un imam de Clichy-sous-Bois interpellé Dhaou Meskine a été interpellé lundi avec seize de ses proches pour être entendu dans le cadre d'une enquête préliminaire sur le financement du terrorisme islamiste.
C'est une personnalité influente de la communauté musulmane. Dhaou Meskine, secrétaire général du Conseil des Imams de France et imam de Clichy-sous-Bois, a été interpellé lundi avec seize de ses proches dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte il y a un an par le Parquet de Paris pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et "financement du terrorisme". La justice soupçonne l'existence d'un système de blanchiment d'argent qui aurait pu servir la cause islamiste. Ces interpellations ont été opérées par des policiers de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), selon le Parisien qui a rapporté mardi l'affaire.
Sur ces dix-sept personnes, seize sont toujours en garde à vue dans les locaux de la 2ème division de la police judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine). Parmi eux, figure un fils de l'imam, Malek Meskine, 24 ans, qui dirige la SCI Brise normande, l'une des structures visées par l'enquête judiciaire.
Proche des pouvoirs publics D'origine tunisienne, Dhaou Meskine est le fondateur du premier collège privé musulman de France, "l'école de la Réussite" implantée depuis 2001 à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Ce collège est en attente d'un agrément des pouvoirs publics. Ses dirigeants ont assuré mardi que "tout l'argent qui entre est tracé" et que l'école n'a "jamais" été financée par des organisations étrangères.
Iman traditionaliste, un moment proche de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), Dhaou Meskine avait pris ses distances avec ce mouvement qu'il jugeait trop proche des Frères musulmans. Selon Le Parisien, il est considéré par les services de renseignements comme un religieux "rigoriste", mais qui n'affiche pas ouvertement de convictions radicales.
Initiateur du dialogue inter-religieux, entre chrétiens, juifs et musulmans, en Seine-Saint-Denis, il a défendu les valeurs de la République dans l'affaire du foulard et a été consulté à plusieurs reprises par Nicolas Sarkozy sur les dossiers concernant la communauté musulmane de France, selon des proches. |