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| AFP 22.05.06 | 16h31 Les responsables des services pénitentiaires de 12 pays arabes se sont alarmés lundi de la surpopulation carcérale en soulignant que la prison n'est pas la panacée pour réduire la criminalité. A la veille de la publication par Amnesty international de son rapport annuel 2005 sur la situation des droits humains dans le monde, ils se sont penchés lors d'un séminaire à Marrakech sur les réformes nécessaires pour "renforcer le respect des normes internationales des droits de l'Homme dans le milieu carcéral", indique un communiqué distribué à la presse. "C'est l'occasion de renouveler la réflexion et échanger des expériences dans un monde où s'effacent les frontières et qui connaît une grande percée des libertés et des droits de l'Homme", selon un communiqué du ministre marocain de la Justice, Mohamed Bouzoubâa, absent à la conférence. "Quelles prisons pour le 21e siècle?", est le thème retenu pour cette conférence régionale à laquelle participent 12 pays arabes: Maroc, Algérie, Tunisie, Mauritanie, Libye, Egypte, Jordanie, Syrie, Liban, Emirats arabes unis, Arabie saoudite et Sultanat d'Oman. "Se baser sur la peine de prison pour réduire la criminalité n'est pas la meilleure solution", indique un document du Centre international des études pénitentiaires (CIEP), qui ne donne toutefois pas d'indications sur le nombre de prisonniers. La surpopulation carcérale, la vétusté des établissements pénitentiaires, la prolifération des épidémies et le manque de personnel pénitentiaire suffisants ont été soulignés par la plupart des participants. "Les prisons que nous avons héritées de la colonisation ne peuvent assurer les fonctions requises", a déclaré à l'AFP Mokhtar Falioune, représentant de l'Algérie. "Il faut concevoir et ériger de nouveaux établissements pénitentiaires conformément aux normes internationales", a-t-il ajouté. Dans son exposé, M. Falioune a indiqué que son pays avait augmenté de 40% le budget santé au profit des prisonniers entre 2001 et 2006. Un nouveau centre pour la formation de 800 gardiens est actuellement en construction en Algérie, a-t-il dit. "La pire des catastrophes est bien la surpopulation carcérale", a souligné le directeur de l'Administration pénitentiaire marocaine, Mohamed Abdennabaoui. "La prison comme punition n'est plus la solution magique pour réformer l'Homme", a-t-il dit. Cette rencontre est organisée par l'ambassade britannique à Rabat dans le cadre d'un projet de coopération maroco-britannique réalisé par le CIEP de King's College de l'université de Londres. Ses travaux prendront fin mardi après l'adoption de recommandations à l'issue des débats. |
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