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Salam aleikum, Rappel pour ceux qui n'ont suivi le début de l'histoire La Guerre du Rif : 1 ère Partie --> Mohamed Ameziane (ra) La Guerre du Rif : 2 ème Partie --> Mohamed Abdelkrim Khatabi (ra) [color=006600][size=xx-large] Partie III : La République Islamique du Rif[/size][/color] Résumé du texte de proclamation lu sur tous les marchés et dans toutes les mosquées. Le 14 jemada 1541 (1 février 1922) [color=006600]Louange à Dieu Que le Salut et la Prière soient répandus sur celui dont la mission a été une mesure de clémence de la part de Dieu, Celui qui est à la base de tout et à l’apogée de toute perfection. (…) Le prophète http://www.oumma.com/forum/images/smilies/new2/saws.gif a dit : « Celui qui meurt sans être l’auteur d’une proclamation en faveur du Khalifat , sa mort sera une mort affreuse«. Le Sahih Muslim attribue au prophète http://www.oumma.com/forum/images/smilies/new2/saws.gif les paroles suivantes : « Quiconque tentera de semer la discorde parmi la nation musulmane , coupe-lui la tête à l’aide d’un sabre. « Dans le Sahih Boukhari , le prophète http://www.oumma.com/forum/images/smilies/new2/saws.gif a dit : « Celui qui m’obéit , obéit à Dieu, celui qui me désobéit , désobéit à Dieu ; celui qui obéit à mon sultan , m’obéit,…« (…) Je conseille d’obéir à la volonté de Dieu et d’obéir à l’émir même si c’est un esclave Abyssin. (…) « C’est ainsi que les tribus du Rif et des Djebala vivaient depuis deux ans dans l’anarchie et la corruption, dans l’injustice et la révolte. Les gens des tribus n’observaient pas les règles de la charia et commettaient les pires iniquités , à tel point qu’il devenait impossible de réprimer des crimes commis par des personnes de peu de qualité … » À la fin du document : Cet homme que Dieu l’assiste est notre seigneur Mohamad , fils du savant Abdelkrim Khatabi , que Dieu le protège et fasse disparaître à travers lui les hérésies qui n’ont aucun fondement avec la religion. Qu’il fasse périr tous les partisans de l’infidélité et la corruption. [/color] A travers ce texte politico-religieux , la guerre Hispano- rifaine. Venait d’être transformé en une guerre de religion. Du point de vue français , elle avait l’inconvénient de porter en elle les germes de la révolte contre le colon chrétien. Elle permettait , à la faveur des évènements du moment, à l’émir du Rif de se dresser contre le sultan du Maroc car celui ci s’était rendu coupable d’avoir accueilli les chrétiens dans le Maghreb et d’avoir collaboré avec eux. Hors la France tenait les rênes du pays à travers ce même sultan. [color=006600]La charia est notre loi[/color] Même musulman , le Rif avait pour coutume de régler les litiges en Suivant les règles tribales , la charia quant à elle était appliquée quand on n’arrivait à régler les discordes via le droit coutumier. L’inconvénient est que cette zone était hors de portée de la puissance du sultan et que donc le cadi de l’époque n’avait aucun moyen pour faire respecter la sentence du tribunal qui en réalité n’avait qu’un pouvoir arbitral. Cette carence eut pour conséquence de promouvoir le chaos au sein des tribus et les vendettas avaient libre cours dans le Rif. Le seul remède à cette carence était donc la promotion de la charia. Désormais les litiges devront être jugé par un cadi qui devra émettre son avis en se basant sur la charia. Le cadi qui autrefois était isolé du pouvoir alaouite devait son pouvoir à l’émir Abdelkrim. Celui qui refusait le jugement du cadi devait désormais s’attendre à affronter l’émir qui possédait une véritable armée. Il est à noter que les jugements de la cour n’étaient pas sans appel. Il existait en effet une cour composée de 5 juges dont la fonction était de juger un appel. Pour la petite histoire , une seule condamnation à mort fut prononcée , il s’agissait d’un homme accusé d’avoir tué son épouse. Dans le temps ce type de mésaventure aurait conduit à une vendetta entre la famille de l’homme et celle de l’épouse. Rm : je parle