ton combat, Abdoullâh, et tu te connais mieux que quiconque. Si tu penses que tu as raison et que tu defends la vérité, alors ne baisse pas les bras et bats-toi, à l'instar de tes compagnons qui ont persévéré et sont morts sous ton drapeau. Si toutefois tu désirais ce monde, quel pauvre malheureux tu serais. Tu te seras détruit, et tu auras détruit tes hommes". "Mais, dit-il, je serai tué aujourd'hui, sans aucun doute..". "Cela vaut bien mieux que de te rendre à Al-Hajjâj volontairement et que des esclaves de Banû Omayya jouent avec ta tête". "Je n'ai pas peur de la mort, dit-il, je crains seulement d'être mutilé". Et sa mère de lui signaler : "Il n'y a rien après la mort qu'un homme puisse craindre. Un mouton, une fois égorgé, ne ressent pas la douleur du dépecage". Le visage d'Abdoullâh s'illumina et il dit : "Quelle mère vénérable ! Sois bénie pour la noblesse de tes qualités ! Je suis venu à toi en cet instant pour entendre ce que j'ai entendu. Allâh sait que je n'ai pas faibli ni désespéré. Il est Témoin que je n'ai pas combattu par amour de ce monde et ses tentations mais uniquement par colère pour l'Amour d'Allâh car Ses limites ont ete transgressées. Et me voici, m'en allant vers ce qui te réjouit. Donc si j'étais tué, ne t'afflige pas et rends-moi grâce auprès d'Allâh". "Je ne m'affligerais pas, dit Asma - vieillie mais resolue - que si tu étais tué pour une cause vaine et injuste". "Sois assurée que ton fils n'a pas soutenu une cause injuste, qu'il n'a commis aucune mauvaise action, qu'il ne s'est rendu coupable d'aucune injustice envers un musulman ou un dhimmi (non musulman vivant dans la société musulmane), et qu'il n'y a rien de plus plaisant à ses yeux que la Satisfaction d'Allâh, Le Tout Puissant, Le Plus Grand. Je ne dis pas cela pour alléger ma conscience. Allâh sait que je l'ai dit uniquement pour raffermir et rassurer ton Coeur". "Louange à Allâh qui t'a fait agir conformément à ce qu'Il aime et ce que j'aime. Viens plus près de moi mon fils, que je puisse sentir et humer ton corps car cette rencontre est peut-être la dernière". Désignant son armure, elle dit : "Ceci, mon fils, n'est pas l'accoutrement de celui qui desire le martyre. Ôte-le. Cela rendra tes mouvements légers et rapides. Revêts plutôt ton sirwal (un long sous-vêtement) de sorte que si tu étais tué ta 'awrah (partie intime) ne serait pas exposée". Abdoullâh retira son armure et mit son sirwal. Alors qu'il s'en allait vers le Haram pour rejoindre le combat, il dit : "mère, ne me prive pas de tes dou'a (prières)". Levant ses mains au ciel elle pria : "Ô Seigneur, aie pitié pour ses longues heures de veille et ses sanglots dans les ténèbres de la nuit pendant que les gens dormaient. Ô Seigneur aie pitié pour sa faim et sa soif durant son voyage de Médine à La Mecque alors qu'il jeunait. Ô Seigneur bénis sa bienfaisance envers sa mère et son père. Ô Seigneur je lui rends grâce pour Ta cause et je me réjouis de tout ce que tu auras décidé pour lui. Et accorde-moi en hommage pour lui, la récompense de ceux qui sont patients persévérants". A la tombée de la nuit, Abdoullâh était mort. A peine une dizaine de jours plus tard, sa mère mourut à son tour. Elle était alors âgée de cent ans. l'âge ne l'avait pas rendue infirme et n'avait pas altéré la vivacité de son esprit.
