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  #1  
Vieux 05/08/2003, 19h59
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Par défaut Yuba II

Azul/Shalom/Salam,

Je me permets de réagir et de remettre les pendules à l’heure, pour en détourner cette dérive de mon post.

Puis on s’apitoie sur notre sort à cause de nos querelles intestinales. SVP arrêtez cela. Laissez-nous nous chamailler entre aarc ca donne de l’ambiance ca. Ca fait moins constipé! On se les dit nos vérités la bas chez nous on est pas hypocrites c’est juste pour cela qu’on se chamaille.

On a mal compris la démocratie oui c’est trop cru chez nous car on ne sait pas maquiller c’est trop civilisé maquillage et habillage de textes, discours et surtout personnalité!

Le dit post c’est au nom de la mémoire universelle de l’Humanité, au nom de la vérité historique, que j’ai posté mon intervention et rien de plus. Il m’est apparu essentiel de ressusciter, pour le faire connaître, ce monde étrange, inconnu, passé dans le laminoir de l’oubli.

Je l’ai fait aussi pour rendre à César ce qu’il lui appartient ! mais aussi de venger sa mémoire devant ceux qui ont vendu notre cher Maroc au Français et espagnol !

Je n’ai pas cherché à glorifier un passé comme le prétend certain écervelé, faute de capacité intellectuelle. J’aurai du répondre à sa provocation par ceci :

"S’il y a quelqu’un qui se lamente actuellement c’est bien cette pauvre créature d’Allah : l’ARABE.

Il se lamente pour avoir abuser de l’Islam. Il pleure le passé de l’Islam et l’annexe, or le passé de l’Islam a été l’œuvre des NON-ARABES mais l’œuvre d'AL-3AJAM.

L’arabisme et l’arabité au lieu de servir de plasma d’union sont devenus un facteur politique de désunion. "

Pour l’histoire de Yuba II, il fait partie du patrimoine marocain. La statue de la tête de Yuba II, a été trouvé à Voulubulus (Walili, prés de zarhoun, région de Fes). De ce fait, il fait partie de l’histoire Marocaine.

Cette richesse il est autant pour cet écervelé que pour moi ! Un passé, une histoire qu’il ne devrait pas négliger.


Mazal Tov
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  #2  
Vieux 05/08/2003, 20h04
 
Date d'inscription: septembre 2002
Messages: 2 600
Par défaut Clarification Pliz (en dehors de l'histoire de Yuba II)

Serais tu entrain de rejetter l'état actuel de la communauté arabe sur le dos des 3ajam?

Ou plutôt voudrais tu insinuer que l'histoire de la grande civilisation arabo-musulmane n'est nullement l'ouvre des arabes?

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  #3  
Vieux 05/08/2003, 20h09
Guest
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Clarification Pliz (en dehors de l'histoire de Yuba II)

Qui a dit ça?

J'en suis fier de mes deux cultures: Tamazight et Arabe.


Je lutte pour la première soit au même rang que la deuxième. Car jusqu'à maintenant, elles ne le sont pas!
Réponse avec citation
  #4  
Vieux 05/08/2003, 20h16
 
Date d'inscription: septembre 2002
Messages: 2 600
Par défaut Juste une question , et tjs pas de réponse

Citation:
ouday a écrit*:
Qui a dit ça?

J'en suis fier de mes deux cultures: Tamazight et Arabe.


Je lutte pour la première soit au même rang que la deuxième. Car jusqu'à maintenant, elles ne le sont pas!
Ne te méprends pas, j'ai posé une question à laquelle je n'ai toujours pas de réponse Lucky ouday ;-) Je ne t'accuse point, je cherchais à comprendre, voilà tout.

Bien à toi ;-)
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  #5  
Vieux 05/08/2003, 20h50
 
Date d'inscription: juillet 2003
Messages: 2 880
Par défaut Re: Yuba II

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  #6  
Vieux 05/08/2003, 20h51
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Par défaut Re: Juste une question , et tjs pas de réponse

http://www.ancientroute.com/people/P...0723_small.gif



Juba II, roi, savant et écrivain - L'auteur des ''Lybica'' renaît de ses cendres










Juba II, né en 50 avant notre ère et mort en 23 de notre ère, était l'Aguellid, roi de la Mauretanie
(partie occidentale de
la Berbérie). Il avait régné à Iol-Caesarea (Cherchell), capitale de son royaume.


Etre souverain ne lui suffisait pas pour accomplir son itinéraire d'homme passionné par les sciences, les lettres
et les arts.
Il était au devant de toutes les connaissances de son époque. « Juba II, dit Pline l'Ancien, fut encore
plus célèbre par ses
doctes travaux que par son règne ».