de crime civil et non de personnes condamnées pour haute trahison. [color=006600] L’armement[/color] En quittant précipitamment le pays , l’Espagne avait laissé derrière elle des armes en nombre supérieur aux combattants rifains , Abdelkrim devait donc faire en sorte de les récupérer. Il ne laissera qu’une seule arme par combattant rifain. En plus des armes , il y avait près de 120 canons , il fallait également les regrouper à l’arrière du pays et au moins apprendre à s’en servir dans la mesure où l’ennemi ne saurait tarder à revenir sur le terrain. Les rifains ont très vite su mettre en évidence les compétences de tout un chacun. Dans un simple atelier, Temsamani aidé de 20 ouvriers confectionnait à partir de bombes non explosées, des grenades artisanales. A partir d’une bombe de 200 kg, ils arrivaient à fabriquer 470 grenades à main. L’armée proprement dite était composée de 3.000 soldats rémunérés et entraînés qui auront pour mission d’encadrer des contingents levés parmi les rifains. La mobilisation ne durait guère plus d’une dizaine de jours et l’appel pour une mission suivante se faisait dans d’autres tribus. Ce système avait pour avantage de permettre aux rifains de conserver leur occupation première, à savoir l’agriculture. Potentiellement, Abdelkrim disposait de 60.000 soldats mais il n’aligna jamais plus de 35.000 hommes. [color=006600] La rentrée d’argent[/color] Petit à petit le Rif se transforme malgré lui en Etat et comme tout Etat digne de ce nom , il se doit d’avoir une caisse qui permettrait sa survie. Jusqu’à présent le seul objectif de ce jeune Etat était de repousser l’envahisseur , c’est d’ailleurs pour cela que malgré le peu de moyen , juges et armée acceptent d’assumer leurs fonctions en étant faiblement rémunéré. Abdelkrim pense reprendre à son compte l’impôt sur l’agriculture introduit par le sultan mais ce n’est pas suffisant dans la mesure où le paiement se fait souvent en nature. L’îlot Nokour point de transaction entre rifains et espagnols et zone hors conflit pour les raisons invoquées précédemment verra apparaître sur son territoire une douane qui permettra au rifain de prélever à leur compte une taxe (rm : le sultan lui-même n’y avait jamais songé). Le gain quotidien était de 5000 pesetas par jour. Un impôt sur le revenu est mis sur pied et il s’élève à 5 %, seul les pauvres et les blessés en sont exemptés. La Zakat, impôt coranique est de nouveau réintroduite, son apport annuel fut estimé à 75.000 pesetas. Les traîtres, les collaborateurs, les tribus insoumises sont mises à l’amende. Il y a également la possibilité (comme c’est le cas en Espagne) de racheter son service militaire. En final mis bout à bout, le budget annuel du rif variait entre 200 et 600 millions de francs. Même appréciable cette rentrée n’en demeurait pas moins médiocre au yeux d’Abdelkrim. Ses pensées étaient nettement tournées vers l’exploitation des sous-sols rifains. Pour l’heure les rifains étaient incapables de l’exploiter d’eux même aussi ils se devaient de négocier au prix fort l’exploitation de leurs richesses naturelles. Déjà à l’époque avant le massacre d’Aroui , Abdelkrim était en pourparler direct avec un représentant D’Echevarrieta , un gros financier de Bilbao. Ouberrane puis Aroui avait mis un terme à cette négociation. Une négociation sera entamée avec un investisseur français. Il s’agissait d’un dénommé Le Tellier. Contre une somme de 1.500.000 francs à verser en deux tranches, Le Tellier obtenait pour une durée de 5 à 25 ans la concession de prospections minières. En cas de découverte , Le Tellier serait l’exploitant et devrait céder à l’Etat Rifain ¼ du capital souscrit. De plus ce dernier prélèverait une redevance sur le minerai et 5 % de taxe comme droit de douane. La France qui voyait d’un très mauvais œil cet accord, puisqu’il visait à solidifier un Etat qu’elle rêvait de conquérir, usera de son poids pour faire capoter l’affaire. Plusieurs autres tentatives furent entreprises mais toutes partirent en fumée. [color=006600] La