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Ces émigrés qui se réinstallent au pays Par : Meziane Rabhi 5 000 à 6 000 nationaux résidant à l’étranger rentrent en Algérie chaque année. Cette tendance au retour s’accompagne d’une forte hausse de transferts des devises effectués par les expatriés. Contrairement à l’idée très usitée, les transferts de fonds des émigrés algériens vers leur pays enregistrent une croissance exceptionnelle après une baisse significative observée durant les années 1990. Ils auraient atteint 1,5 milliard de dollars en 2004, selon les chiffres avancés par Musette Mohamed-Saïb, maître de recher-che au Centre national de recher-ches en économie appliquée au développement (Cread), s’appuyant sur des données bancaires, lors d’un atelier organisé hier sur le thème “Algérie-Europe : l’après-Barcelone II”, par le Réseau intermaghrébin économie et société. L’intervention du chercheur du Cread semble démystifier certains postulats qu’on adopte souvent à l’égard de la migration algérienne. Le migrant algérien n’est plus seulement dans la situation de salarié, il est devenu employeur, de plus en plus qualifié, naturalisé pour la plupart dans les pays d’accueil, et souvent en famille. Selon les données de l’OCDE de 2003, la population d’origine algérienne dans les pays européens s’élève à 1,3 million, dont 35,6% déclarent avoir la nationalité algérienne. 64,4% affirment avoir opté pour la nationalité du pays d’accueil. L’Algérie, explique M. Musette Mohamed-Saïb, “reste un pays d’émigration ; elle connaît actuellement une quatrième vague de départ. Ses émigrants à l’étranger sont à la troisième génération, autant dire que c’est une émigration très ancienne et fortement intégrée dans les pays d’accueil”. Pour autant, une baisse relative est observée entre les années 1970 et les années 2000. Les statistiques de l’INSEE relèvent que la population migrante algérienne est en baisse par rapport aux populations étrangères sur le sol français. Elle était estimée à 21,7% en 1982, elle est descendue à 17,1% en 1990 pour atteindre 14,6% en 1999. M. Musette est convaincu que la tendance à la baisse se poursuivra, en dépit de la quatrième génération de départ. Il observe même une propension au retour en Algérie. “Une plus grande arrivée de travailleurs étrangers n’est pas à écarter”, soutient-il. La dynamique actuelle de l’économie algérienne, conjuguée avec la baisse démographique et la réduction progressive du taux de chômage, sont, explique le chercheur du Cread, autant d’éléments endogènes en Algérie pour la réduction du flux migratoire à moyen et long terme. Il faut ajouter aussi les facteurs répulsifs endogènes à l’Europe qui font que cette destination est moins prisée par les Algériens, ceux de la quatrième génération étant attirés par les politiques actives des États-Unis, du Canada et des pays du Golfe. Ce qui est paradoxal dans les chiffres avancés par M. Musette, c’est qu’en dépit des problèmes qu’a connus notre pays durant les années 1990, il y aurait environ 2.000 Algériens, en moyenne annuelle, qui reviendraient s’installer au pays. Alors qu’ils étaient nombreux à solliciter des demandes d’asile politique. Le chercheur du Cread n’a pas évoqué le profil des personnes qui sont revenues en Algérie. En 2004, la tendance au retour est plus prononcée. Entre 5 000 et 6 000 émigrés algériens retournent au pays chaque année, depuis 2000. “Entre 1987 et 1998, quelque 2 000 émigrés algériens revenaient définitivement chaque année en Algérie et la tendance s'est accélérée depuis l'année 2000, se situant actuellement entre 5 000 et 6 000”, a encore déclaré M. Saïb. Pour M. Musette Mohamed-Saïd, il existe une véritable “crise de gestion” de la donne migratoire entre l’Algérie et l’Europe. Il évoque les difficultés, dans les années 90, pour un chercheur d’obtenir un visa, alors qu’en parallèle, des facilités sont accordées à ceux qui se disent persécutés, notamment les islamistes. “La directive européenne sur le risque algérien dans l’espace Schengen est encore en vigueur malgré la stabilité politique retrouvée”, regrette-t-il. Aujourd’hui encore, face à l’émigration subsaharienne, l’Europe demande aux pays de la rive sud de jouer au gendarme. Meziane Rabhi |
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et dc t'aime pas les algériens ou koi???
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ba jdemande parce ke ya pas mal de marocain raciste qui sbalade sur se forum et jaime pas sa |
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Voila un pays qui emprunte le chemin du développement... Qu'en est il du Maroc |
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Vive le Maghreb uni, démocratique, intégré et sans frontière!!!! |
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Je suis algérienne, je vis en France actuellement mais je pense sérieusement à rentrer en Algérie. Ce pourrait être assez intéressant de retourner chez moi. Et puis, je ne suis pas sûr que la France m'ait apporté tant que ça (bien sûr il m'a apporté, bien sûr je ne suis pas malheureuse, bien sûr il y a des endroits pire que la France, bien sûr... mais qui dit que je n'aurais pas été autant heureuse ailleurs ? on ne sait pas). Pour savoir si je ne vivrais pas aussi bien ou mieux en Algérie, il fraudrait faire le test, non ? Et puis quand je vois ce que je dois supporter chaque jour (dans la rue, le métro, à la fac, au travail, dans les médias, etc.) en terme de préjugés, de racisme et de discriminations, je me demande vraiment si j'ai envie d'infliger ça à mes enfants ? Ce qui est certain c'est que je ne pourrais pas partir en Algérie sans un projet précis. C'est logique, je ne peux pas quitter tout ce qui fait ma vie du jour au lendemain (sauf si on a l'âme aventurière ou si certaines contraintes nous y forcent). Et il y a un critère assez important à prendre en compte. En m'installant là-bas, je retourne chez moi, mais pour beaucoup (et beaucoup que je connais, et beaucoup de ma famille) je n'ai aucun droit sur l'Algérie; actuellement pour ces personnes là, les algériens qui vivent en France représentent même des sous-citoyens algériens et/ou des portefeuilles sur pattes (heureusement tout le monde ne voit pas les choses comme ça). Par exemple, en tant que fille, combien de fois un garçon en Algérie se permet de m'aborder trop cavalièrement en pensant que parce que je vis de France je suis forcément une fille facile ? Ou combien pensent que je peux me permettre de dépenser sans compter alors que toute l'année je galère pour économiser l'argent de mon billet ? Bref tout ça pour dire que le retour est une possibilité à envisager sérieusement mais en prenant en compte tous les facteurs. |
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