Il était admirablement respecté et reconnu par le monde hellénistique. C'était un lettré
savant, érudit rompu à toutes les
innovations. Ce qui poussa les Grecs à ériger sa statue auprès de la bibliothèque du gymnase de
Ptolémée à Pausanias, en signe
de reconnaissance. Tous les savants de son époque, et même plus tard, s'accordaient à voir en lui une
intelligence inégalable.
Plutarque le considérait comme « le meilleur historien qu'il y ait eu parmi les rois (…) qu'on le compte
parmi les historiens
les plus savants des grecs ».

Il consacra sa vie entière à l'étude des lettres. Son long séjour en Italie, pendant son exil,
lui permit de fréquenter les
plus célèbres des bibliothèques. Il cultivait à l'occasion l'art de la poésie. Un jour,
il adressa des vers à l'acteur Leonteus
qui avait mal interprété son rôle dans la tragédie « Hypsipyle », parce qu'il avait
trop bien dîné.

Il meubla sa mémoire prodigieuse de connaissances très étendues en géographie, en histoire générale
et naturelle, en arts,
en poésie, en grammaire et en philologie latine et grecque. Pour enrichir sa belle bibliothèque dont certains
ouvrages puniques
furent hérités de son grand-père Hiempsal, il acheta de vieux manuscrits grecs, latins, et puniques.
Il utilisa de nombreux
copistes et s'entoura de collaborateurs avertis pour puiser les sciences dans de vieux documents en voie de disparition. Ainsi,
il possédait la copie du texte original du « Périple d'Hannon ».

Il recueillit les bibliothèques de Carthage que le sénat romain avait jadis abandonnées aux princes de
sa famille. A tout
ce qu'il extrayait des manuscrits, il tentait d'apporter des renseignements concrets. Ayant consulté des livres puniques
sur
la source du Nil, il y organisa des expéditions. Avant lui, les thèses soutenues par les historiens, les géographes,
les voyageurs
affirmaient que la source du grand fleuve « Le Nil » se trouvait dans les montagnes du sud marocain. Pour vérifier
ces théories,
selon Promathos de Sanos, le savant roi Juba II délégua des scientifiques sur le terrain. Pline l'Ancien ajouta
que « d'après
l'enquête qu'a pu faire Juba, le Nil prend sa source dans une montagne de la Mauritanie inférieure, c'est-à-dire
du Maroc,
non loin de l'océan ».

Juba II envoya également des marins-chercheurs sur les îles Canaries dites « Iles des Bienheureux »
ou « Iles Fortunées »,
pour avoir de plus amples informations sur la vie de la faune et de la flore, bien que ces îles aient été
déjà visitées par
les Phéniciens. L'expédition partit des îles Purpuraires, l'actuel Mogador ( Maroc). « Les îles
fortunées, écrit Pline d'après
Juba, sont situées au midi un peu vers l'Ouest des Purpurariae (…) ».

Juba II avait une puissance de travail et une fécondité intellectuelle illimitée. Il égala sans
l'ombre d'un doute, à son
époque, par ses vastes connaissances, les hommes de lettres et les érudits du monde grec et latin tels : l'historien
Tite-Live,
Alexandre de Milet, dit le polyhistor " celui qui sait beaucoup ", le compilateur Diodore de Sicile, Didyme d'Alexandrie,
surnommé Chalken-téros " l'homme à l'estomac d'airain" et auteur de plus de 3.500 traités, le
romain Varron, à l'érudition
formidable.

On ne connaît malheureusement que neuf titres de ses ouvrages, d'après Fulgence. Il en aurait publié beaucoup
plus, d'après
Suidas. La langue grecque était sa langue de prédilection, ce fut dans cette langue qu'il écrivit la
plupart de ses ouvrages.
Plutarque rangea ce roi érudit parmi les écrivains grecs. Ses ouvrages ne sont connus qu'à travers des
textes et fragments
très courts, rapportés par Pline l'Ancien, Plutarque et Athénée, à l'exemple de : Description
des oiseaux de Diomède. Hôtes
d'une île du littoral Apulien. Eloge de la cuisine, extraite d'une comédie d'un Athénion " les
Samothraces ". Le
traité " Libyca " écrit en l'an 6 de notre ère.

