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#1
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| L'émigration vers l'Abyssinie Les persécutions dirigées contre les compagnons du Prophètes, commencèrent au milieu ou à la fin de la quatrième année de la prophétie. D’abord insignifiantes, ces persécutions, jour après jour et mois après mois, s’intensifièrent et s’aggravèrent au milieu de la cinquième année, de manière si violente qu’ils ne pouvaient plus vivre à la Mecque. Il fut recommandé de penser à une stratégie qui a pour but de les préserver de l’atrocité des supplices. Face à cette situation, la sourate Az-Zoumar (les groupes) fut révélée au sujet de l’émigration. Une telle sourate déclare que la terre d’Allah est vaste : « Dis : "Ô Mes serviteurs qui avez cru ! Craignez votre Seigneur". Ceux qui ici-bas font le bien, auront une bonne (récompense). La terre d'Allah est vaste et les endurants auront leur pleine récompense sans compter. » Sourate 'Les groupes ' verset 10. Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) savait que le Négus, roi d’Abyssinie était un roi juste auprès de qui on ne ferait du tort à personne. Alors, il ordonna aux musulmans d’émigrer en Abyssinie pour préserver leur religion des difficultés. Les Kourachites s’acharnèrent sur les émigrants et les autres musulmans que leurs propres clans tribaux attaquaient aussi. Il leur était difficile d’admettre la nouvelle selon laquelle Négus avait bien reçu et traité les émigrants. Face à cette situation, le Messager d’Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ne put s’empêcher de demander à ses compagnons de retourner en Abyssinie. Ces deuxièmes émigrations étaient plus dures que la première, car les Kouraichites s’y attendaient et tenaient à la faire échouer. Cependant, les musulmans étaient plus rapides. Allah leur ayant facilité le voyage, ils parvinrent en Abyssinie avant de se faire rattraper. Cette fois la délégation comportait 83 hommes si l’on compte Ammâr- dont l’on doute de l’émigration- et 18 ou 19 femmes. Le complot des Kouraichites contre les musulmans émigrés en Abyssinie Les associateurs tenaient coûte que coûte à empêcher les émigrés de trouver un refuge pour eux-mêmes et pour leur religion. Aussi, choisirent-ils deux hommes robustes et intelligents à savoir Amr ibn Al-As et Abdoullah ibn Abi Rabîaa- avant leur conversion à l’Islam, qu’ils envoyèrent chargés des cadeaux les plus précieux, auprès du Négus et de ses patriarches. Les deux hommes, munis des cadeaux, arrivèrent chez les patriarches auxquels ils fournirent des arguments en faveur de l’expulsion des musulmans et, après que ceux-ci acceptèrent, de proposer au Négus de les expulser, ils rencontrèrent le Négus même à qui ils offrirent les cadeaux et parlèrent en ces termes : « Ô Roi ! Il se réfugie dans votre pays de jeunes stupides qui, ayant quitté la religion de leurs peuples, n’ont pas pour autant embrassé la vôtre. Ils ont apporté une religion qu’ils ont créée de toutes pièces et que personne ne connaît, ni nous, ni vous-même. Aussi, avons-nous été dépêchés auprès de vous par les nobles de leur peuple, par leurs pères, leurs oncles et leurs clans qui vous demandent de leur rendre ces derniers, car ils veillent sur eux mieux que quiconque et savent mieux que quiconque ce qu’ils ont eu à leur reproche ». Les patriarches dirent : « Effectivement ! Sire ! Rends-les leurs ! Qu’ils retournent avec eux dans leur pays et auprès de leur peuple ! ». Le Négus, malgré tout, tenait à examiner la question et à écouter toutes les parties. Il envoya donc chercher les musulmans qui, ensuite, se présentèrent, prêts à dire la vérité sous toutes ses formes. Le Négus leur dit : « Quelle est donc cette religion pour laquelle vous vous séparez de votre peuple, sans embrasser la mienne, ni aucune des autres religions ? Jaafar ibn Abi Tâlib, le porte-parole des musulmans dit : « Sire ! Nous faisions partie des gens de l’ignorance et comme eux nous adorions les idoles, mangions de la charogne pratiquions la fornication, rompions les liens de parenté et maltraitons nos voisins. Les plus forts parmi nous se nourrissaient des plus faibles. Nous vivions ainsi jusqu’à ce qu’Allah nous envoie un messager qu’il choisit parmi nous, un Messager dont nous connaissons la généalogie, la franchise, l’honnêteté et la chasteté. Il nous appela à Allah pour l’adorer et le considérer comme Dieu unique, nous séparant ainsi de tout ce que nous adorions en dehors de lui, nous et nos ancêtres, comme pierres et idoles. Il nous ordonna le franc-parler, la restitution des choses confiées, la consolidation des liens de parenté, le bon voisinage, s’éloigner des choses interdites et nous a interdit l’effusion de sang. Il nous interdit la fornication, le mensonge, l’abus des biens des orphelins, l’accusation des femmes chastes et vertueuses, et nous a ordonné d’adorer Allah Seul, sans rien lui associer, de prier, de s’acquitter de la Zakat (purification des biens) et d’observer le jeûne. Sur ces bases, nous avons cru en lui et en sa mission, nous l’avons suivi dans la pratique de la religion qu’il nous a apportée. Après cela, notre peuple nous a maltraité, torturé, tourmenté à cause de notre religion, cherchant à nous ramener à l’adoration des idoles au lieu d’Allah le Très-Haut, aux perversités que, jadis, nous considérions comme