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| Désarmement: reprise du dialogue entre loyalistes et rebelles CÔTE D'IVOIRE - 31 mai 2006 - AFP L'armée loyaliste et la rébellion ivoiriennes ont mené mercredi à Yamoussoukro une demi-journée de nouvelles négociations sur le désarmement des belligérants en Côte d'Ivoire, marquant la reprise du dialogue entre les deux parties. Les discussions se sont déroulées dans un grand hôtel de la ville, capitale politique du pays (250 km au nord d'Abidjan), en présence des deux chefs d'état-major, le général loyaliste Philippe Mangou, et son homologue de la rébellion Soumaïla Bakayoko. Le ministre ivoirien de la Défense, René Aphing Kouassi, était également présent, ainsi que des représentants des forces "impartiales", le patron des Casques bleus de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), le général Fernand Amoussou, et le général Elrick Irastorza, commandant de l'opération française Licorne. Commencées en début d'après-midi, les négociations se sont tenues sous la protection de Casques bleus marocains, et dans "une ambiance décontractée", selon un officier loyaliste, pour s'achever vers 18H30 (locales et GMT). Elles "ont permis d'épuiser tous les points à l'ordre du jour", a affirmé le ministre Aphing Kouassi dans une brève déclaration à la presse, laissant ainsi entendre que ce round de discussions était terminé et ne reprendrait pas jeudi matin. "Un communiqué final sera lu demain (jeudi) au plus tard à 10H00 (locale et GMT)", a simplement indiqué M. Aphing Kouassi. Les délégations des Forces de défense et de sécurité (FDS, loyalistes) et des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN, rébellion qui contrôle le nord du pays depuis son coup d'Etat raté en septembre 2002 contre le président Laurent Gbagbo) devaient se pencher notamment sur les modalités pratiques du désarmement (DDR selon la terminologie locale), le démantèlement des milices pro-gouvernementales et le redéploiement de l'administration. Les deux état-majors avaient renoué le 1er avril un dialogue sur le désarmement, interrompu à l'été 2005. Ces négociations avaient été une nouvelle fois reportées le 11 avril à la suite d'un incident, à un barrage, entre des éléments loyalistes et la délégation rebelle. Les commandements des deux forces se sont depuis lors retrouvés au moins à deux reprises sous l'égide du Premier ministre Charles Konan Banny, pour tenter de concrétiser une première étape du désarmement, le "pré-regroupement" des combattants, promis à partir du 18 mai par M. Banny. L'armée loyaliste affirme avoir achevé ce pré-regroupement le 28 mai en retirant près de 12.000 hommes de la ligne de front. De leur côté, les FAFN ont indiqué avoir retiré une partie de leurs unités dans deux localités, Botro et Bouna, mais évoquent des "problèmes logistiques" pour achever le processus. L'Onuci a confirmé de premiers mouvements de troupes, à partir du 18 mai pour l'armée gouvernementale, et du 23 mai pour les forces rebelles, mais n'a pas jusqu'à présent donné d'appréciation sur l'ensemble de l'opération. Le désarmement est l'un des principaux enjeux de la transition dirigée par M. Banny qui doit aboutir à l'organisation d'élections générales au plus tard fin octobre, selon le délai fixé par l'Onu. Il n'a jamais été mis en oeuvre en quatre ans de crise malgré la signature de plusieurs accords de paix, et est aujourd'hui une exigence majeure du camp présidentiel. Le DDR concerne en théorie 5.500 soldats loyalistes recrutés depuis le début des hostilités, 12.000 miliciens pro-régime et 42.500 rebelles, qui doivent être à terme démobilisés et retournés à la vie civile, selon la Primature ivoirienne, qui supervise ce programme. Source ~> : JeuneAfrique.com |
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#2
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| Enfin la paix en Côte d'Ivoire Man !!! ![]() |
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