|
#1
| |||
| |||
| Intervieuw de Mohand Ameziane... :-) Voulez-vous nous parler de votre départ forcé du Rif via Melilla? Ils ont attaqué mon domicile par avion. C’est à partir de ma maison que je coordonnais la révolte. Ils avaient des instructions précises de me prendre vivant. Ils pensaient que j’avais d’autres secrets. Il y avait beaucoup de collaborateurs. J’ai quitté donc seul mon domicile. Au ciel, je voyais des avions qui circulaient sur ma maison. Ce n’étaient pas des avions marocains car je pouvais lire des signes en langues étrangères. C’était sûrement des avions français ou américains. La situation me préoccupait beaucoup. Peut-être pourrais-je même m’échapper, mais que faire de ma famille? Qu’adviendra-t-il d’eux tous? Je suis donc parti. Et ils s’en sont terriblement pris à ma famille. Ils ont détruit ma maison. La foule venait se venger encore. Le frère du prince Hassan a pu les arrêter. Certains m’ont visité ici [Pays-Bas], mais ils n’ont aucune notion des malheurs que leurs propres parents m’ont causés. L’armée m’a pourchassé dans la montagne jusqu’à Bni Touzine. Là, je me suis réfugié chez un ami. Plus tard, cet ami me raconta que Thami, l’un des initiateurs de la révolte, était encore vivant. C’était un homme courageux qui m’aimait beaucoup. J’ai demandé qu’il me rejoigne immédiatement à Bni Touzine. Ce qu’il a fait. Nous sommes restés ensemble jusqu’à la fuite vers l’Espagne. L’armée avait des chiens policiers bien entraînés. Nous marchions uniquement pendant la nuit. Nous avions l’avantage de nos connaissances de la région. Un jour, nous avons demandé refuge à quelqu’un d’inconnu. Il nous reconnut et commença à pleurer. Il a proposé de marcher la nuit avec nous. Les collaborateurs m’ont vu quitter ma maison le jour de mon évasion, mais ils ne savaient pas exactement dans quelle direction je m’étais enfui. À mon départ, j’ai pris un revolver, du poison et du poivre. J’avais décidé de me défendre jusqu’au bout: du poison pour finir ma vie si je tombais dans les mains de l’armée, du poivre pour désorienter les chiens policiers et un revolver pour me défendre si besoin. Ayt Waryaghel était occupé par l’armée, Bouqoya aussi. À deux reprises, j’ai dû m’enterrer et disperser du poivre sur ma cachette. Les chiens sont passés sur moi sans me découvrir. Oh,*j’ai souffert! Au total, j’ai passé vingt-trois jours dans la montagne sans eau ni nourriture. Un jour, nous avons envoyé Touzani au marché des Bni Touzine. Il devait s’informer sur la situation et faire des commissions. L’armée l’a arrêté car elle savait parfaitement qui était absent et qui ne l’était pas. Il n’a pas parlé. Il est rentré chez nous et nous avons continué le chemin vers Melilla. Ah, que de problèmes nous avions rencontrés! :-o |
|
#2
| |||
| |||
| Unconseil d'ami Rifain ,ne donne pas d'importance à cette individu ,les berberes n'ont pas besoin d'UN meneur (leader) ,ils doivent tous etre des meneurs... No More Comment |
|
#3
| |||
| |||
| Rien ne vaut la force de l'amour de l'homme pour sa terre, sa forêt, ses fleuves, ses montagnes, ses rochers, ses arbres, ses oiseaux, ses pierres. [ Jean-Marie Adiaffi :-) |
|
#4
| |||
| |||
| Citation:
Allah hammouh... |
|
#5
| |||
| |||
| |
![]() |
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
|
|