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| Cyclisme: Jan Ullrich emporté par l'affaire "Puerto" Reuters Impliqués dans le scandale espagnol de dopage, les coureurs Jan Ullrich et Oscar Sevilla et le directeur sportif Rudi Pevenage ont été suspendus par l'équipe T-Mobile, vendredi, à la veille du prologue du Tour de France. Stefan Wagner, porte-parole de l'équipe cycliste, a précisé que cette décision découlait du rapport de la justice et de la police espagnoles sur l'affaire qui ravage le cyclisme depuis plusieurs semaines. Les organisateurs du Tour de France ont fait savoir qu'un dossier de 37 pages contenant les noms des coureurs impliqués leur avait été transmis ainsi qu'à la Fédération internationale UCI par le ministère espagnol des Sports. "Nous avons reçu une notification des organisateurs du Tour", a ajouté le responsable de la communication de T-Mobile. "Nous avons pris les mesures qui s'imposaient. Nous suspendons, immédiatement, Jan Ullrich, Oscar Sevilla et le directeur sportif Rudy Pevenage dont l'implication dans cette affaire est certaine." "Je trouve ça normal, dans ce contexte, avec les preuves qui existent. Mais je ne peux pas m'empêcher de constater que c'est un geste courageux et un bon exemple pour les autres directeurs sportifs. Aujourd'hui, on ne peut faire que ça: être courageux", a dit le directeur de course Jean-Marie Leblanc dans une interview dans Le Monde daté de samedi. Ullrich et Sevilla ne prendront donc pas le départ du Tour. T-Mobile a annoncé qu'ils seraient remplacés au sein de l'équipe allemande par l'Italien Laurenzo Bernucci et Stephan Schrek. Toutefois une source proche de l'Association des groupes sportifs (AIGCP) a déclaré à Reuters que les coureurs exclus du Tour ne seraient pas remplacés. L'AFFAIRE "PUERTO" Ullrich, vainqueur du Tour en 1997 et cinq fois deuxième derrière Lance Armstrong depuis, avait proclamé il y a encore quelques jours n'avoir aucun lien avec le scandale espagnol. La décision de T-Mobile confirme les soupçons qui régnaient à Strasbourg, où les coureurs se rassemblent depuis mercredi. Selon les médias espagnols, 58 coureurs, dont l'Italien Ivan Basso, deuxième du Tour 2005 derrière Lance Armstrong et autre grand favori à la succession du Texan, seraient impliqués. Une vingtaine de ces coureurs seraient engagés dans le Tour de France. Parmi eux figureraient, outre Basso, vainqueur, cette année, du Giro d'Italie, son équipier de la CSC Giovanni Lombardi, l'Espagnol Francisco Mancebo (AG2r Prévoyance) et trois coureurs de l'équipe Astana-Würth (ex-Liberty Seguros): Isidro Nozal, Allan Davis et Joseba Beloki. Cette équipe est au coeur de l'affaire "Puerto" - nom de code l'opération anti-dopage menée par la police et la justice espagnoles. Elle avait été déclaré indésirable par les organisateurs du Tour de France mais le Tribunal arbitral du sport l'a réintégrée jeudi faute de preuves. L'affaire Puerto a commencé le 23 mai par l'arrestation du docteur Eufemiano Fuentes, médecin de plusieurs équipes espagnoles, et de Manolo Saiz, directeur sportif de Liberty Seguros. L'assureur américain Liberty, sponsor de l'équipe, a démissionné. Les organisateurs du Tour de France ont retiré leur invitation à une autre équipe espagnole, Communitat Valenciana (ex-Kelme). Toutes les conséquences de l'affaire sont loin d'être connues. Les organisateurs du Tour et les directeurs des équipes engagées se sont réunis vendredi matin à Strasbourg. |