licites. Lorsqu’ils nous ont maltraités et bafoués, ne nous laissant aucune chance de pratiquer notre religion, nous prirent fuite vers votre pays car, nous vous avons choisi à l’exclusion des autres, pour être sous votre protection et nous espérons, sire, qu’auprès de vous, nous ne subirons aucune forme d’injustice ». Le Négus dit alors : « Peux-tu me réciter tant soit peu de ce qu’Allah a révélé ? » « Oui » répondit Jaafar. Le Négus lui dit : « Alors, récite-le-moi » Jaafar commença par « Kâf, Ha, Ya, Ain, Sâd » ; le début de la sourate Mariam (marie). Lorsqu’il entendu la sourate, le Négus pleura jusqu’à fondre en larmes. Le Négus dit ensuite aux évêques : « il ne fait pas de doute que ceci et ce que Moussa avait apporté sortent de la même source ». Se retournant vers les deux émissaires, il dit « Allez vous-en ! Je ne vous les livrerai pas. Ils sont sous ma protection ». Amr ibn Al-As et son compagnon sortirent, mais le premier dit au second : « Je jure par Allah que demain je reviendrai avec de quoi les faire expulser ». Abdoullah ibn Rabîa s’adressa à lui en ces termes : « Ne le fais pas. Ce sont des parents, même s’ils nous ont contrariés ». Cependant Amr ibn Al-As persista dans sa démarche et, le lendemain dit au Négus : « Ils disent des choses étranges de ‘Isa le fils de Marie ». Celui-ci envoya chez les musulmans leur demander ce qu’ils pouvaient bien dire au sujet du Messie. Les musulmans paniquèrent mais s’entendirent entre eux pour ne dire que la vérité. Dès leur arrivée à la cour, le Négus les interrogea et alors Jaafar répondit : « Nous disons de lui ce que nous a apporté notre prophète "que la prière et la paix d'Allah soient sur lui" à savoir qu’il est le serviteur, le messager, l’esprit et la parole insufflé à la vierge Marie ». Le Négus ramassa un bâton à terre et dit : « Ce que tu viens de dire ne dépassa pas la vérité sur Issa ibn Mariam (Jésus) que de la longueur de ce bâton ». « Si » ajouta-t-il, voyant que ses patriarches faisaient la moue. Il dit aux musulmans : « Allez ! Vous êtes en sécurité sur ma terre quiconque vous insulte paiera une amende, quiconque vous insulte paiera une amende, quiconque vous insulte paiera une amende. Je n’aimerais pas avoir une montagne d’or si je devais l’obtenir en portant une préjudice à l’un d’entre vous ». Il dit ensuite à son entourage : « Rendez-leur leurs cadeaux. Je n’en ai pas besoin. Je jure qu’Allah n’avait pas reçu de moi des pots de vin en me rendant mon royaume. Pourquoi donc y prendrais-je des pots de vin ? J’obéirai à la volonté des gens aussi longtemps que ceux-ci obéiront à ma volonté. » Oumm Salamah qui racontait cette histoire dit : « Les deux émissaires sortirent renfrognés avec tout ce qu’ils avaient apporté. Nous, nous fûmes bien logés et traités ». Rapporté par ibn Ishâq. Extrait du livre "LE NECTAR CACHETE" du professeur Safi Ar-Rahman al-Moubarakfouri, professeur de l'université salafite de l'Inde.
__________________ Je prie les choses et les choses m'ont pris Elles me posent, elles me donnent un prix Je prie les choses, elles comblent ma vie C'est plus "je pense" mais "j'ai' donc je suis" |
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| J avoue que c est une partie du livre que j aime enormement, surtout la fin de l extrait (en gras). Romano.
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Salam cher Romano La premiere fois que j ai connu cette histoire c e´tait en regardant le film "le messager" C est vrai que c est un extrait émouvant! Cela aussi prouve, je pense, que musulmans peuvent avoir de bons rapports avec les chretiens surtout quand il vivent en Europe et ne pas les traiter de kouffars a toutes les occasions |
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Salam a toi cher ikkar, Avoir de bons rapports est un devoir du musulman, mais il ne doit pas favoriser les non musulmans aux depends de son islam. Amicalement, Romano.
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Non bien sur ! je n ai pas dit cela non plus mon ami ! Ton post m a fait penser a de nombreuses betises que je lis a bladi: des personnes qui vivent en EUrope, leur education scolaire est financé par ce pays hote, ainsi que la santé..... et pourtant ils n arrivent pas a etablir des relations de bon voisinage avec leur hotes traitant tt le monde de Kouffars et ainsi ils risquent de detruire toutes les tentatives de dialogue interreligieux que d autres musulmans veulent etablir avec leurs hotes |
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Je vois, oui. Le dialogue est important, certes. C est une part de la "predication".
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Exactement mon ami des fois le comportement d un musulman touche bien plus que ses paroles! Alors quel credit on a quand on insulte, on injure tout en voulant passer le message de paix de l Islam? En tt cas merci pour ce post mon ami c est bien ce genre de sujet que j aimerais croiser plus souvent qui parle de l esprit de l esprit de l Islam |
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Je t en prie. Baraka allahu fik, et la louange est a allah . Romano .
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| mch Allah il est trop bien ce livre ![]() barraka Allahoufik |
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Wa fik el baraka Ma soeur
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