Débat sur le dareja


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  #31  
Vieux 02/06/2006, 15h18
 
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Envoyé par nwidiya
2ila li9a2 fi forsa 9aaadima bi 7awlillah:'D
sa7ib el jalala el malik mouhamed essadiss 7afedaho LLah/nassrahoLLah

:'D


ptdrrrr nwidiya !! j'allais te faire remarquer ton erreur mais khanfous l'a fait avant (ç'était pour me venger de ton égoisme dû au fait que tu veuille pas partager le lien )

ps : t'as de la chance d'etre modo car tu peux éditer et modifier les posts que tu veux
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  #32  
Vieux 02/06/2006, 15h22
 
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Envoyé par bakero
Moi je m'en sers pour lire les journaux (asharqalawsat) lire le Coran (ze3ma khouk meslem bezzaf : D) bac nekteb chi risala gharamiya

a sidi sa3datek
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  #33  
Vieux 02/06/2006, 16h56
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Envoyé par bakero
Un débat sur l’utilisation de la darija dans la création contemporaine a été organisé, mercredi 31 mai 2006, dans la médiathèque de l’Institut français de Casablanca en marge du festival du « Boulevard des Jeunes Musiciens ». Un échange en darija, cela va de soi

Il s’agissait pour les intervenants de s’interroger sur la nature de ce phénomène récent incarné, entre autres, par les groupes de fusion de la scène du Boulevard tels que Hoba Hoba Spirit, Darga, Barry, H-Kayne…

Ces artistes perpétuent à leur manière une tradition déjà présente depuis fort longtemps dans le monde des arts, notamment dans le théâtre et la musique populaire, mais toujours dans une sorte de clandestinité, comme le fait remarquer Youssouf Amine El Alamy, auteur d’un livre en darija (Tqarqib En-Nab, Khbar Bladna, 2006).

« Ma préoccupation première a d’abord été de rendre mes œuvres accessibles pour mes parents », souligne l’écrivain pour qui cette langue est un ingrédient salvateur dans un processus créatif authentique. Un avis que partage le cinéaste Ali Essaffi, auteur du documentaire Le blues des chikhat.

Il y a donc, s’accordent à dire les auteurs présents lors du débat, nécessité de réhabiliter cette langue considérée par beaucoup comme ingrate et indigne de mériter une attention particulière.

Une idée reçue qu’il convient de combattre, souligne Dominique Caubet, professeur d'arabe maghrébin, auteur de Les Mots du Bled (L'Harmattan, 2004) et Shouf Shouf Hollanda ! (Tarik, 2005).

Même si la darija est le ciment linguistique du pays, elle n’a toujours pas d’existence officielle. Pourquoi des programmes aussi importants que les informations et la météo ne sont pas diffusés en darija pour permettre à la population dans sa globalité de comprendre ce qui se dit ? s’interrogent ainsi les chanteurs Barry et Adil Benchkroune de H-Kayne.

Pour Réda Allali, journaliste et chanteur de Hoba Hoba Spirit, il y a urgence. C’est, pour cet artiste, « bien plus qu’une question d’éducation. C’est une question de compréhension . A supposer qu'une alerte au tsunami se déclench.», avance-t-il avec humour «En quelle langue doit-on diffuser une information majeure pour être le plus clair et le plus efficace possible ?». La réponse coule de source pour les intervenants du débat : « Daraj a khouya ».

Source: Menara
P.S.: vous trouvez pas que ça serait une bonne chose de passer les infos de 20h en darija. ça permettrai à plus de personnes de comprendre ce qui se dit.
on va se retrouver avec des infos du genre : lyouma fssba7 lwazir driss jetou therek lcasa kane khassou itla9a m3a lm7abssiya dyale 3oukacha bach ichouf ach idir m3ahoum mnine ikhourjou men l7abss...

sinon blague à part ca serait cool mais il faudrait le faire à un autre moment...parceque ca ferait pas sérieux vu de l'extérieur...
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  #34  
Vieux 02/06/2006, 16h57
 
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Envoyé par l-kzawi
on va se retrouver avec des infos du genre : lyouma fssba7 lwazir driss jetou therek lcasa kane khassou itla9a m3a lm7abssiya dyale 3oukacha bach ichouf ach idir m3ahoum mnine ikhourjou men l7abss...: rolleyes:

sinon blague à part ca serait cool mais il faudrait le faire à un autre moment...parceque ca ferait pas sérieux vu de l'extérieur...


ptdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr rrrrrrrrrrrrrrr
lah i meskhek!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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  #35  
Vieux 02/06/2006, 16h57
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Envoyé par bakero
ghletti gha fhadik lli makhassekch tghelti fiha!!