position française[/color] Si la France se réjouissait de la défaite de l’ennemi qui lui bloquait l’accès à la méditerranée et aux îles jaafariennes , elle n’en demeurait pas moins inquiète , ceci car une armée occidentale supérieure en nombre et en matériel , guidée par des généraux d’expériences, venait d’être taillée en pièce. Elle se rendait donc compte qu’une force était en train de voir le jour à ses frontières. Et que plus grave, cette dernière suscitait un enthousiasme fou dans le monde musulman. Pour l’heure , elle ne pouvait réagir . Le motif était le même que celui qui l’avait bloquée toutes ces années : une Angleterre qui se refusait de la voir prendre le pas sur le royaume Ibérique. [color=006600] Le Rif un Etat dans l’Etat ???[/color] La République du Rif reste, pour ceux qui ont orienté l’histoire en faveur des alaouites, un coup de poignard planté dans le dos d’un Maroc fier de ses douze siècles de royauté. Les rifs sont-ils séparatistes dans l’âme ? Telle fut la question soulevée par les maîtres d’un Maroc trop pressé de faire oublier au public le rôle néfaste qu’eux même avaient joué. Abdelkrim était un homme d’une grande intelligence qui savait tirer le meilleur profit de la réalité de l’époque dans laquelle il vivait. Tantôt conciliant, tantôt rebelle, comme s’il était animé d’une double personnalité. Mais en y regardant de plus près, avec le recul(si j’ose dire) qu’est le notre : cet homme a su ruser quand il le fallait, libérer le rif et en faire le plus de départ de la libération totale du Maroc. A plusieurs reprises, il tentera de renouer contact avec un sultan décidément trop désireux de conserver ses petits privilèges. Propos d’Abdelkrim brisant le mythe du séparatisme rifain L’idée nationale n’a pas été défendue suffisamment, alors que l’emprise étrangère s’est accentuée. Cela ne donnait à aucun patriote l’idée de se battre en faveur de son pays. (…) Les mots « république du Rif » n’engageaient pas tout le Maroc, il serait toujours temps plus tard de voir ce qu’on pourrait faire… l’appellation était sympathique aux yeux de socialistes européens soutenant la lutte du faible. (…) Je n’ai jamais contesté le pouvoir du sultan. Je serais heureux de me placer sous l’autorité de Moulay Youssef si les circonstances actuelles ne l’interdisaient pas. (…) La seule chose qui nous importe aujourd’hui, ce n’est pas l’existence d’un sultan au Maroc mais bien son indépendance. Nous ne poursuivons qu’un but, chasser du Maroc la France et l’Espagne, car si l’occupation de ces derniers se prolongeait, les gens seraient réduits à la misère et ne possèderaient plus rien. Quant à moi je ne suis qu’un patriote qui cherche à libérer son pays. (…) Nous avons appelé notre pays République pour exprimer le fait que nous étions un état composé de tribus indépendantes fédérées. Plus tard lors de son exil au Caire, Abdelkrim aura une brouille avec Halal Fassi qui lors d’une discussion utilisera le terme insurrection du Rif . La réplique d’Abdelkrim fut : « Pourquoi parlez-vous d’insurrection, c’était une guerre de libération contre l’étranger et pour la défense de la patrie. » A la suite de ce manque de respect, Abdelkrim déclinera toute les offres de rencontre avec le leader de l’istiqlal. [color=006600] La campagne de reconquête (septembre 1921-juillet 1922):[/color] Avec la dernière énergie, je recommandais à mes troupes et aux contingents venus de ne point massacrer ni maltraiter les prisonniers. Et j’en ai aucun regret. Mais je leur recommandais aussi énergiquement de ne pas occuper Melilla pour ne point créer des complications internationales. Et de cela , je me repens amèrement, ce fut ma grosse erreur. Abdelkrim Khatabi Le 12 septembre 1921, 20.000 militaires espagnols soutenus par des bombardements massifs depuis les bateaux de guerre engagent la reconquête du terrain perdu. En 3 jours, ils s’emparent de la ville de Nador. Malgré sa victoire , l’Espagne avait toutes les raisons de s’inquiéter dans la mesure où elle dut en plus d’affronter