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#1
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| Considérée ailleurs comme une discipline sportive et artistique, la danse du ventre est toujours assimilée à de la débauche au Maroc. Le rêve de Hala, danseuse, émigrer en Egypte. Que le spectacle commence! Le moment tant attendu est enfin arrivé. La danseuse fait une entrée triomphale. Les applaudissements fusent. Son corps pulpeux et dénudé, caché juste par des voiles pailletés, capte toute l’attention. Les bras tendus vers le ciel, ses jambes élancées écartées, la chevelure noire descendant sur sa chute de reins bien tracée, elle se met en position. Aux premières notes, avec son bassin, elle entame des ondulations sensuelles et précises. Au rythme de la musique, elle bouge chaque partie de son corps et emplit l’espace avec grâce. Le temps d’une danse, cette jeune femme d’une vingtaine d’année a réussi à plonger toute l’assistance dans une ambiance des mille et une nuits. Son numéro terminé, elle accomplit une révérence pour saluer son public avant de quitter la salle dans un balancement de hanches. Celle qui vient d’en faire fantasmer plus d’un s’appelle Hala. Ce nom de scène, elle l’utilise pour ne pas dévoiler sa véritable identité. Monitrice de sport, la danse orientale est une passion pour elle. «J’ai toujours voulu être danseuse professionnelle. Samia Gamal et Tahiat Carioca sont mes idoles. J’ai appris à danser en regardant leurs films. Je répétais derrière elles chacun de leurs mouvements. Quand j’étais encore enfant, je disais à ma mère que je serais danseuse. En grandissant, j’ai su que c’est impossible. Ce métier est entouré de préjugés. Il est même synonyme de débauche.» Cette réputation biaisée remonte aux invasions des soldats de Napoléon Bonaparte en Egypte. Venant d’une société relativement puritaine, ils percevaient le moindre pouce de peau dénudée comme un puissant aphrodisiaque. En voyant ces bassins de femmes se déhancher langoureusement, alors que l’Eglise de l’époque considérait la danse comme une marque du démon, ils assimilèrent naturellement la danse orientale à une invite à la prostitution. Cette erreur d’appréciation résiste au temps. Cette danse, utilisée dans les civilisations antiques pour implorer la déesse de la fertilité, est toujours mal perçue. Dans les sociétés du Moyen-Orient et du Maghreb où elle est largement répandue, les filles de bonne condition ne la pratiquent qu’en dilettantes lors de réunions et de fêtes familiales. Si cet art est traditionnellement dansé par les femmes, c’est parce qu’il exprime toute leur féminité et leur sensualité. Ce n’est pas Hala qui dira le contraire. «Mes cheveux courts et mes allures de sportive m’ont valu mon surnom de “garçon manqué”. En tenue de sport, j’ai l’impression que les hommes me fuient alors que, sur scène, en costume de danse, ils me désirent. Car, j’incarne leur fantasme. Il faudrait dire que je travaille mon image. Hala, ce n’est pas moi. Elle a une perruque, des faux ongles et un maquillage osé. Les voiles me servent également à cacher mes muscles et donnent l’impression que mon corps est tout en rondeurs. J’aime être Hala parce qu’elle affiche sa féminité avec fierté. Chose que je ne fais pas dans la vie.» Ce déguisement, Hala l’utilise aussi pour ne pas être reconnue. Elle a peur que quelqu’un de son entourage découvre son secret. «Ma famille me rejetterait. Mon père pourrait avoir une attaque cardiaque. Au-delà de la passion, danser est mon principal gagne-pain. Pour une seule soirée privée ou un seul spectacle dans un restaurant, je touche la moitié de mon salaire de monitrice. C’est une autre raison qui m’incite à continuer.» Loin de cette clandestinité, Nawal Benabdellah a choisi la France pour vivre librement de sa passion. Depuis 1989, cette danseuse marocaine enseigne la danse orientale à Paris et a créé sa propre compagnie en 1991. C’est sa rencontre avec le chorégraphe égyptien Mahmoud Reda qui lui a donné l’envie d’en faire une profession. Aujourd’hui, elle est l’initiatrice et l’organisatrice du Festival international des danses orientales à Paris. La deuxième édition se tient du 13 au 17 avril 2006 à l’Institut du Monde arabe. Au programme: la présentation de la création Fil d’Or, des projections de films documentaires et des ateliers