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| Reuters La question de la récidive criminelle est à nouveau posée par le procès à Charleville-Mézières (Ardennes) de Jean-Luc Blanche, 48 ans, interpellé en 2003 et soupçonné d'avoir commis quatre viols alors qu'il était sous contrôle judiciaire. L'audience s'est ouverte vendredi matin pour une semaine. L'accusé, surnommé par la presse "le routard du viol", est jugé avec son frère Bruno, 47 ans, également poursuivi pour un viol qui aurait été commis en état de récidive légale. En 2003, l'affaire avait conduit le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy et le garde des Sceaux de l'époque, Dominique Perben, à décider plusieurs mesures, notamment la création d'un Fichier national judiciaire des auteurs d'infractions sexuelles (Fijais), finalement mis en service en juillet 2005. Une loi adoptée fin 2005 a durci les conditions d'accès à la libération conditionnelle des condamnés et instauré un nouveau plancher de peine incompressible à 18 ans, au lieu de 15, en cas de condamnation à perpétuité. Condamné en septembre 1992 à vingt ans de réclusion criminelle pour une première affaire de viols, Jean-Luc Blanche avait bénéficié d'une libération conditionnelle dix ans plus tard, malgré des expertises psychologiques le présentant comme un "pervers narcissique" et concluant qu'il risquait de récidiver. Soupçonné d'un viol en juillet 2003, il avait été laissé en liberté sous contrôle judiciaire pendant l'enquête, avant d'être finalement incarcéré en septembre 2003, au motif qu'il ne respectait pas les obligations imposées par la justice. La procédure avait alors conduit à le soupçonner de trois autres viols, commis après des enlèvements et des séquestrations, et d'avoir agressé la mère d'une de ses victimes présumées, dans le but de l'intimider. Le débat sur la récidive, alimenté par plusieurs autres affaires, n'est pas clos et pourrait être relancé par la prochaine campagne présidentielle. Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy défend la proposition d'un traitement médical obligatoire pour les délinquants sexuels récidivistes après leur sortie de prison. Il a aussi soutenu que le suivi socio-judiciaire des multirécidivistes, rendu obligatoire par une loi de 1998 mais qui ne concerne que les personnes condamnées avant cette date, devrait être généralisé. Les syndicats de magistrats sont sceptiques et soulignent que les effectifs et les moyens financiers des services socio-judiciaires sont insuffisants pour traiter tous les condamnés |
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