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| Cyclisme Un sale Tour ? Eric Lecluyse Les visages étaient crispés, hier, à Strasbourg, lors de la présentation des coureurs de la Grande Boucle au public: une radio espagnole venait de rendre publique une liste d'une cinquantaine de coureurs probablement impliqués dans une affaire de dopage sanguin. Parmi les noms, deux favoris, l'Allemand Jan Ullrich et l'Italien Ivan Basso Les 189 coureurs engagés dans le Tour de France cycliste ont été présentés au public jeudi soir à Strasbourg, à deux jours du prologue dans les rues du quartier parlementaire, au cours d'une cérémonie un peu plombée par les dernières révélations concernant les affaires de dopage en Espagne. Malgré l'accueil chaleureux réservé de milliers de personnes, la plupart des coureurs portaient le masque. Quelques heures auparavant, la radio espagnole Cadena Ser faisait état d'une liste de plus de 50 coureurs impliqués dans une affaire de dopage sanguin. Parmi les noms de cette liste, susceptibles de se voir interdire le départ du Tour, figureraient notamment l'Allemand Jan Ullrich (T-Mobile) et l'Italien Ivan Basso (CSC), deux des principaux favoris de la Grande Boucle. "Une grave crise pour le cyclisme" Les deux hommes, très applaudis, ne se sont pas exprimés en marge de cette cérémonie de présentation. "Tout est à prendre au conditionnel pour le moment, il faut attendre la confirmation, indiquait quant à lui Christophe Moreau (AG2R), dont le coéquipier espagnol Francisco Mancebo figurerait également au nombre des coureurs visés. Mais c'est une situation lourde et difficile pour le cyclisme." "On va déjà voir si les coureurs cités seront au départ samedi, estimait de son côté David Moncoutié (Cofidis). Je ne sais pas quelles preuves ils ont, mais c'est sûr que si tous les coureurs cités ne sont pas autorisés à prendre le départ, on serait face à une grave crise pour le cyclisme." Le Kazakh Alexandre Vinokourov, dont la formation Astana avait été autorisée plus tôt dans l'après-midi par le Tribunal arbitral du sport (TAS) à s'aligner au départ du Tour, bien qu'elle soit elle aussi citée dans l'affaire de dopage, était bien seul à pouvoir clamer sa satisfaction. "La décision du TAS est une bonne nouvelle pour nous, se félicitait-il. Même si ce n'est pas facile de se préparer dans ces conditions, je suis heureux d'être au départ et ma motivation est double désormais." Transfusions sanguines, EPO, hormones de croissance, anabolisants... Selon un rapport judiciaire cité pour la première fois dimanche 25 juin par le quotidien El Pais, au moins 58 cyclistes ont eu recours au "réseau criminel" de fourniture de produits dopants démantelé le 23 mai en Espagne. Ce réseau "ne se consacrait pas seulement à la gestion d'autotransfusions sanguines pour sportifs, mais selon les documents du dossier d'instruction (...) organisait et planifiait également la prise, la fourniture et la vente de substances interdites telles que l'EPO, des hormones de croissance et des anabolisants". "Au moins 58 coureurs cyclistes auraient eu recours à des substances de ce type, dont 15 de l'équipe Liberty, de Manolo Saiz", devenue Astana-Würth après le retrait de son parraineur, précisait le premier quotidien espagnol.. Le directeur de Liberty, Manolo Saiz, interpellé lors de l'opération Puerto, s'est retiré provisoirement de ses fonctions. Selon El Pais, le réseau de dopage et son chef présumé, le docteur Eufemiano Fuentes, ancien médecin de plusieurs équipes espagnoles (Kelme, Once), "avait des connections avec des coureurs ayant disputé le Giro en 2004" et percevait jusqu'à 40 000 euros annuels par "traitement". Les enquêteurs ont saisi des registres sur lesquelles apparaissent des initiales ou des noms codés de "dizaines de cyclistes" - "Guri, Jorge, Zapatero, Etxebarria" - et dans des cases leur correspondant des quantités d'argent avec les mentions "payé" ou "à payer", précise le journal. Ce sont, semble-t-il, les noms des coureurs correspondant qui ont été révélés hier. lexpresse.fr |
