Attirés par la croissance, les jeunes Français tentent leur chance en Chine


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Vieux 26/05/2006, 21h25
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Par défaut Attirés par la croissance, les jeunes Français tentent leur chance en Chine

Faute d'emploi ou de perspectives de carrières intéressantes dans leur pays, de plus en plus de jeunes Français s'expatrient en Chine, malgré les obstacles à surmonter, attirés par la forte croissance de l'Empire du milieu.

Peu de chiffres officiels sont disponibles, car nombre de ceux qui souhaitent rester arrivent avec des visas de touristes.

Cependant, selon une estimation des services consulaires, la seule ville de Shanghai, capitale économique et financière, voit débarquer chaque mois une centaine d'entre eux.

Nicolas Ciriego, lui, a choisi Pékin.

A 26 ans, cet ancien professionnel de snowboard a créé avec trois amis un "snowpark" dans une station proche de Pékin pendant la dernière saison de ski, de décembre à mars.

Début 2005, il était venu, pour la première fois, afin de suivre des cours de chinois pendant six mois. "On n'arrêtait pas de parler de la Chine en France et je ne trouvais pas de boulot malgré mon diplôme, un master sports de glisse à Biarritz" (sud-ouest de la France), raconte-t-il.

Convaincu de l'avenir du ski en Chine, Nicolas Ciriego est revenu à la fin 2005 avec trois amis pour y trouver un avenir professionnel. Et grâce à la station de ski pour laquelle ils ont travaillé, ils ont pu régulariser leur situation, étant venus seulement avec des visas de touristes.

Et, même s'ils n'ont pas été rémunérés lors de cette première saison, rentrant en partie dans leurs frais grâce aux sponsors qu'ils ont décrochés, ils pensent pouvoir faire leur trou et se donnent trois ans pour réussir.

"On a quitté la France pour s'offrir une meilleure vie, aujourd'hui on ne trouve plus de travail, on aurait aimé rester en France avec un travail à la hauteur de nos espérances", dit-il, expliquant être venu en Chine, "car il y a plus de liberté pour le business".

"Ce qu'on a fait ici, en France on n'aurait pas pu le faire", dit-il.

"Il y a eu un retournement il y a cinq ans", constate pour sa part Olivier Lefébure du cabinet d'affaires Adamas, qui anime au sein de la Chambre de commerce et d'industrie française en Chine un groupe de travail sur les jeunes entrepreneurs.

"Avant, on avait des difficultés pour trouver un avocat qui voulait s'expatrier, désormais on reçoit des curriculums de qualité, peut-être pas tous les jours, mais pas loin", ajoute-t-il.

"Ils arrivent seuls, veulent créer une petite boîte, souvent dans le secteur des services aux entreprises étrangères", souligne Fabrice Splinder, l'autre animateur du groupe de travail, qui, à 32 ans, a connu le parcours typique du jeune "exilé" en Chine et travaille désormais pour la filiale de l'entreprise française Dirickx, spécialisée dans les clôtures.

Olivier Lefébure plaide la cause de ces jeunes expatriés, y voyant les germes d'une "diaspora" dont la France pourrait tirer profit.

Cela pourrait ainsi permettre de développer la présence économique française, un objectif affiché par la ministre déléguée au Commerce extérieur, Christine Lagarde, en Chine cette semaine.

Cependant, note l'avocat, "la Chine n'est pas un territoire facile, il y a beaucoup d'échecs, il faut une capacité de résistance".

"Ceux qui s'en sortent recrutent souvent des Français. Quand on connaît les problèmes d'emploi en France, ce n'est pas négligeable", dit-il.

Preuve de la difficulté de l'entreprise, les services consulaires français ont noté un phénomène nouveau, encore peu fréquent cependant, celui de jeunes Français qui craquent et ont besoin d'être rapatriés.

Nicolas et ses amis, eux, sont repartis au début mai en France pour mettre de l'argent de côté en faisant de petits boulots afin de pouvoir revenir en Asie mi-septembre.

Sur les quatre, seul un n'a pas voulu continuer l'aventure. Comme beaucoup de jeunes entrepreneurs, ils devront légaliser leur structure.

"L'idéal ce serait de garder ce rythme, six à sept mois en Chine, le reste en France", dit Nicolas Ciriego.

AFP
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  #2  
Vieux 27/05/2006, 14h01
Avatar de roudoudou
Que vous fera-t-on croire
 
Date d'inscription: août 2005
Messages: 515
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tu m'étonnes! Les gens là bas,ils ont au minimum deux téléphones portables et 10 fois plus le choix en électronique qu'en Europe! les centres commerciaux sont tellement immenses que tu peux jamais les finir en une journée.Les skytrains(métros aériens) traversent toute la ville et ils continuent de les agrandir! Dans la ville, c'est pas des routes qu'il y a ce sont des autoroutes 8 voies bouchées 24H/24.
bref, ca fait peur quand tu vois çà sur place.
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