les Gueli(habitants de Nador)faire face à un contingent rifain qui pour la première fois acceptait de combattre au delà du Kert , soit loin de leur base. C’était pour Beranger , le signe que cette fois , il ne combattra plus les tribus séparément, aussi demanda-t-il 5000 hommes de plus pour occuper le terrain. C’est ainsi que chaque avancée de combattants espagnols fut stoppée par . Des contingents qui combattaient désormais là où l’ennemi se trouvait. Mais les moyens dont disposait Beranger était largement supérieurs à ceux de Sylvestre , désormais , le premier disposait de bateaux de guerre et du soutien de l’aviation. De plus à ce moment des reprises du conflit , Melilla constamment abreuvée en hommes et en armes était pas loin , aussi les rifains ne purent rééditer le coup d’Ighreben. Petit à petit , épuisant leur force , ils durent se résoudre à jouer un rôle défensif. Trois mois après la reprise des combats , Beranguer arrive de nouveau à franchir le Kert et ainsi pose à nouveau le pied en territoire rifain. On se souvient que précédemment , l’armée espagnole était passée sans la moindre entrave , de plus fait nouveau , les habitants des villages avaient cette fois pour la plupart préféré fuir vers l’intérieur du Rif. [color=006600] Inconvénients pour l’Espagne:[/color] - les prises d’autres zones étaient plus difficile puisque désormais mieux fournies en hommes , - Perte du soutien potentiel de collaborateurs , - Des raides nocturnes étaient organisés par les gens qui avaient fuit leur village. Le 10 janvier 1922 , au prix d’une lutte acharnée ,l’Espagne s’empare de son ancienne base militaire Driouch . [color=006600] Du côté de Madrid …[/color] Outrée par les massacres d’El Aroui , l’Espagne avait consenti un effort important pour laver l’affront mais là , alors que les nouvelles sur le terrain sont bonnes , on reparle de plus en plus du désastre d’Anoual , des responsabilités de tout un chacun dans la mort de 20.000 des leurs. Berenguer , un des survivants de la campagne précédente est montré du doigt , n’était-il à la tête du contingent massacré à Al Aroui ? En plein sénat , le général Primo de Rivera clame que l’Espagne n’a rien à gagner au Maroc et que plus l’armée présente sur le terrain récoltait de lauriers plus la guerre en Espagne était impopulaire. Une partie du gouvernement espagnol réclame l’arrêt pur et simple des combats ainsi que le rappel d’une grosse partie des contingents, ce d’autant plus que l’occupation du terrain s’est faite au prix de pertes considérables en vies humaines. Convoqué à Madrid , Berenguer se vit offrir du matériel neuf tout en se voyant rappelé qu’il n’avait plus qu’un mois pour boucler la campagne et que l’occupation d’Al Huceima devait être ajournée. De plus avant le 1er juin 1922, il devait renvoyer près de 20.000 hommes dans leurs foyers. L’Espagne continuait donc d’avancer malgré la résistance farouche des combattants berbères. Abdelkrim de son côté , inquiet de cette avancée et sentant qu’Al Huceima risquait d’être à nouveau prise en tenaille puisque Rissouni n’était que l’ombre de lui même et laissait le passage aux troupes espagnoles. Il fallait songer à protéger le front de mer car après tout c’était cette même mer qui avait provoqué la chute de Nador. Il fit donc mettre des canons tout le long de la baie d’Al Huceima pour gêner tout bombardement et surtout pour empêcher le débarquement des troupes ennemies. En plus de la mer, Al Huceima dut subir des bombardements intensifs . Fin janvier, Beranguer s’apprête à lancer depuis Driouch une vaste offensive, il engage 20.000 hommes soutenus par des tanks, de l’artillerie lourde et de l’aviation. Face à l’envahisseur, se dressait cette fois des résistants organisés, armés et répondants à un seul commandement. La guerre sur le terrain tournait à l’avantage de l’Espagne. Un avantage jugé peu conséquent si l’on tient compte du fait que la bataille s’est déroulée dans les plaines et que leurs nouveaux chars d’assauts furent presque tous détruits ou