La Ville de Lille encourage l'implantation de ruches La Ville de Lille a signé mardi une convention avec l'Union nationale d'apiculture française (UNAF) pour favoriser l'implantation de ruches en milieu urbain afin d'y favoriser la biodiversité.
"L'appauvrissement de la biodiversité est une menace encore plus importante pour l'humanité que le réchauffement climatique. Par la pollinisation, la présence des abeilles permet de favoriser cette diversité", a déclaré l'adjoint au maire pour les Espaces verts Eric Quiquet (Verts) le jour de l'installation de trois ruches sur le toit de l'Opéra de Lille et de trois autres dans le Jardin des plantes.
Le président de l'UNAF Henri Clément a précisé que les villes de Montpellier, Nantes et Perpignan avaient déjà signé des conventions similaires depuis le début de l'année.
Des particuliers et des associations gèrent déjà des ruches en milieu urbain - comme sur les toits de l'Opéra de Paris - mais ces conventions devraient permettre de les généraliser.
Selon M. Clément, les abeilles se révèlent très productives en milieu urbain: "les ruches à Nantes ont une productivité trois fois supérieure à celles des campagnes environnantes" du fait des excès d'utilisation des produits phytosanitaires en milieu rural et aussi des moyens physiologiques des abeilles de filtrer la pollution urbaine. Elles y ont également accès à des fleurs qui sont toujours arrosées.
Les abeilles implantées au Jardin des plantes à Lille ont immédiatement initié des vols d'orientation avant de commencer à enduire l'intérieur de leur ruche de propolis, une résine désinfectante prélevée sur les arbres. Elles devraient ensuite butiner dans un rayon de 3 km autour de leur ruche.
Si les abeilles peuvent vivre six mois au ralenti en hiver, en été elles ont une vie plus courte mais plus intense de 40 jours, où elles sont successivement nettoyeuses, nourrices, bâtisseuses, gardiennes puis butineuses.
©AFP |