Selon les historiens, les " Libyca " se composaient d' au moins trois livres qui contenaient, semble-t-il, des matières
fort
diverses : Géographie, histoire naturelle, mythologie etc.… C'est probablement dans ce traité qu'il avait
inséré les enquêtes
sur le Nil et les îles Canaries, qu'il avait étudié des animaux d'Afrique, la botanique, par exemple :
le citron, qu'Héraclés
avait fait connaître aux grecs, car les fameuses pommes d'or cueillies du jardin des Hespérides, en Libye, n'étaient
autres
à vrai dire que des fruits du citronnier. Juba II relatait non seulement le départ du héros, chargé
de ces fruits, mais aussi
sa venue avec des guerriers grecs qui avaient pris position en territoire Mauritanien.

Etienne de Byzance, lexicographe, nous révèle un autre ouvrage de Juba II. Il s'agit de deux titres : " Histoire
romaine "
et " Archéologie romaine ". Dans le premier livre, il décrivit la population primitive de l'Italie avec ses
souverains : Latinus,
Lavinium, Enée, Ostie. Dans le second, il présenta la cité Numance, les guerres d'Espagne du deuxième
siècle avant notre ère,
l'enlèvement des Sabines, la condamnation de Tarpéius par Romulus, épisode de la campagne de Scylla en
Grèce en l'an 68 avant
notre ère.

Le traité baptisé " Similitudes " était très vaste : il réunissait quinze livres au moins.
Il mettait en relief des usages
romains dans la vie publique et privée, en démontrant quelques origines helléniques. Il consacra également
un ouvrage, " Babyloniaca
", au peuple assyrien, les " Arabica ", relatif aux Indes, Golfe persique, Mer rouge, Ethiopie, Egypte etc.… Dans un
de ses
livres, il rapporta que son médecin personnel Euphorbe avait trouvé dans la montagne de l'Atlas au Maroc une
plante pourvue
de vertus admirables. Le suc qu'elle contenait éclaircissait la vue, rendait inoffensif le venin des serpents et d'autres
poisons. Pour cet exploit, il donna le nom d'Euphorbe à cette plante, qui le garda jusqu'à nos jours.

Il avait écrit moult traités touchant à toutes les sciences, les lettres et les arts :
- Sur la peinture, les peintres, comprenant 8 livres.
- Sur l'histoire du théâtre avec 17 livres, se rapportant aux instruments de musique de divers pays, danses grecques,
les
acteurs etc.…
- Un traité sur la corruption du langage, en deux livres.

En somme, Juba II, roi de Massylia, plus tard dénommée Mauritanie Césarienne, était une sommité
incontournable du début du
Ier siècle de notre ère, en Afrique, dans la sphère méditerranéenne et orientale. Il n'y
a point de doute qu'une pléthore
de savants et d'hommes de lettres s'était inspirée de ses travaux. Les premiers à en avoir pris connaissance
furent : Plutarque,
Tite-Live, Pline, Asinius Pollion, Appien. Le médecin Galien s'inspira du traité sur l'Euphorbe, au IIe siècle
de notre ère.


Les philologues de la fin du IIe et du début du IIIe siècle de notre ère, tels que : Pollux, Harpocration,
Athénée, firent
référence à ses travaux en philologie. Le zoologiste Elien, à l'époque de Septime Sévère,
cita Juba II dans ses écrits. Bien
d'autres se référèrent à ses traités : Alexandre de Myndos, Philostrate, tous deux zoologistes,
et Tatien au deuxième siècle,
Clément d'Alexandrie historien de la fin du IIe siècle. Lier la gestion des affaires d'Etat à la passion
d'innover, de s'instruire
et de servir son peuple est un idéal réservé, hélas, à très peu d'individus.

Nacer Boudjou Journaliste/Prof des beaux-arts

Monnaie
La représentation de Juba en Hercule est relativement rare sur les monnaies. Pour le denier, ce type de portait est
signalé
pour les années 35 et 36, puis pour l'an 41 et enfin l'an 45.

Historique
Juba II ( né en 50 avant notre ére-et mort en 23 de notre ére), fut élevé par Octavie,
devint l'ami d'Auguste. Il épousa Cléopâtre
Séléné fille, de Cléopâtre VII et de Marc-Antoine en 19 avant notre ére et mourut
vers 5 ou 6 de notre ère. Juba II lui survécut
dix-huit ans environ. Elle est la grande tante de Caligula et la mère de Ptolémée qui succéda
à Juba II et que son cousin
Caligula fit assassiner à Rome en 40 pour annexer la Maurétanie.



Réponse avec citation
  #7  
Vieux 05/08/2003, 20h55
Guest
 
Messages: n/a
Par défaut ....

Citation:
agerzam a écrit*:
http://www.ancientroute.com/people/P...0723_small.gif



Juba II, roi, savant et écrivain - L'auteur des ''Lybica'' renaît de ses cendres










Juba II, né en 50 avant notre ère et mort en 23 de notre ère, était l'Aguellid, roi de la Mauretanie
(partie occidentale de
la Berbérie). Il avait régné à Iol-Caesarea (Cherchell), capitale de son royaume.


