L'imposteur


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  #1  
Vieux 30/05/2006, 14h32
Avatar de IbnouCid
La Maure dans l'âme
 
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Par défaut L'imposteur

La sueur rance et corosive semble avoir infiltrée les pores de mon crâne jusqu'au cerveau, lourd comme un ballon amorphe de plomb.
Mes yeux englués distinguent avec peine mes membres, attribue ces apendices automatisés à un humanöide étranger plutôt qu'à moi-même, leur mécanique gauche à un ordre obscure plutôt qu'à ma volonté propre.

Le rêve était éprouvant.

Les allusions contradictoires fusent et se téléscopent en illusions troubles:
des têtes blondes pourvues de canons terrorisent des mémés voilées et courbes, comme prosternées; d'anciennes connaissances, bouches cousues et cicatrisées, tordent leurs machoires dans tous les sens et gesticulent comme pour prévenir de leur implosion imminente; un homme nu, le visage étrangement recouvert de poils, laconique comme un pendu, est planté sur une estrade immense et couverte de cendres...

Avant de dormir, une idée m'a interpellé, presque baffé:
"tu dois te contredire, martelait-elle, tu dois te contredire...pour te trouver!
L'imposture des autres n'a d'incidence que si elle a germée en toi. L'imposture consiste en une rumeur qui s'installe en branches rigides, en lianes inextricables, d'un coeur à l'autre...contredit toi et tu briseras ces liens sinistres, tu tomberas, seul dans ta chute, mais tu trouveras enfin la terre dans laquelle tu dois t'épanouir, là où seule la voûte du ciel te surplombera, là tu sauras qui tu es..."
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  #2  
Vieux 30/05/2006, 14h46
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au loin coule une riviere
 
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Envoyé par IbnouCid
La sueur rance et corosive semble avoir infiltrée les pores de mon crâne jusqu'au cerveau, lourd comme un ballon amorphe de plomb.
Mes yeux englués distinguent avec peine mes membres, attribue ces apendices automatisés à un humanöide étranger plutôt qu'à moi-même, leur mécanique gauche à un ordre obscure plutôt qu'à ma volonté propre.

Le rêve était éprouvant.

Les allusions contradictoires fusent et se téléscopent en illusions troubles:
des têtes blondes pourvues de canons terrorisent des mémés voilées et courbes, comme prosternées; d'anciennes connaissances, bouches cousues et cicatrisées, tordent leurs machoires dans tous les sens et gesticulent comme pour prévenir de leur implosion imminente; un homme nu, le visage étrangement recouvert de poils, laconique comme un pendu, est planté sur une estrade immense et couverte de cendres...

Avant de dormir, une idée m'a interpellé, presque baffé:
"tu dois te contredire, martelait-elle, tu dois te contredire...pour te trouver!
L'imposture des autres n'a d'incidence que si elle a germée en toi. L'imposture consiste en une rumeur qui s'installe en branches rigides, en lianes inextricables, d'un coeur à l'autre...contredit toi et tu briseras ces liens sinistres, tu tomberas, seul dans ta chute, mais tu trouveras enfin la terre dans laquelle tu dois t'épanouir, là où seule la voûte du ciel te surplombera, là tu sauras qui tu es..."

tres beau texte l'ami


je saurai qui je suis .quand l' ombre de mon corps aura fuie .Je me releverai et partirai à la recherche de certain delices qui auront ete fleurit à mon attention propice .Mais quelque part en moi je me dirai : mefies toi car l'ombre de l'imposture plane au dessus de toi comme une epee comme un glaive . Que certains se chargeront de prendre en main pour revenir me trancher le cou ,et me reduire du coup en un pantin de bois .


Je saurais que cela se reproduira mais je saurai me relever ,comme adenis et morphee ,qui furent ensemble jetee aux faces des cyclopes ,aux faces misanthropes ,dont le degout reste perenne .

Quand je saurais que l'imposture existe ,et que ma crainte subsiste .alors je fuirai ce monde pour retrouver refuge dans l'onde des lymbes .
Merci thesee merci merci zeus d'avoir donner une reine à ton domaine et faire reapparaitre ta divine barbe



merci de ces ecrits
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  #3  
Vieux 30/05/2006, 14h58
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Envoyé par gharbaoui
tres beau texte l'ami


je saurai qui je suis .quand l' ombre de mon corps aura fuie .Je me releverai et partirai à la recherche de certain delices qui auront ete fleurit à mon attention propice .Mais quelque part en moi je me dirai : mefies toi car l'ombre de l'imposture plane au dessus de toi comme une epee comme un glaive . Que certains se chargeront de prendre en main pour revenir me trancher le cou ,et me reduire du coup en un pantin de bois .