capturés. Une victoire qui n’augure rien de bon, dans la mesure où la bataille suivante devra se dérouler dans les montagnes. De plus, la mission consistant à prendre pied dans le rif par voie maritime avait échouée. Les canonniers rifains répondaient aux coup pour coup aux espagnols. A Afraou où un débarquement était prévu, les canonniers rifains s’étaient interposés. Et dans la baie d’Al Huceima , ces mêmes canonniers envoyèrent dans le fond un navire qui venait ravitailler Nokour. Toujours dans la même période, la base de Badis jumelle de celle de Nokour fut pilonnée pendant 3 semaines, il fallut une intervention massive de la flotte espagnole pour sauver cette dernière. Les rifains ne défendent plus ils attaquent, pilonnent adroitement les positions ennemies. Vers le mois de mars, soucieux de la réaction de son opinion publique, le sénat annule purement et simplement la mission de Beranguer, il lui est demandé de quitter le champ de bataille. L’Espagne se retire donc partiellement du territoire rifain. La réalité rifaine commence à s’imposer au yeux des puissances étrangères , la France pourtant protectrice du sultan reçoit des émissaires du rif en leur qualité de représentant d’Etat Rifain. Ils vont même jusqu’à leur proposer de porter leur affaire à la société des nations . Une délégation rifaine partira pour l’Angleterre, pour y rencontrer les représentants anglais. Notez que la démarche n’est pas du tout maladroite dans la mesure où cette puissance est en quelque sorte la garante de la présence espagnole en territoire marocain. John Arnall se proposera de conduire cette délégation. Il s’agit d’un socialiste sympathisant des guerres de libération et à fortiori du combat rifain dont il veut faire un symbole. La réponse du gouvernement britannique sera sans appel : «Le rif étant par les traités une zone d’influence espagnole au Maroc, les rifains sont par conséquence des rebelles contre l’autorité de l’Espagne amie «. L’échec de ce voyage n’était pas total puisqu’un parlementaire anglais prendra parti pour le Rif en les présentant comme résistant et en dénonçant les bombardements et massacres perpétrés par l’armée espagnole. La sentence du gouvernement anglais provoqua la sympathie du public Anglais notamment chez les orientalistes et dans les milieux travaillistes. A Londres se trouvaient également des personnalités musulmanes telles que Chakib Arsalan publiciste renommé. Il fit entendre l’appel d’Abdelkrim dans tout le Moyen Orient : « La religion qui nous unit vous oblige à entendre nos voix , (…)« Pour l’Europe le message se résuma comme suit : « Si notre appel est entendu , on peut vous croire quand vous parlez d’humanité , de civilisation. Autrement nous saurons que l’Europe n’a qu’un but , combattre les musulmans avec tous les moyens et toutes les armes en son pouvoir «. La grande leçon de ce voyage en territoire anglais : La mission n’eut guère le résultat escompté mais parallèlement à cette dernière, les rifains venaient de s’ouvrir au monde , il pensait combattre un seul ennemi alors qu’en fait ils étaient l’enjeu de rivalités entre grandes puissances qui s’affrontaient sur leur territoire et à leurs détriments. Ils ont compris le double jeu de la France qui loin de se réjouir de leur victoire sur l’Espagne n’ambitionnait qu’une chose ; mettre le grappin sur le Rif. Ils ont compris qu’un jour proche il faudra affronter la France , que le combat rifain devra embraser tout le Maroc sans quoi ce serait la fin. Vu et corrigé par Tanouath n’Idura : ) salam |
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#2
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Azul Amokran Aya mazigh n'Rif, Merci pour la troisième partie! bonne lecture aux autres! :-) |
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#3
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Trèsintéressantepage d'histoire. Une des questions que je me suis toujours posée c'est pourquoi les Français sont bien accueillis au MAROC alors que ce sont d'anciens colonisateurs?
