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Dans ce cas les dommages collatéraux concerneraient les pays frontaliers de l'iran pas les civils iraniens qui seraient des cibles comme les autres. |
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| LE MONDE | 10.04.06 | 13h17 • Mis à jour le 10.04.06 | 13h17 WASHINGTON CORRESPONDANTE L 'option militaire contre l'Iran, longtemps jugée peu praticable, est désormais ouvertement envisagée à Washington. Ceux qui n'y croyaient pas ont changé d'avis. "Jusqu'à présent, j'avais mis ces hypothèses de frappes militaires sur le compte de blogueurs ou d'adeptes des théories de la conspiration, expliquait, il y a quelques jours, l'expert Joseph Cirincione. Maintenant, mon hypothèse de travail est que certains membres de l'administration, dont le vice-président (Dick Cheney), ont décidé que l'option préférable est de frapper l'Iran, ce qui déstabilisera le régime." Spécialiste réputé des questions de prolifération, M. Cirincione vient de publier, dans le magazine Foreign Policy, un article intitulé : "Trompez-moi deux fois." Il y fait le parallèle avec l'avant-guerre en Irak. La rhétorique officielle devient plus pressante. L'Iran est maintenant qualifié de "menace principale". Des fuites dans la presse accréditent simultanément l'idée que le programme nucléaire iranien pourrait être beaucoup plus avancé qu'on ne le pense. "Cela me rappelle la campagne très coordonnée que nous avons observée avant la guerre en Irak", indique-t-il. M. Cirincione n'aura pas été rassuré par la presse du week-end. En première page, le Washington Post indiquait, dimanche 9 avril, que les Etats-Unis se préparent à une confrontation avec Téhéran tout en continuant à s'inscrire dans le cadre diplomatique, ce que le quotidien appelle un exercice de "diplomatie coercitive". Aucune attaque n'est "probable à court terme", souligne-t-il, mais les cibles sont répertoriées, à commencer par l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz, même si l'ampleur des frappes n'est pas encore décidée. Dans le New Yorker, le journaliste Seymour Hersh affirme, lui aussi, que les préparatifs ont désormais atteint le stade opérationnel. Il mentionne surtout que le recours à des armes nucléaires tactiques n'est pas exclu pour détruire des sites dissimulés à plus de 20 mètres sous terre. Selon ce journaliste, auteur de plusieurs "scoops" dans le domaine militaire, les responsables de l'armée ont été surpris, et pour certains choqués, de s'être vu demander de conserver la possibilité de frappes nucléaires alors qu'ils voulaient les exclure d'office. La crédibilité de telles informations est difficile à établir. Elles sont rendues publiques à un moment critique du bras de fer engagé entre l'Iran et le Conseil de sécurité. L'ONU a donné à Téhéran jusqu'à la fin du mois d'avril pour abandonner ses activités d'enrichissement de l'uranium. Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed El-Baradei, doit se rendre mercredi à Téhéran, selon des diplomates proches de l'AIEA. Comme l'a indiqué un responsable anonyme au Washington Post, il s'agit avant tout de convaincre les Iraniens que "tout ceci est de plus en plus sérieux". Le chef de la diplomatie britannique, Jack Straw, a jugé "cinglée" l'hypothèse d'un recours à l'arme nucléaire. Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères a indiqué que l'Iran n'était pas impressionné par cette "guerre psychologique" des États-Unis menée "par désespoir". L'ancien rival du président Bush, le démocrate John Kerry, a parlé de "diplomatie de cow-boy". Les révélations ont toutefois été jugées suffisamment sérieuses pour que le conseiller à la communication du président Bush, Dan Bartlett, fasse une mise au point dès dimanche. Les Etats-Unis conduisent "des préparatifs normaux, sur le plan militaire et du renseignement", a-t-il dit. Et la diplomatie continue d'être la "priorité" de M. Bush, a-t-il ajouté. L'option militaire gagne du terrain. Confrontés au spectre d'une guerre civile en Irak, des responsables américains estiment qu'ils n'arriveront pas à stabiliser l'Irak ou l'Afghanistan alors que l'Iran ou la Syrie encouragent l'insurrection et le terrorisme. Autre facteur : George Bush effectue son deuxième mandat présidentiel et ne pourra donc pas se représenter en 2008. Selon Seymour Hersh, le président Bush se considère comme le seul responsable susceptible d'avoir le "courage" d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme atomique. Corine Lesnes |
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| Les scénarios possibles Frappes. Seules des attaques aériennes sont envisagées, contrairement à l'invasion de l'Irak. Attaques. Le Center for Strategic and International Studies (CSIS) en recense plusieurs types : - tir de semonce : quelques missiles de croisière, pour montrer le sérieux des Etats-Unis, tirés sur au moins un des sites suspects. - attaque limitée avec 16 à 20 missiles de croisière. Seuls les sites nucléaires seraient visés. - attaque majeure sur les installations militaires : 200 à 600 missiles de croisière, plus des sorties aériennes pendant trois à dix jours. - attaque massive pendant plusieurs semaines sur les installations militaires et civiles : 1 000 à 2 500 missiles. Armes nucléaires tactiques. L'hebdomadaire The New Yorker évoque l'utilisation d'armes nucléaires antibunkers de type B61-11 pour détruire la principale usine nucléaire iranienne, située à Natanz. |
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__________________ « Rien ne sert de penser, faut réfléchir avant. » Pierre Dac |
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