d’apprentissage. Si Nawal a opté pour la France pour enseigner cet art, c’est parce qu’il y suscite un réel engouement depuis les années quatre-vingt-dix. «De nombreuses Françaises prennent des cours et assistent aux spectacles de danses. Je pense qu’elles recherchent à se réconcilier avec leurs corps et à retrouver leur féminité.» On est bien loin de l’époque coloniale de Bonaparte. Sortie de ses clichés, la danse orientale se sent et se vit. C’est un moyen d’expression comme un autre. Elle est avant tout un art en évolution. Devenant de plus en plus technique, elle utilise des décors somptueux, a un vocabulaire plus riche et nécessite des jeux de hanche et de bassin sophistiqués. Les tenues et les accessoires, introduits par les grandes danseuses égyptiennes des années quarante et inspirés du style hollywoodien, sont de plus en plus élaborés. Le costume d’une professionnelle peut coûter jusqu’à 20.000 dirhams. Il faut oublier celui acheté à 150 dirhams dans les médinas. Aujourd’hui, la danse orientale est enseignée au même titre que la danse classique ou le modern jazz. Dans les salles de sport les plus réputées, elle est proposée comme un cours à part entière. Ses bienfaits ne sont plus à prouver. Elle galbe la ligne, gaine les viscères et améliore le transit intestinal. Elle permet aussi de tonifier les cuisses, d'assouplir les articulations et de lutter contre l'ostéoporose. Dans le monde entier, la danse orientale entre dans une nouvelle ère de son histoire et gagne en reconnaissance grâce à des artistes talentueux et à l’organisation de manifestations au rayonnement international. Mais, au Maroc, cet art ne s’est pas totalement débarrassé de son image de danse profane pratiquée à la maison entre femmes. C’est pour ça que Hala rêve de partir en Egypte, le berceau de la danse orientale, pour se perfectionner et devenir une professionnelle reconnue. Pour l’instant, elle se contente de son nom de scène à connotation égyptienne. |
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#2
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| La danse orientale a une réputation tout-à-fait méritée... il me semble qu'aucune autre danse au monde est autant à connotation sexuelle. Et surtout, ce n'est pas une tradition marocaine, alors c'est pas moi qui va militer pour préserver cet art importé d'Orient: d'abord préservez les coutûmes maroco-marocaines ensuite on verra pour le reste. |
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#3
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| Je suis en train de me poser une question: pourquoi on appelle ça la danse du "ventre"? C'est pas trop le ventre qu'on fait bouger si vous voyez ce que je veux dire.... |
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#4
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| Citation:
en tout cas, comme tu disait avant, cette dance mérite sa réputation dans les pays arabes. et si de nos jours, elle est pratiquée comme tout autre dance, elle était jadis la spécialité des filles de joie. |
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#5
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personnellement j'aime bcp cette danse et je la trouve très intéressante et demande une bonne communication avec son corps une grande maitrise corporelle et aussi bcp d'exerciceet surtout de la confiance en soi. |
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| j'ai oublié de damander, connaissez vous des liens où je peux trouver des corégraphies de danse oriental, ou des sites de danseuse orientale |
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#7
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| Citation:
tu pourras peut etre trouver des choses pas mal moi j'aime bien la danse oriental, je trouve que le terme dans du ventre est bien trouvé car il faut très bien maitriser le ventre pour cette danse |
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#8
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#9
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| Citation:
pas moi je trouve cela très sensuel |
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#10
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| Elle connaît mal l'Égypte, la pauvre, le Maroc fait figure de pays libéral si on compare. |
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