3andek 3er 2i 2atakiwni pr outrage au roi

Dernière modification par nwidiya ; 02/06/2006 à 21h12.
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  #36  
Vieux 02/06/2006, 17h00
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Envoyé par elghzala
ptdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr rrrrrrrrrrrrrrr
lah i meskhek!!!!!!!!!!!!!!!!!! : D
achnou kdebte...
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  #37  
Vieux 02/06/2006, 21h04
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Envoyé par bakero

P.S.: vous trouvez pas que ça serait une bonne chose de passer les infos de 20h en darija. ça permettrai à plus de personnes de comprendre ce qui se dit.
au Liban je pense que ça existe, j'ai vu une fois un journal télévisé en darija libanaise.....kanite 7elwé ktir hal mouzi3a
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  #38  
Vieux 03/06/2006, 00h37
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Envoyé par yobbo
au Liban je pense que ça existe, j'ai vu une fois un journal télévisé en darija libanaise.....kanite 7elwé ktir hal mouzi3a
wa ra ga3 le3reb kidirou les infos dialhoum b darija dialhoum
loubnan, sourya, masr, sa3oudiya
ghir katji l3and les pays du maghreb, kielli yhedrou bel 3arbiya l fos7a
__________________
Je dis à tous les khich ppich, ne vous en faites pas!!
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  #39  
Vieux 03/06/2006, 00h47
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Par défaut Comment réhabiliter la darija

L’Institut français abrite le débat

S’agit-il d’une langue ou d’un dialecte?

Haro sur les préjugés culturels


Voilà une table ronde qui se distingue par son originalité. Au menu, la darija comme langue de création. Et ce n’est pas tout. Les interventions et les débats se sont déroulés en darija. Réda Zine, thésard en communication, s’était chargée de la traduction en français des propos des intervenants. Dans une salle archicomble et un public majoritairement jeune, la rencontre s’est tenue le 31 mai à l’Institut français de Casablanca (IFC). Un exemple d’ouverture, à méditer, de la part de l’IFC. Cette table ronde fait partie des activités parallèles organisées par L’Boulvard. Le festival entame sa 8e édition, du 1er au 4 juin, à la ville blanche.

A bas les préjugés

Autour de la table, que du beau monde. C’est le réalisateur du fameux documentaire «le blues des shikhates», Ali Essafi, qui en était le modérateur. En guise d’introduction, Essafi souligne l’importance de la darija en tant qu’élément identitaire incontournable. Son approche vise d’ailleurs à ressusciter la puissance littéraire de cette langue. «Car contrairement aux préjugés, il s’agit bien d’une véritable langue. Elle se nomme Al Maghribia», selon Dominique Caubet. La conférencière, qui parle couramment darija, est professeur de maghrébin à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO).
«Mettez un Marocain, un Algérien et un Tunisien ensemble. Au bout de 10 minutes, vous constaterez la différence». Plus encore, la darija est noyautée par des idées préconçues. Elle est perçue comme une langue «d’analphabètes», pis, de «sous-développés», est-il indiqué. «C’est faux. La preuve la e-darija utilisée dans les SMS et le chat. Elle révèle ainsi sa faculté à s’adapter à l’évolution technologique.
Et donc à favoriser l’accès à l’information», rétorque Dominique Caubet. Celle-ci enfonce le clou en affirmant que «la darija, comme les autres langues, a deux niveaux: familier et soutenu». En effet, l’exemple du Malhoun et des «Kouafis» (proverbes) sont particulièrement éloquents. Des groupes comme Nass El Ghiwane, Jil Jilala reflètent aussi la créativité culturelle de la darija. Finalement, Dominique Caubet insiste sur le fait qu’une langue reste une langue même si elle ne s’écrit pas. «Est-ce qu’il ne serait pas judicieux d’utiliser Al Maghribia comme un outil d’introduction à l’apprentissage pour les enfants», a conclu la conférencière.
Pour sa part, l’écrivain Youssouf Amine Elalamy insiste sur ce rapport intime qui le lie à sa langue maternelle, la darija. «A six ans, j’ai intégré la mission. Je ne parlais pas français. Il fallait donc comprendre mon institutrice sans sous-titrage», lance-t-il avec un ton humoristique.
A noter qu’il vient de publier, à la maison d’édition Khbar Bladna, un livre en darija. Il s’intitule «Tkarkib Nab» (bavardage, voire affabulation). L’auteur en a lu quelques passages qui n’ont pas manqué d’enthousiasmer le public.
Mais ce n’est pas sa seule expérience. Il a aussi réécrit en darija, sous forme de chanson, son roman «Paris, mon bled». Une aventure que l’écrivain a partagé avec le musicien made in Morocco, Barry. «Ce qui m’attire dans la darija c’est cette créativité vivante et actuelle retranscrite notamment par le rap marocain», a souligné Elalamy. Il fait remarquer aussi que «la darija est le point commun entre les Marocains qui écrivent en français, en arabe ou en anglais». De ce point de vue, «Al Maghribia» joue le rôle d’un relais socioculturel. Elle assure notamment une connexion entre les intellectuels marocains. «Je suis convaincu que la darija doit être promue comme langue de création», a affirmé l’auteur. Une conviction qui lui a attiré les foudres de ses interlocuteurs durant une précédente rencontre. «Des bien-pensants considèrent que la darija ouvrirait la voie à l’obscurantisme!» a-t-il précisé.