Je saurais que cela se reproduira mais je saurai me relever ,comme adenis et morphee ,qui furent ensemble jetee aux faces des cyclopes ,aux faces misanthropes ,dont le degout reste perenne .

Quand je saurais que l'imposture existe ,et que ma crainte subsiste .alors je fuirai ce monde pour retrouver refuge dans l'onde des lymbes .
Merci thesee merci merci zeus d'avoir donner une reine à ton domaine et faire reapparaitre ta divine barbe



merci de ces ecrits
Je n'arrive plus à retrouver une phrase de Yasmina Khadra dans "l'automne des chimères", reprise en citation dans "la part du mort"...
elle commence à peu près en ces termes:
"La mort est le pire service que l'on puisse rendre à Dieu, car il y aura toujours une espèce de vautours assez rusés pour se faire passer pour des phénix, utiliser les cendres des martyrs comme engrais pour leurs desseins...-fill the blank-...et les larmes des veuves comme eau pour leur moulin"

Si vous pouvez m'aider, je vous en remercie...c'est cette citation qui a inspiré mon texte.
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  #4  
Vieux 30/05/2006, 15h19
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Envoyé par IbnouCid
Je n'arrive plus à retrouver une phrase de Yasmina Khadra dans "l'automne des chimères", reprise en citation dans "la part du mort"...
elle commence à peu près en ces termes:
"La mort est le pire service que l'on puisse rendre à Dieu, car il y aura toujours une espèce de vautours assez rusés pour se faire passer pour des phénix, utiliser les cendres des martyrs comme engrais pour leurs desseins...-fill the blank-...et les larmes des veuves comme eau pour leur moulin"

Si vous pouvez m'aider, je vous en remercie...c'est cette citation qui a inspiré mon texte.

c'est bien dans ce bouqin ou pas plutot dans l'imposture des mots ?? .

superbe ecrivain droite et honnete comme j'aime que soit les hommes et les femmes
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  #5  
Vieux 30/05/2006, 15h54
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Envoyé par gharbaoui
c'est bien dans ce bouqin ou pas plutot dans l'imposture des mots ?? .

superbe ecrivain droite et honnete comme j'aime que soit les hommes et les femmes
C'est peut etre dans l'imposture des mots(que je n'ai pas lu, ni l'automne des chimères d'ailleurs), mais cette citation introduit la troisième partie de la part du mort, ca c'est sur.

c'est l'écrivain maghébin du millénaire(avec quelques bémols comme l'attentat:trop convenu), celui qui reprend le flambeau des mains de Chraîbi, qui n'en finissait pas d'attendre un successeur digne.
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  #6  
Vieux 30/05/2006, 16h02
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Envoyé par IbnouCid
C'est peut etre dans l'imposture des mots(que je n'ai pas lu, ni l'automne des chimères d'ailleurs), mais cette citation introduit la troisième partie de la part du mort, ca c'est sur.

c'est l'écrivain maghébin du millénaire(avec quelques bémols comme l'attentat:trop convenu), celui qui reprend le flambeau des mains de Chraîbi, qui n'en finissait pas d'attendre un successeur digne.

un grand parmi les grands
dans l'imposture des mots il commence par ces phrases mortelles et si vrai à l'encontre de nous meme de nous forge et grain de ce melting pot maghrebin


"De tous les génies de la terre, les nôtres sont les plus offensés. Parents pauvres de la société, persécutés par les uns, incompris par les autres, leur existence n'aura été qu'une dramatique cavale à travers les vicissitudes de l'arbitraire et de l'absurdité. Ceux qui ne périront pas par le fer, mourront d'ostracisme et de dépit. Ils échoueront soit à l'asile, soit sur un terrain vague, la tête dans une couronne d'épines et les veines ravagées par l'alcool. La levée de leur corps sera la seule foir où on les élèvera au rang de fait divers (...). "
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  #7  
Vieux 03/07/2006, 15h09
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Envoyé par IbnouCid
Avant de dormir, une idée m'a interpellé, presque baffé:
"tu dois te contredire, martelait-elle, tu dois te contredire...pour te trouver!
L'imposture des autres n'a d'incidence que si elle a germée en toi. L'imposture consiste en une rumeur qui s'installe en branches rigides, en lianes inextricables, d'un coeur à l'autre...contredit toi et tu briseras ces liens sinistres, tu tomberas, seul dans ta chute, mais tu trouveras enfin la terre dans laquelle tu dois t'épanouir, là où seule la voûte du ciel te surplombera, là tu sauras qui tu es..."