Etre souverain ne lui suffisait pas pour accomplir son itinéraire d'homme passionné par les sciences, les lettres
et les arts.
Il était au devant de toutes les connaissances de son époque. « Juba II, dit Pline l'Ancien, fut encore
plus célèbre par ses
doctes travaux que par son règne ».



Il était admirablement respecté et reconnu par le monde hellénistique. C'était un lettré
savant, érudit rompu à toutes les
innovations. Ce qui poussa les Grecs à ériger sa statue auprès de la bibliothèque du gymnase de
Ptolémée à Pausanias, en signe
de reconnaissance. Tous les savants de son époque, et même plus tard, s'accordaient à voir en lui une
intelligence inégalable.
Plutarque le considérait comme « le meilleur historien qu'il y ait eu parmi les rois (…) qu'on le compte
parmi les historiens
les plus savants des grecs ».

Il consacra sa vie entière à l'étude des lettres. Son long séjour en Italie, pendant son exil,
lui permit de fréquenter les
plus célèbres des bibliothèques. Il cultivait à l'occasion l'art de la poésie. Un jour,
il adressa des vers à l'acteur Leonteus
qui avait mal interprété son rôle dans la tragédie « Hypsipyle », parce qu'il avait
trop bien dîné.

Il meubla sa mémoire prodigieuse de connaissances très étendues en géographie, en histoire générale
et naturelle, en arts,
en poésie, en grammaire et en philologie latine et grecque. Pour enrichir sa belle bibliothèque dont certains
ouvrages puniques
furent hérités de son grand-père Hiempsal, il acheta de vieux manuscrits grecs, latins, et puniques.
Il utilisa de nombreux
copistes et s'entoura de collaborateurs avertis pour puiser les sciences dans de vieux documents en voie de disparition. Ainsi,
il possédait la copie du texte original du « Périple d'Hannon ».

Il recueillit les bibliothèques de Carthage que le sénat romain avait jadis abandonnées aux princes de
sa famille. A tout
ce qu'il extrayait des manuscrits, il tentait d'apporter des renseignements concrets. Ayant consulté des livres puniques
sur
la source du Nil, il y organisa des expéditions. Avant lui, les thèses soutenues par les historiens, les géographes,
les voyageurs
affirmaient que la source du grand fleuve « Le Nil » se trouvait dans les montagnes du sud marocain. Pour vérifier
ces théories,
selon Promathos de Sanos, le savant roi Juba II délégua des scientifiques sur le terrain. Pline l'Ancien ajouta
que « d'après
l'enquête qu'a pu faire Juba, le Nil prend sa source dans une montagne de la Mauritanie inférieure, c'est-à-dire
du Maroc,
non loin de l'océan ».

Juba II envoya également des marins-chercheurs sur les îles Canaries dites « Iles des Bienheureux »
ou « Iles Fortunées »,
pour avoir de plus amples informations sur la vie de la faune et de la flore, bien que ces îles aient été
déjà visitées par
les Phéniciens. L'expédition partit des îles Purpuraires, l'actuel Mogador ( Maroc). « Les îles
fortunées, écrit Pline d'après
Juba, sont situées au midi un peu vers l'Ouest des Purpurariae (…) ».

Juba II avait une puissance de travail et une fécondité intellectuelle illimitée. Il égala sans
l'ombre d'un doute, à son
époque, par ses vastes connaissances, les hommes de lettres et les érudits du monde grec et latin tels : l'historien
Tite-Live,
Alexandre de Milet, dit le polyhistor " celui qui sait beaucoup ", le compilateur Diodore de Sicile, Didyme d'Alexandrie,
surnommé Chalken-téros " l'homme à l'estomac d'airain" et auteur de plus de 3.500 traités, le
romain Varron, à l'érudition
formidable.

On ne connaît malheureusement que neuf titres de ses ouvrages, d'après Fulgence. Il en aurait publié beaucoup
plus, d'après
Suidas. La langue grecque était sa langue de prédilection, ce fut dans cette langue qu'il écrivit la
plupart de ses ouvrages.
Plutarque rangea ce roi érudit parmi les écrivains grecs. Ses ouvrages ne sont connus qu'à travers des
textes et fragments
très courts, rapportés par Pline l'Ancien, Plutarque et Athénée, à l'exemple de : Description
des oiseaux de Diomède. ?Hôtes
d'une île du littoral Apulien. ?Eloge de la cuisine, extraite d'une comédie d'un Athénion " les
Samothraces ". ?Le
traité " Libyca " écrit en l'an 6 de notre ère.

