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#1
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| Je suis tombé par pur hasard sur les feuillets qui suivent, dans une vieille cave de la Casbah, alors que je poursuivais mes recherches sur l'histoire ottomane. Aussitôt, j'ai eu la certitude d'avoir entre les mains quelque chose de fabuleux. Les feuillets étaient fortement collée entre eux, par l'effet d'une humidité presque bicentenaire, j'ai du attendre un bon bout de temps avant de mener la délicate opération quasi chirurgicale, pour les séparer les uns des autres, sans les voir se désagréger. Petit à petit, mon regard tombait sur une calligraphie maghrébine, ondulante et bien aérée, portée par une encre allant du noir au violet, tachetée, ici et là, d'un jaune délavé. Je ne peux situer la date exacte de la rédaction de ses feuillets, toutefois en procédant par recoupements, je dirais qu'ils ont été rédigés entre 1785 et 1795. Par respect pour leur auteur et par souci de fidélité, je les retranscrit ci après dans leur ordre originel. à suivre... |
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#2
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| [color=990000]Premier feuillet :[/color] Je suis rentré chez moi aujourd'hui. J'étais en haute mer, près des côtes italiennes. Après avoir erré plusieurs jours sans prise aucune, nous avions décidé d'enlever quelques femmes maltaises. N'ayant pu atteidre notre but, nous avions fait un petit détour par les côtes de la Sardaigne. C'est dans les parages dangereux du nord de cette île que nous avions réussi à nous emparer d'un bateau voguant vers le port de Gènes. Nous avions mis la main sur toute la cargaison de tissus, sans toutefois donner la mort à ses marins. Contrairement à la coutume, nous ne fumes pas reçus en grande pompe dans la darse de Kheireddine. Je notai que, du fortin de Tamanfoust, situé à lest de la baie d'Alger la Bien Protégée, le canon n'avait pas tonné pour annoncer notre retour. Un groupe de pêcheurs, visages blêmes, atterrés, vinrent à notre rencontre. L'un d'eux, encore fiévreux, nous informa que la peste s'était répandue dans la ville. Elle est venue du grand large, fit-il sur un ton accusateur. Une douleur soudaine me serra le coeur, lorsqu'il ajouta que l'épidémie avait surtout fait des ravages dans les hauteurs de la ville. Je fus accueilli chez moi par les odeurs qui se dégageaient d'un encensoir, où brûlait du goudron et des plantes aromatiques. Je ne crois pas qu'un tel subterfuge protège de la peste ou allège les souffrances des malades. Soumaya, ma bien aimée, en fut terrassée alors que, d'après les affirmations de ma servante, elle n'avait pas quitté une seule fois la maison durant toute mon absence. Je lui avait promis un joli butin en provenance des terres nordiques, et la voici, dans son lit, attendant de rendre le dernier souffle. à suivre... |
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#3
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| Il est prometteur, votre conte. Pas encore partie pour des broutilles? Il est en trop mauvais état pour être déchiffré, ce palimpseste? :-D :-D |
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