Réapproprions-nous la darija

Pourquoi une telle obstination à rabaisser notre langue maternelle? «C’est parce qu’elle pose une question dérangeante: qui sommes-nous?» a déclaré le vocaliste et parolier de Hoba Hoba Spirit, Réda Allali. Et il y a urgence d’y répondre, a-t-il ajouté. Pour lui, la télévision notamment confirme cette rupture avec la darija. «On nous martèle à longueur de journée par des infos que la plupart ne comprennent pas», précise le musicien. Est-ce que c’est une manière d’aliéner culturellement une nation? A ce titre, Réda Allali raconte une anecdote particulièrement acide: «au stade, à chaque fois que je demande à un supporter de m’expliquer certains passages de l’hymne national, il n’y arrive pas. C’est terrible». Il ne manque pas aussi de souligner que les publicitaires se réapproprient la darija. Les spots apparus dernièrement confirment cette tendance. «Va-t-on abandonner notre langue aux commerçants?» lance-t-il.
Sur la même longueur d’onde que Allali, l’auteur-compositeur Barry appelle aussi à ressusciter la darija. «Pour commencer, il faut changer le contenu des manuels scolaires», propose le musicien. Comment y parvenir? Il faut puiser notamment dans le «zajal» (poésie en darija). Barry fait référence au poète Abderrahmen Belmejdoub. Une figure charismatique de la culture marocaine. «Ses poésies représentent cette darija savante. Elle est difficile à déchiffrer pour nous autres créateurs», a précisé le chanteur. Le défi consiste donc à la réinventer pour la rendre plus accessible. «Mais ce challenge s’impose surtout pour le rap marocain», confirme Adil, l’un des membres du groupe Meknessi H-Kayne. Une entreprise d’autant plus rude que la radio et la télévision boudent carrément ce genre de production artistique.

La darija et le cinéma

Durant les années 80, les scénarios de films marocains traduisaient la problématique de la darija. Le mélange entre arabe classique et darija donnait naissance à une langue décalée et hybride. «Heureusement, les nouveaux cinéastes tentent de dépasser ce handicap linguistique», souligne le réalisateur Ali Essafi. «Il faut habituer le public à écouter la darija. Comment expliquez-vous par exemple que les Marocains parviennent à comprendre l’égyptien?»
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  #40  
Vieux 03/06/2006, 01h26
Avatar de smoothy-boy
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[b]

Pourquoi des programmes aussi importants que les informations et la météo ne sont pas diffusés en darija pour permettre à la population dans sa globalité de comprendre ce qui se dit ? s’interrogent ainsi les chanteurs Barry et Adil Benchkroune de H-Kayne.

Source: Menara

P.S.: vous trouvez pas que ça serait une bonne chose de passer les infos de 20h en darija. ça permettrai à plus de personnes de comprendre ce qui se dit.
Je suis complétement en désaccord avec cette idée, de parler le darija même en diffusant les informations et la météo. Il faut que le peuple utilise le plus possible des mots arabes littéraires, j'ai bien dit le plus possible et non pas à 100%.

La dialécte marocaine est devenue incompréhernsible même entre marocains, encore moins entre peuple arabe du monde entier. Une chance que l'arabisation du système scolaire a avancé un petit peu la langue arabe.
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