Selon les historiens, les " Libyca " se composaient d' au moins trois livres qui contenaient, semble-t-il, des matières
fort
diverses : Géographie, histoire naturelle, mythologie etc.… C'est probablement dans ce traité qu'il avait
inséré les enquêtes
sur le Nil et les îles Canaries, qu'il avait étudié des animaux d'Afrique, la botanique, par exemple :
le citron, qu'Héraclés
avait fait connaître aux grecs, car les fameuses pommes d'or cueillies du jardin des Hespérides, en Libye, n'étaient
autres
à vrai dire que des fruits du citronnier. Juba II relatait non seulement le départ du héros, chargé
de ces fruits, mais aussi
sa venue avec des guerriers grecs qui avaient pris position en territoire Mauritanien.

Etienne de Byzance, lexicographe, nous révèle un autre ouvrage de Juba II. Il s'agit de deux titres : " Histoire
romaine "
et " Archéologie romaine ". Dans le premier livre, il décrivit la population primitive de l'Italie avec ses
souverains : Latinus,
Lavinium, Enée, Ostie. Dans le second, il présenta la cité Numance, les guerres d'Espagne du deuxième
siècle avant notre ère,
l'enlèvement des Sabines, la condamnation de Tarpéius par Romulus, épisode de la campagne de Scylla en
Grèce en l'an 68 avant
notre ère.

Le traité baptisé " Similitudes " était très vaste : il réunissait quinze livres au moins.
Il mettait en relief des usages
romains dans la vie publique et privée, en démontrant quelques origines helléniques. Il consacra également
un ouvrage, " Babyloniaca
", au peuple assyrien, les " Arabica ", relatif aux Indes, Golfe persique, Mer rouge, Ethiopie, Egypte etc.… Dans un
de ses
livres, il rapporta que son médecin personnel Euphorbe avait trouvé dans la montagne de l'Atlas au Maroc une
plante pourvue
de vertus admirables. Le suc qu'elle contenait éclaircissait la vue, rendait inoffensif le venin des serpents et d'autres
poisons. Pour cet exploit, il donna le nom d'Euphorbe à cette plante, qui le garda jusqu'à nos jours.

Il avait écrit moult traités touchant à toutes les sciences, les lettres et les arts :
- Sur la peinture, les peintres, comprenant 8 livres.
- Sur l'histoire du théâtre avec 17 livres, se rapportant aux instruments de musique de divers pays, danses grecques,
les
acteurs etc.…
- Un traité sur la corruption du langage, en deux livres.

En somme, Juba II, roi de Massylia, plus tard dénommée Mauritanie Césarienne, était une sommité
incontournable du début du
Ier siècle de notre ère, en Afrique, dans la sphère méditerranéenne et orientale. Il n'y
a point de doute qu'une pléthore
de savants et d'hommes de lettres s'était inspirée de ses travaux. Les premiers à en avoir pris connaissance
furent : Plutarque,
Tite-Live, Pline, Asinius Pollion, Appien. Le médecin Galien s'inspira du traité sur l'Euphorbe, au IIe siècle
de notre ère.


Les philologues de la fin du IIe et du début du IIIe siècle de notre ère, tels que : Pollux, Harpocration,
Athénée, firent
référence à ses travaux en philologie. Le zoologiste Elien, à l'époque de Septime Sévère,
cita Juba II dans ses écrits. Bien
d'autres se référèrent à ses traités : Alexandre de Myndos, Philostrate, tous deux zoologistes,
et Tatien au deuxième siècle,
Clément d'Alexandrie historien de la fin du IIe siècle. Lier la gestion des affaires d'Etat à la passion
d'innover, de s'instruire
et de servir son peuple est un idéal réservé, hélas, à très peu d'individus.

Nacer Boudjou Journaliste/Prof des beaux-arts

Monnaie
La représentation de Juba en Hercule est relativement rare sur les monnaies. Pour le denier, ce type de portait est
signalé
pour les années 35 et 36, puis pour l'an 41 et enfin l'an 45.

Historique
Juba II ( né en 50 avant notre ére-et mort en 23 de notre ére), fut élevé par Octavie,
devint l'ami d'Auguste. Il épousa Cléopâtre
Séléné fille, de Cléopâtre VII et de Marc-Antoine en 19 avant notre ére et mourut
vers 5 ou 6 de notre ère. Juba II lui survécut
dix-huit ans environ. Elle est la grande tante de Caligula et la mère de Ptolémée qui succéda
à Juba II et que son cousin
Caligula fit assassiner à Rome en 40 pour annexer la Maurétanie.






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