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#1
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| voici une expression et sa signification, si ça vous amuse vous pouvez completer : « Par coeur » De mémoire (à propos de choses à rapporter / rapportées fidèlement) Depuis quand le coeur est-il le siège de la mémoire ? Eh bien il faut aller voir chez les Grecs, à l'Antiquité. Chez ces gens-là, cet organe était le siège à la fois du courage (le mot à la même racine), de la sensibilité, de l'affectivité ou même de l'intelligence. Plus tard, malgré une meilleure connaissance du rôle réel du coeur, il est resté associé aux sensations, aux émotions, aux passions... Au Moyen Âge, il était utilisé dans l'expression "souper par coeur", ce qui signifiait "manger par la pensée / par l'imagination" ou, autrement dit maintenant, "se serrer la ceinture", c'est-à-dire ne pas avoir de quoi manger. C'est au début du XVIIe siècle, chez Cholières, que l'expression "savoir par coeur" semble apparaître pour la première fois. On la trouve ensuite chez Rabelais. Cette utilisation de 'coeur' comme siège de la pensée ou de la mémoire s'est maintenant complètement perdue, ce qui rend l'origine de l'expression assez incompréhensible. Certains évoquent quand même le fait que quand on aime quelqu'un (*), on ne peut pas l'oublier. C'est ainsi que le lien de l'organe à la mémoire serait fait. (*) Parce qu'il est bien connu que le coeur est le siège de l'amour, non ? Il suffit de demander à ce pauvre Cupidon qui s'évertue à y planter ses flèches ! source : expressio.fr |
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#2
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#3
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| Importuner, exaspérer. Si on en croit l'histoire de "Jack et le haricot magique" (), il suffit de disposer d'un haricot géant pour pouvoir courir dessus. Mais comme un tel légume () ne court pas les bocaux de conserve, il est peu probable que l'explication vienne de là, d'autant plus que je ne vois pas bien le lien entre ce haricot-là et l'exaspération. En fait, notre locution est un mélange bizarre de choses de diverses origines, mélange datant de la fin du XIXe siècle. D'un côté, nous avons le verbe 'courir' (quelqu'un) qui, dans cet emploi populaire et transitif, signifie déjà tout seul 'importuner' dès le XVIe siècle. D'un autre, nous avons le verbe 'haricoter' (*) qui, au début du XIXe, signifie soit "être mesquin en affaires", soit "marchander sur des riens" (ce qui exaspère, forcément), ou bien encore "importuner". Enfin, on trouve le 'haricot' argotique qui signifie 'orteil'. Et il est normal que quelqu'un qui se fait courir sur l'orteil se considère comme quelque peu importuné et sente l'éxaspération monter en lui, non ? (*) Ne pas confondre avec 'harrypotter' ! |
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#4
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| Monter sur ses grands chevaux Prendre un parti vigoureux, menacer, se mettre en colère ; montrer de la hauteur, de la sévérité dans ses paroles. « Ma colère à présent est en état d'agir ; Dessus ses grands chevaux est monté mon courage. » (Molière.) Dans les beaux temps de la chevalerie, on distinguait deux espèces de chevaux : le palefroi et le destrier. Le palefroi (des trois mots par le frein, car il était toujours, dans les cérémonies, conduit par des écuyers) était le cheval de service, ordinaire et le cheval de parade. Léger, gracieux et d'une allure aisée, il figurait richement caparaçonné dans les solennités publiques. C'est sur le palefroi que les rois et les seigneurs faisaient leur entrée triomphale dans les villes ; c'est aussi le palefroi que montaient les châtelaines. Le destrier (que les écuyers conduisaient à leur droite ou dextre, ad dexteram) était le cheval de main ou de bataille ; il était grand et fort. Spécialement propre aux hommes d'armes, on l'appelait aussi cheval de lance. De ses guerriers à l'éclatante armure Le roi des preux s'avance environné. Éblouissant de pourpre et de dorure, Un destrier, à la haute encolure, Parmi la foule en pompe est amené : C'est Fulgurin. Son pied frappe la poudre; Son flanc jamais n'a senti l'aiguillon ; Fier de son maître, il vole, et de la foudre A la vitesse et le choc et le nom. (Millevoie, Charlemagne à Pavie.) Ainsi les grands chevaux étaient les chevaux de guerre, ceux qu'on montait, quand l'ennemi paraissait, pour défendre ses droits ou venger une injure. Quand les chevaliers quittaient le palefroi pour le destrier, ils montaient sur leurs grands chevaux. C'est de là, aussi, que nous est venu l'expression cheval de bataille, pour désigner la chose sur laquelle on s'appuie le plus fortement. |
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