__________________ Je prie les choses et les choses m'ont pris Elles me posent, elles me donnent un prix Je prie les choses, elles comblent ma vie C'est plus "je pense" mais "j'ai' donc je suis" Dernière modification par romanophores ; 14/04/2006 à 05h53. |
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| baraka llahou fik khouya |
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| Sawda [qu'Allah soit satisfait d'elle] était mecquoise. Fille de Zam'a ibn Kais, elle avait été mariée avec As-Sukran ibn Amru. Elle fut parmi les premières femmes à devenir musulmane et fut à l'origine de la conversion de son mari, As-Sukran. En raison des persécutions infligées aux fidèles de la nouvelle religion, certains émigrèrent pour se rendre en Abyssinie où le Négus, roi de ce pays, leur fit un excellent accueil et les protégea de leurs poursuivants mecquois, refusant de les leur restituer. Sawda et son mari avaient été du premier groupe qui avait émigré. Avec eux, se trouvaient un des frères de Sawda et un de ses cousins, également convertis et qui avaient aussi émigré. Le mari de Sawda, dont on nous rapporte qu'il aurait apostasié, mourut, et elle se retrouva veuve, peu avant la mort de Khadîja. Elle fit preuve de beaucoup de courage et de fermeté dans ces circonstances. Elle revint bientôt à la Mecque. Une femme de la Mecque parmi les premières à avoir embrassé l'Islam, Khawla, se rendit un jour auprès du Prophète, après la mort de Khadîja [qu'Allah soit satisfait d'elle], et lui suggéra de prendre une nouvelle épouse « ... soit une jeune fille, soit une veuve », et lui proposa notamment de demander la main de Sawda qui était son amie et avec laquelle elle avait émigré en Abyssinie. Le Prophète, qui avait été impressionné par la force et la fermeté de cette femme de cinquante ans, la demanda en mariage, lui témoignant ainsi de son estime. En même temps qu'il trouvait une épouse pour veiller sur sa maison, il offrait à cette femme une famille, un soutien. Le mariage eut lieu au mois de Shawwâl de l'an 3 avant l'Hégire, plusieurs mois après la mort de Khadîja, peu après le voyage à Ta'if. La dot que reçut Sawda s'éleva à 400 dirhams. Fervente dans sa foi, elle fut honorée par cette distinction. Elle fut une épouse très attentive et dévouée auprès de la famille. En raison de ses origines modestes, les membres de sa tribu furent également honorés que Sawda ait été distinguée pour devenir l'épouse du Prophète, lui-même issu d'une famille noble de la Mecque. Nombreux se convertirent à cette occasion, convaincus par le message de l'Islam et séduits par la simplicité du Prophète. Sawda [qu'Allah soit satisfait d'elle] fut une grande amie pour certaines des autres épouses dont nous parlerons plus loin, en particulier pour Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle] qui était encore jeune lors de son entrée dans la maison de l'Envoyé d'Allah. Plus tard, elle retrouva parmi les Mères des Croyants certaines de celles avec lesquelles elle avait émigré. Nous savons qu'elle accompagnait le Prophète lors du pèlerinage de l'Adieu. Durant la nuit de Muzdalifa, elle demanda la permission de retourner vers Mina avant la grande foule du matin, car elle avait du mal à se déplacer en raison de son poids. Le Prophète l'y autorisa. C'est Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle] qui nous parle le mieux d'elle, car sa personnalité très discrète, presque effacée, et cependant efficace, n'a pas donné lieu à d'aussi nombreuses observations que pour certaines autres épouses. Nous savons, cependant, qu'elle était agréable de compagnie et très charitable. Elle faisait parfois rire le Prophète. Ainsi, Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle] a dit à son sujet : « Je n'ai guère connu de femme à laquelle j'aurais aimé ressembler autant que Sawda. » [Rapporté par Muslim] Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle] nous rapporte encore que : « Lorsque Sawda eut atteint un certain âge, elle m'a cédé sa nuit avec l'Envoyé d'Allah. » [Rapporté par Muslim] L'Envoyé d'Allah assignait à chacune de ses épouses une journée avec la nuit correspondante. Sawda [qu'Allah soit satisfait d'elle] avait fait don de son jour à Aisha pour se rendre agréable au Prophète. Au moment de la révélation du verset de l'option, elle avait choisi de demeurer Mère des Croyants, mais elle avait renoncé aux visites conjugales de l'Envoyé d'Allah. Le Prophète avait permis aux femmes de sortir, en disant à Sawda [qu'Allah soit satisfait d'elle] : « II vous est permis de sortir de vos maisons pour votre besogne. » [Tafsîr lbn Kathîr] Après la disparition de Muhammad, Sawda n'accomplit plus aucun voyage, et demeura chez elle. Elle renonça même à se rendre en pèlerinage à la Mecque. Elle avait auparavant accompagné le Prophète pour le pèlerinage et pour la 'Umra. Un jour, elle dit au Prophète : « J'ai prié derrière toi cette nuit. Tu es resté dans la prosternation (si longtemps) que j'ai bouché mon nez de peur qu'il ne saigne. » Toujours selon Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle], quelques-unes des épouses avaient posé la question : « Quelle sera celle d'entre nous qui sera la plus prompte à te rejoindre après ta mort ? » - « Celle dont la main est la plus large », répondit-il. Elles prirent un roseau pour mesurer les mains de chacune et ce fut Sawda [qu'Allah soit satisfait d'elle] qui avait la main la plus large. Plus tard, elles comprirent que lorsque le Prophète leur avait parlé de la « largeur de la main », il avait voulu parler de celle qui était la plus généreuse et qui faisait le plus d'aumônes ! Précisément, Sawda donnait tout ce qu'elle possédait. Aisha nous rapporte qu'elle était très généreuse. Or, d'après ce qui est rapporté, Sawda fut l'une des plus promptes des Mères des Croyants à mourir après la disparition du Prophète. Et c'était, aux dires mêmes des Mères des Croyants, elle qui aimait le plus faire l'aumône avec Zaynab bint Jahsh. On croit savoir qu'elle est morte en l'an 24 de l'Hégire, vers la fin du califat de 'Umar . Elle devait avoir entre soixante-dix et soixante-quinze ans. Toutefois, selon une autre source, on trouve qu'elle serait morte en 54 de l'Hégire ; il faudrait alors en conclure qu'elle aurait été âgée de plus de cent ans. Mais, si elle devait être avec Zaynab, la plus prompte à rejoindre le Prophète, nous nous trouvons devant une contradiction. Allah est le plus Savant. Elle fut enterrée dans le cimetière des femmes de Médine. Elle légua son appartement à Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle], sa grande amie. En effet, leurs appartements étaient mitoyens et cela permit à Aisha d'agrandir le sien qui était devenu petit après l'enterrement du Prophète dans sa chambre, à l'endroit même où il avait rendu le dernier souffle.
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