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| "Pot belge" Tous dopés, selon Roux Eric Lecluyse, avec Reuters Devant le tribunal, à Bordeaux, l'ancien pro Laurent Roux a dénoncé le dopage institutionnalisé dans le sport cycliste et avoué avoir pris des produits interdits pendant toute sa carrière. "Tout le monde sait, y compris des journalistes qui vivent au quotidien avec nous", a-t-il avancé 'ancien cycliste professionnel Laurent Roux, l'un des principaux accusés du procès du trafic de "pot belge" qui s'est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, a dénoncé le dopage institutionnalisé dans le sport cycliste. Successivement dans les équipes Castorama, TVM, Cofidis, Mobilvetta et Jean Delatour de 1994 à 2003, il a jeté un froid dans la salle d'audience en reconnaissant s'être dopé durant toute sa carrière. Me Paul Mauriac, avocat de la Fédération française de cyclisme (FFC), partie civile au procès, a détaillé son palmarès et demandé : "dopé ou pas ?". Laurent Roux a répondu après quelques secondes de silence : "oui !". La cortisone imposée Le coureur natif du Lot a reconnu avoir utilisé de l'EPO, des hormones de croissance, de la cortisone et de la testostérone. "Quand on est sportif, on est là pour gagner", s'est-il justifié. Mais "les produits ne tombent pas du ciel. On vous donne des conseils, on vous fournit des produits et ce sont les médecins qui font ça", a-t-il raconté, ajoutant que, dans certaines équipes, "des médecins coûtent plus cher que les coureurs". Laurent Roux a indiqué qu'au départ il s'agit de produits autorisés: "On vous branche une perfusion de glucose, puis on se la fait soi-même, puis on passe aux sels minéraux et à l'intraveineuse"... "En 1995 quand j'ai commencé à avoir des résultats, le médecin de Castorama m'a proposé de prendre de la cortisone", s'est souvenu l'ancien pro. Il a également admis les petits arrangements consistant à se porter malade pour pouvoir prendre des médicaments habituellement interdits. "90% du Tour de France est asthmatique, 90 % est allergique au pollen", a lancé l'ancien pro. Toxicomanie Roux est poursuivi pour importation, détention, transport et cession de produits stupéfiants et offre à un sportif de produit dopant. Il a expliqué qu'il avait été mis à l'écart par le milieu pour avoir trop longtemps refusé, au début, de se soumettre aux "habitudes". Comme lors d'un mariage en présence de toute l'équipe Castorama, où il avait décliné la prise de drogues. Il aurait ensuite payé la note en étant contrôlé deux fois positif dans des conditions qu'il conteste, la deuxième ayant entraîné une suspension de quatre ans et sa fin de carrière. Il a expliqué qu'il avait ensuite fait appel au soigneur belge Freddy Sergant - l'un des 23 prévenus avec notamment l'ancien directeur sportif adjoint de l'équipe AG2R Laurent Biondi et l'ancien champion du monde de VTT Christophe Dupouey - pour qu'il le fournisse en "pot belge", produit dopant à base d'amphétamines, pour combattre sa déprime, tombant alors dans une véritable toxicomanie. "J'ai peur" Il a reconnu avoir organisé un trafic dans le sud de la France d'environ 2000 doses entre 2002 et 2005 pour financer ses propres prises, entraînant son frère Fabien, ancien cycliste amateur, dans la même spirale, jusqu'au coup de filet de janvier 2005. Laurent Roux a confirmé l'existence de soirées "un peu jet set" organisées chez de grands champions cyclistes et dans lesquelles il est important de se trouver. Son frère Fabien a reconnu avoir fait connaissance avec le "pot belge" au cours de l'une d'elle chez un ancien grand champion français de la région où coureurs, mécaniciens, médecins, soigneurs en consommaient. "Le vélo ça a été toute ma vie, ça l'est encore aujourd'hui, malheureusement mais je n'en fais plus partie, a-t-il dit à la presse après l'audience. Il y en a marre qu'on dise toujours que c'est les coureurs qui sont des imbéciles, que personne ne sait rien. Tout le monde sait, y compris des journalistes qui vivent au quotidien avec nous. Il faut changer cette langue de bois. Je me retrouve devant un tribunal pour dire ça où je vais me faire massacrer car je risque de payer toute ma vie pour ces faits là. Mais tant pis, je vais vider mon sac." "Bien sûr que j'ai peur parce qu'il y a des gens puissants. Oui j'ai peur du milieu. Il y a déjà eu des choses qui font peur", a-t-il ajouté. |
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| Ptete la chance a Vinokourov alors... |
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