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#4
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Petite correction : Mohamad Ameziane n'est pas issue de Ait Ouriagel mais de Ait Sidel(le long du fleuve kert) D'autre part Abdelkrim a crée la Republique du Rif et non la republique islamique du rif. Ceci mis a part, merci abouyousef pour ton effort |
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#5
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Merci pour tes corrections Nec , je parcoure parallèlement 3 bouquins et celui qui a servi de base à la première partie du résumé ne mentionne pas les origines d’Ameziane. Bouhmara ayant été repoussé par les Banu Ouriegel alors que les autres tribus ont cédé devant lui , il m’apparaissait logique que le chef des rifains proviennent de la tribu qui a réussi à mettre en déroute l’envahisseur. En parcourant le livre de Zakya Daoud , il apparaît que qu’Ameziane était chef de la zaouia de Zeghanghan (province de Nador) et que le sultan l’avait chargé de contrer l’influence des amis de l’Espagne. Il est donc possible que son élévation au rang de chef des rifains soient du à une réputation d’intransigeance face à l’ennemi, qui dépassait largement les frontières de sa région. Pour ce qui est du terme République Islamique et là mon cher Nec , j’étais sûr que tu réagirais : ), c’est non sans arrière pensée que je me suis permis d’ajouter ce mot . On aime faire le parallèle entre Mustapha Kemal et Abdelkrim, hors ce dernier ne poursuivait pas le même idéal qu’Attaturk. Abdelkrim était moderniste mais dans le respect de sa culture , Abdelkrim n’a trahi personne pour arriver à ses fins , Kemal lui s’est servi des ‘frères musulmans ‘ incarnés en la personne de Said Nursi pour s’emparer du pouvoir et une fois sur place il s’est débarrasser d’eux et les a effacé de l’histoire. Et enfin une République qui adopte la charia ne peut s’appeler autrement que République Islamique. Si Abdelkrim avait ajouté islamique , il n’aurait eu droit au soutien international (surtout communiste). De plus, au Caire , lors d’une conférence islamique en 1925 qui avait pour thème la restauration du Califat , existait un groupe de pression qui appelait la communauté musulmane a accepter la nomination d’Abdelkrim au rang de Calife. Cette idée a d’ailleurs provoqué l’agacement du sultan Youssef puisqu’il boycotta cette conférence. salam |
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#6
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Azul Amokran aya Mazigh n’Rif, J’ai lu la partie III de la guerre du Rif et j’ai beaucoup de chose à te dire, seulement le temps ne me le permet pas. Je trouve que c’est un sujet très, très important du fait qu’il s’agit d’une partie de Tamazgha dont l’histoire a été rongée volontairement par le pouvoir corrompu. Salam. :-) |
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#8
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| Citation:
ghafak a ouma mohamed, Je me posais une question,l'autenthicité du message cité ce dessus, "république islamique du rif", ma question se portait sur le terme "islamique", j'aimerais avoir ton avis la dessus ?? |
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#9
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| Citation:
Juste un ajout personnel qui a choqué plus d'un rifain ;-) . Je me basais sur le fait que Mohamed Ben Abdelkrim (paix à son âme) avait à la première occasion instauré la charia en lieu et place de nos lois tribales. |
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#10
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[quote] Mohammad a écrit*: [quote] rifaine a écrit*: Citation:
Je n'irais pas jusqu'à dire que celà m'a choqué, je me contenterais "d'interpeller".... Car le mot en soit si c'est le m^me terme qu'aujourd'hui, je reste assez sceptique quant à la "charia", les lois qu'utilsent les arabes d'arabie par exemple, tu sais les fameus "coupeurs de main "au voleurs alors que c'est m^me justiciers passe le mois du ramadam dans les plus grands hôtels parisiens où le champagne coule à flots........ Je ne peux m'imaginer qu'un ilustre personnage comme Abdelkrim, (paix en son âme) puisse appartenir à la m^me catégorie de personnes!!! |
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| guerre du rif, république islamique du rif |
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