je m'excuse de ce texte long et pour certain sans aucuns sens mais je suis sur que beaucoup sauront y puiser leur reponse .


Je lis actuellement Seneque du moins je redecouvre les auteurs de cette epoque et voila ce que j'ai trouvé c'est un extrait de la "vie heureuse " Ce texte est simple et merite un minimum de temps afin de comprendre sa question ,cette question qu'on se pose tous à un moment ou un autre .et fort heureusement



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Dans la vie, mon frère Gallion, c'est le bonheur que veulent tous les hommes; mais s'agit-il de voir nettement en quoi consiste ce qui peut réaliser la vie heureuse, ils ont un nuage devant les yeux. Non certes, il n'est pas facile de parvenir à la vie heureuse; car chacun s'en éloigne d'autant plus, qu'il court plus rapidement après elle, s'il a manqué le chemin : quand le chemin conduit en sens contraire, la vitesse même augmente la distance. Il faut donc, avant tout, déterminer quel est pour nous l'objet à rechercher; ensuite, regarder de tous côtés par où nous pourrons y tendre avec le plus de célérité. Ce sera sur la route même, pourvu qu'elle soit droite, que nous saurons de combien chaque jour on avance, et de combien nous aurons approché de ce but, vers lequel nous pousse un désir propre à notre nature. Tant que nous errons çà et là, en suivant non pas un guide, mais un bruit confus et des cris discordants qui nous appellent vers différents points, la vie s'use en égarements, cette vie qui est courte, et qui le serait lors même que jour et nuit nous travaillerions pour le bien-être de l'esprit. D'après cela, qu'il soit décidé où nous allons et par où nous passerons, non sans l'assistance de quelque homme habile qui ait exploré les lieux vers lesquels nous marchons; car il n'en est pas de ce voyage comme des autres : dans ces derniers, un sentier que l'on a pris et les gens du pays, à qui l'on demande le chemin, ne permettent pas que l'on s'égare; mais ici le chemin le plus battu, et le plus fréquenté, est celui qui trompe le plus.

Rien donc n'est plus important pour nous que de ne pas suivre, à la manière du bétail, la tête du troupeau, en passant, non par où il faut aller, mais par où les autres vont. Or, il n'est chose au monde qui nous jette dans de plus funestes embarras que l'usage où nous sommes de nous façonner au gré de l'opinion, en regardant comme le mieux ce qui est reçu par un grand assentiment, et ce dont nous avons des exemples nombreux; c'est vivre, non suivant la raison, mais par imitation. De là, cet énorme entassement de gens qui se renversent les uns sur les autres. Comme il arrive dans un grand carnage d'hommes, quand la multitude se refoule sur elle-même, nul ne tombe sans faire tomber sur lui quelqu'autre qu'il entraîne, et les premiers causent la perte de ceux qui suivent : voilà ce que dans toute vie vous pouvez voir se passer. Nul ne s'égare pour lui seul, mais on est la cause et l'auteur de l'égarement d'autrui. Le mal vient de ce qu'on est serré contre ceux qui marchent devant. Tandis que chacun aime mieux croire que de juger, jamais on ne juge de la vie, toujours on en croit les autres. Ainsi nous ébranle et nous abat l'erreur transmise de main en main, et nous périssons victimes de l'exemple. Nous serons guéris, si une fois nous sommes séparés de la grande réunion. Quant à présent, le peuple tient ferme contre la raison, il défend sa maladie. Aussi arrive-t-il ce qui a lieu dans les comices, où, après l'élection des préteurs, ceux qui l'ont faite s'en étonnent, quand la mobile faveur s'est promenée autour de l'assemblée. Les mêmes choses, nous les approuvons, nous les blâmons. Tel est le résultat de tout jugement dans lequel c'est à la majorité que l'on prononce.

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